| Benin : Les syndicats béninois ont paralysé mercredi plusieurs secteurs de l’administration | |||
| - [ 2/6/2008 ] | |||
Plusieurs secteurs stratégiques de l’administration publique béninoise sont à nouveau paralysés depuis ce mercredi suite à la radicalisation des mouvements de grève déclenchés depuis plus de trois semaines par plusieurs organisations syndicales afin d’exiger du gouvernement une amélioration de leurs conditions de vie et de travail, a constaté APA à Cotonou. Dans les secteurs de l’administration publique sillonnés ce mercredi matin par APA, notamment le Centre national hospitalier et universitaire du Bénin, l’hôpital de la Mère et de l’Enfant (HOMEL) de Cotonou, les malades sont abandonnés à eux mêmes alors que dans certains établissements scolaires et universitaires publiques, les classes et les amphithéâtres fermées. Interrogé par APA, le secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales et indépendantes du Bénin (COSI), Georges Kakaï Glèlè, dont sont affiliés les syndicats du secteur de la santé, a laissé entendre que sa structure a déclenché, mardi 22 janvier dernier, un arrêt collectif de travail de 72 heures renouvelable par tacite reconduction tous les mardi, mercredi, jeudi et ce, jusqu’à satisfaction de leurs revendications, sans service minimum. « Nous exigeons du gouvernement, la correction des disparités catégorielles qui s’observent encore au niveau de tous les corps des personnels de santé dans notre pays et le rétablissement de la prime de qualification à tous les médecins qui en ont droit », a-t-il confié à APA. Le porte-parole du collectif des praticiens hospitaliers du Bénin, le Dr Isaac Houinsou, a de son côté indiqué que son organisation avait observé un arrêt de 72 heures de travail, du mardi 15 au jeudi 17 janvier dernier, afin d’exiger du gouvernement béninois l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. « Mais face à l’indifférence et au silence des autorités gouvernementales, nous avons décidé, en assemblé générale, le jeudi 17 janvier dernier, de reconduire la grève pour 72 heures », a-t-il déclaré. « Les établissements sanitaires du Bénin en général, les hôpitaux publics en particulier, se trouvent dans un délabrement caractérisé principalement par des problèmes structurels, de matériels, d’équipements, d’infrastructures, financiers et de ressources humaines dont les conséquences conduisent à une situation de non soins et parfois de non-assistance à personne en danger », a-t-il déploré. Dans le système éducatif, le porte-parole du Front d’action des syndicats des trois ordres de l’enseignement du Bénin et des deux syndicats de l’enseignement supérieur, Anselme Coovi Amoussou, a estimé que le gouvernement fait croire à l’opinion publique qu’il est en train de satisfaire les revendications des enseignants, alors que le ver est toujours dans le fruit. Les enseignants du supérieur ont eux aussi séché les cours pour exiger une amélioration de leurs conditions de vie et de travail. (XINHUA) |
Publicité
/image%2F1217104%2F20191118%2Fob_f52d34_benoit-illassa-et-patrice-talon.jpg)