| | L’étau de la pénurie du ciment devrait pouvoir se desserrer dans les jours à venir au regard des dernières mesures prises par le gouvernement pour soulager la peine des populations. A compter de ce jour, 33 000 tonnes supplémentaires de ciment par mois seront importées à partir du Togo, pendant une durée de deux mois. Selon Monsieur Grégoire Akofodji, ministre en charge du commerce, cette importation sera en priorité destinée aux grands travaux de l’Etat. Ce qui permettra aux cimenteries béninoises d’alimenter les dépôts afin de rendre le ciment beaucoup plus disponible pour les particuliers. La consommation des chantiers publics est estimée à 50 000 tonnes. Cette possibilité d’importation fait suite à une négociation entre l’Etat béninois et des cimenteries togolaises, notamment CIMTOGO et FORTIA. La production cumulée des trois cimenteries opérationnelles au Bénin est estimée à environ 110 000 tonnes le mois contre une demande estimée à 190 000. Avec les chantiers lancés par l’Etat, notamment ceux de la CEN-SAD, le disponible de ciment pour les particuliers s’est considérablement réduit, globalement environ 50 000 tonnes. Depuis novembre 2007, le gouvernement a pris une série de mesures pour améliorer la situation de la production et de l’approvisionnement du ciment au Bénin. La première a été de rétrocéder aux cimenteries béninoises leurs crédits d’impôts afin de leur permettre de disposer suffisamment de liquidités pour tourner à plein régime. Des avantages douaniers leur auraient été accordés au niveau de l’importation du clincker qui n’a pas été épargné par la folie des prix sur le marché international. De plus, le gouvernement a encouragé l’importation du ciment à travers des mesures incitatives pouvant permettre aux opérateurs économiques de s’aligner sans risque de pertes sur le prix de 69 000 francs la tonne homologué par l’Exécutif. A moyen terme, il est attendu une augmentation significative de la production, à travers notamment la mise en service de deux nouvelles cimenteries dont la capacité de production cumulée est estimée à 1,6 millions de tonnes par an. L’Etat encourage également les sociétés déjà installées à implanter des nouvelles usines de broyage de clinker pour augmenter leur capacité. | |