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LE BENINOIS LIBERE
  - - 25 mars

La Maire SOGLO n’a pas tout a fait tort (Comme les autres il a été victime de l’ingratitude des princes du Changement)
 

Après l’intervention du PRD, du MADEP, de la RB et du Psd, les réactions ne se sont pas fait attendre, chacun y est allé de son grain de sel et de soutien pour la cause du Prési¬dent Boni Yayi et plus encore après la réplique du président Soglo sur les antennes de la station de Radio Rfi. Aujourd’hui, on assiste à toutes sortes de déclarations en guise de réactions, certaines moins saines que d’autres toujours est il que les pros émergents tiennent à diaboliser la réaction de l’ancien président de la République en particulier. Pour eux, ces différentes sorties tiennent plus du dénigrement que d’une volonté de critique objective. Ce qui en d’autres termes revient à dire que le Président Boni Yayi n’a commis aucune erreur et qu’il n’en commet d’ailleurs pas. Une chose impossible au regard de tout ce que le petit peuple reconnaît comme des erreurs de gestion. Ce n’est du reste pas les exemples qui manquent. Pour commencer, la crise entre lui et sa majorité à l’Assemblée nationale. Une crise inutile entre le Président de la République et le G 13 née de sa seule volonlté de vouloir régenter le groupe des 13 qui lui était pourtant acquis sans aucune contrepartie. On se souvient que cette union avait été scellée par un accord jugé à l ? époque de dupe par les observateurs, puisqu’il ne laissait aucune contrepartie aux nouveaux adhérents. Des mois plus tard, malgré l’accord de législature qui avait abouti à la formation du bureau de l’ Assemblée, les 13 n’avaient toujours rien, bien au contraire certains de leurs membres ont été l’objet de chasse aux sorcières. C’est donc par pure réaction et par instinct qu’ils se sont dressés pour dire non. A cela, il faut ajouter le discours de Boni Yayi et celui de ses collaborateurs qui n’ont jamais manquée traiter tous les autres politiciens de corrompus et de vieille classe décré¬pie. Ce qui est cependant paradoxal quand on jette un regard diagonal sur les principaux animateurs de cette nouvelle classe politique composée d’anciens politiciens corrompus, truands de haut vol, enfin de ce qui a emmené le président du Prd à dire ; qui va changer qui ? Toujours dans le registre des récriminations qui prouvent que ce que le président Soglo a dit n’est pas forcément faux, il y a les démêlés du président Boni Yayi avec la Haac au sujet de l’attribution des fréquences. Ici on a pu constater avec quelle fébrilité le gouvernement a voulu et a réussi à empêcher qu’il puisse avoir d’autres attributions de fréquences radios et télés. La Céna n’a pas manqué de faire les frais de cette envie d’en découdre avec tout le monde et de tout contrôler. N’eut été 1 ’habileté des membres de l’institution, il serait parvenu à imposer sa loi. On en s’arrête pas en si bon chemin avec Boni Yayi d’autant qu’ i ! s’arrange en pure complicité avec son bureau de l’Assemblée pour désigner les membres de son choix qui devront constituer la prochaine Cour constitutionnelle. Des décisions de la Cour constitutionnelle sont allègrement violées depuis plusieurs mois par le gouvernement. La gestion des fonds de l’escorte est faite en vase clos et surtout au gré de la seule volonté du chef de l’Etat, en violation des textes etde l’orthodoxie financière. Toujours dans le chapitre financier, la dernière opposition entre le chef de l’Etat et l’Association PADME illustre bien de cette ambiance de diktat que le chef de l’Etat se plaît à instaurer. Ici malgré les textes bien clairs et la nature même du Padme, le gouvernement Boni Yayi a décidé s’emparer des commandes de cet important outil d’attribution de crédits aux moins nantis : On comprendra pourquoi, quand on saura qu’il s’agit de 55.000 adhérents donc un instrument de campagne sur lequel louche la Marina. Cette analyse loin d’être exhaustive montre néanmoins que les propos jugés inacceptables du président Soglo ne sont pas sans fondement. Et d’ailleurs, il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur notre président mais de lui dire juste qu’il a depuis longtemps franchi le rubicond.

Eric TCHIAKPE

 
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Tag(s) : #Politique Béninoise
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