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Revenu au Danemark, Kristian von Hornsleth vend très cher les portraits agrandis des villageois tenant leur nouvelle carte d'identité au nom d'Hornsleth. "Toute mon enfance, j'ai entendu dire que si je ne finissais pas mon assiette, les enfants d'Afrique allaient mourir de faim. Je n'ai jamais compris ça", raconte-t-il pour justifier sa démarche artistico-humanitaire. Son projet de captation d'identité a essuyé des refus dans de nombreux pays : "Les gens étaient offensés." Plutôt que de rester un "amuseur de riches", lui trouvait intéressant de combiner art et aide, même de façon absurde. "C'est une sculpture sociale", dit-il, expliquant avoir un contrat d'un an avec les villageois. "Ils ne m'ont pas pris au sérieux jusqu'au jour où ils ont vu arriver les animaux."
Aujourd'hui, les animaux ont fait des petits, l'affaire marche et Kristian von Hornsleth estime que cela doit faire taire toutes les critiques. "Certains se limitent au côté immoral de mon projet, mais beaucoup s'en amusent, car ils comprennent que tout repose sur une hypocrisie." Les villageois lui ont rendu la monnaie de la pièce en le rebaptisant Birungi Muzungu, "l'homme blanc". Mais il n'a pas eu droit au cochon.
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