La déclaration liminaire de M. John Negroponte en Côte d’Ivoire
On trouvera ci-après la transcription de la déclaration liminaire que le secrétaire d’État adjoint, M. John Negroponte, a faite à la presse le 11 novembre 2007, avant son départ de l’aéroport d’Abidjan (Côte d’Ivoire) et que le département d’État a diffusée ce jour-là.
(Début de la transcription)
Je suis heureux de me trouver en Côte d’Ivoire où je viens d’avoir de très bons entretiens.
Aujourd’hui, je me suis entretenu avec le président Laurent Gbagbo et le premier ministre Guillaume Soro, ainsi qu’avec l’ancien premier ministre Alassane Ouattara et le secrétaire général du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), le professeur Alphonse Djédjé Mady. J’ai également rencontré des responsables de l’Organisation des Nations unies et des représentants de la société civile, dont nombre d’entre eux jouent un rôle en matière de promotion de la démocratie.
J’ai affirmé à chacun d’eux le désir des États-Unis de voir la Côte d’Ivoire retrouver la paix et la prospérité. Nous croyons que l’accord politique d’Ouagadougou offre une bonne voie vers le redressement et, pour cette raison, nous souhaitons sa mise en œuvre le plus rapidement possible. J’ai été informé des mesures que le gouvernement avait déjà prises dans ce sens, et je tiens à dire que certains progrès ont en effet été réalisés depuis la signature de l’accord en mars dernier.
Les États-Unis sont également conscients du fait que la mise en œuvre de l’accord n’est pas une tâche facile. Au-delà des difficultés techniques et logistiques qu’il faut régler, la mise en œuvre exige du courage et la volonté de surmonter les désaccords qui divisent le pays. Lors des entretiens que j’ai eus aujourd’hui, j’ai exhorté les responsables ivoiriens de toutes tendances à prendre les mesures qui s’imposaient pour mettre l’accord en œuvre et pour œuvrer de concert à l’amélioration des perspectives d’avenir de la Côte d’Ivoire.
Je suis heureux de constater la prise de conscience générale des effets dévastateurs que la crise politique a eus sur le peuple ivoirien et sur le prestige du pays dans cette partie du monde. Toutes les parties désirent ardemment sortir de la crise. Nous espérons que cette conscience de la nécessité d’aller de l’avant se traduira par la mise en œuvre sans délai de l’accord d’Ouagadougou..
Les États-Unis entretiennent des relations chaleureuses avec le gouvernement et le peuple de la Côte d’Ivoire depuis des années, et je souhaite que cela continue. Nos liens commerciaux sont forts et nos échanges dans les domaines de la santé, de l’enseignement et des affaires culturelles sont nombreux.
Nous souhaitons un avenir pacifique et prospère pour la Côte d’Ivoire. Lors de mes entretiens d’aujourd’hui, j’ai beaucoup entendu parler des obstacles qui entravaient l’inscription des électeurs sur les listes électorales, du désarmement, de l’État de droit et des progrès économiques. La tâche à accomplir est difficile, mais pas impossible. Il y aura des choix délicats que seuls les Ivoiriens pourront faire, et j’ai encouragé vos dirigeants à traiter tous ces dossiers de la manière la plus ouverte possible de façon que tous les points de vue soient exprimés.
Avec l’accord d’Ouagadougou comme cadre de travail, il est maintenant temps de faire de réels progrès au niveau des questions essentielles que sont l’identification, la préparation des élections, le désarmement et la réintégration de l’armée. Mes meilleurs vœux accompagnent le peuple ivoirien et son gouvernement alors qu’ils s’attaquent à ces questions. Je tiens également à remercier nos hôtes de leur accueil chaleureux. Je vais rentrer aux États-Unis armé d’une meilleure compréhension de ce pays, de son peuple et des difficultés qu’il doit surmonter.
(Fin de la transcription)
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