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LE MATINAL
  - - 21 avril 2008 



Crash aérien manqué vendredi dernier : Le vol AF 814 a failli ne jamais arriver à Cotonou
 

Le Bénin a évité de justesse une nouvelle catastrophe aérienne après celle du 25 Décembre 2003 du vol Uta. A l’époque on avait déploré plusieurs dizaines de morts venus d’origines diverses. Vendredi dernier en provenance de Paris, le vol AF 814 en provenance de Paris a évité ce sort grâce à la dextérité et à la maîtrise du commandant de bord.

Les faits

Roissy Charles de Gaulle, vendredi 18 Avril 2008. Le vol AF 814 est programmé pour 13h20 à destination de Cotonou. Avant même l’heure d’embarquement, une nouvelle programmation est donnée, rendez vous pris pour 16h20. Ceux qui sont en correspondance ou qui sont arrivés plus tôt prennent leur mal en patience et espèrent pouvoir retrouver leurs familles ou leurs affaires aux alentours de 22h voire 23h, ce jour même à Cotonou. Le terminal 2 C connaît son monde de Béninois et de visiteurs en partance pour Cotonou. Au nombre de ceux-ci des figures emblématiques de la politique, de la presse et Ong, on peut citer Albert Tévoédjrè, Romain Vilon Guézo Chancelier de l’ordre national etc. Chacun plus ou moins content de revoir ou de voir Cotonou. Peu après on annonce un nouveau report, le vol AF 814 ne pourra plus partir car il y aurait un souci avec l’avion prévu à cet effet. Désormais tout le monde doit remettre son envie d’embarquer pour Cotonou à plus tard, c’est-à-dire à 19h. Déjà dans les passagers en attente, la colère monte. D’autres passagers en transit venus de plus loin fulminent, ils avaient eux, prévu être à Cotonou à 19 heures, heure où visiblement ils devront embarquer selon le nouvel horaire avancé par la compagnie française qui n’est pourtant pas coutumière de ces faits. D’autres passagers plus pessimistes pronostiquent le départ pour le lendemain. Chacun y va de son commentaire mais avec la ferme intention de se plaindre de ces reports multiples une fois à Cotonou. D’autres plus procédurier demandent et obtiennent des certificats de non embarquement, preuve qu’ils ont été retardés par leur compagnie aérienne. D’autres ont eu le temps de profiter du déjeuner offert dans un restaurant de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, par Air-France pour tenir. 18h45 tout semble rentrer dans l’ordre, le vol 814 peut enfin être embarqué. La procédure habituelle est entamée, c’est-à-dire classe affaire d’abord, classe tempo, l’autre nom de la classe économique, est invité à se présenter à l’embarquement après. Tout le monde n’a pas attendu cet ordre tellement excédé et pressé de rentrer à Cotonou. L’embarquement durera ainsi 40 minutes environ ce vendredi 18 Avril. Il est alors moins de 20h et une centaine de passagers vienne ainsi de prendre place dans le vol AF 814 à destination de Cotonou.
Le commandant de bord et l’équipage mènera à son terme la procédure devant conduire au décollage de l’appareil Affrété pour l’occasion, un Airbus à 340-300. Quelques minutes plus tard, tout les passagers ceinture bouclée vivent le décollage de l’appareil sans incident. Deux passagers diront plus tard avoir senti une odeur de brûler. Kérosène ou circuit enflammé, on ne le saura pas. Toujours est-il qu’ils disent avoir senti une odeur suspecte. Pour la petite histoire, il faut préciser qu’il n’est pas rare de sentir l’odeur caractéristique du Kérosène au décollage quand on se situe dans la queue de l’appareil, et les deux passagers étaient à cet emplacement. Il se peut donc que se soit ce qu’ils aient senti. Mais l’éventualité du brûlis ne sera pas écartée, et la suite nous dira pourquoi. Le décollage amorcé et l’avion dans l’air, l’équipage de bord procède à la proposition du menu à chaque passager. Ce Vendredi les passagers pouvaient choisir entre le poulet et le bœuf. Dix minutes à peine écoulées quand une annonce arriva crisper l’atmosphère bon enfant qui prévalait entre les passagers et l’équipage. Le commandant de bord fait dire à l’hôtesse chef de Cabine que compte tenu de certains ennuis, le vol 814 sera obligé de rebrousser chemin sur Paris. Stupeur et questionnement ? Les hôtesses tant bien que mal essayent de donner des explications. Le commandant de bord sans paniquer y va lui aussi et parvient à convaincre tout le monde qu’il s’agit d’une panne bénigne et qu’afin d’éviter de nous faire courir un risque il préfère atterrir à Paris. On avait quitté la capitale française depuis de 15 minutes et parcouru près de 100 km. Maintenant, il fallait expliquer ce qui se passait, sans mettre le monde embarqué sens dessus dessous. Tout en banalisant le drame qui se jouait, il est parvenu à expliquer qu’il fallait se délester du Kérosène ou du moins d’une partie du réservoir avant d’atterrir. Ce qui fut fait. Jusque là personne ne savait l’ennui technique auquel était confronté le vol 814. Pendant plus d’une trentaine de minutes l’avion sera suspendu dans l’espace aérien français avant d’atterrir aux alentours de 21 heures. Dès ce moment le rêve de retourner à Cotonou de plusieurs passagers venait lui de s’envoler vers d’autres cieux. Pendant que les formalités d’hébergement était entreprises certains privilégiés comme votre rédacteur ont eu accès à l’information qui fit frémir ceux qui l’ont entendu. Sur les 4 réacteurs de l’avion A 340-300 de la compagnie Air France qui transportait les passagers du vol 814, 3 avaient arrêté de fonctionner. Plus loin l’atterrissage aurait été impossible voire catastrophique. La meilleure solution a été celle adoptée par le pilote, larguer le Kérosène et revenir sur Paris.
Du coup le choix de revenir en France en dehors du désagrément causé aux passagers a cependant permis d’éviter une catastrophe aérienne qui aurait profondément meurtri le Bénin et la France. Cela dit la question la sécurité aérienne se pose plus que jamais avec cet incident qui ne s’inscrira heureusement pas dans les annales, mais qui doit rappeler le devoir des compagnies aériennes.

Marc ANTOINE

 
 

Le Bénin a évité de justesse une nouvelle catastrophe aérienne après celle du 25 Décembre 2003 du vol Uta. A l’époque on avait déploré plusieurs dizaines de morts venus d’origines diverses. Vendredi dernier en provenance de Paris, le vol AF 814 en provenance de Paris a évité ce sort grâce à la dextérité et à la maîtrise du commandant de bord.

Les faits

Roissy Charles de Gaulle, vendredi 18 Avril 2008. Le vol AF 814 est programmé pour 13h20 à destination de Cotonou. Avant même l’heure d’embarquement, une nouvelle programmation est donnée, rendez vous pris pour 16h20. Ceux qui sont en correspondance ou qui sont arrivés plus tôt prennent leur mal en patience et espèrent pouvoir retrouver leurs familles ou leurs affaires aux alentours de 22h voire 23h, ce jour même à Cotonou. Le terminal 2 C connaît son monde de Béninois et de visiteurs en partance pour Cotonou. Au nombre de ceux-ci des figures emblématiques de la politique, de la presse et Ong, on peut citer Albert Tévoédjrè, Romain Vilon Guézo Chancelier de l’ordre national etc. Chacun plus ou moins content de revoir ou de voir Cotonou. Peu après on annonce un nouveau report, le vol AF 814 ne pourra plus partir car il y aurait un souci avec l’avion prévu à cet effet. Désormais tout le monde doit remettre son envie d’embarquer pour Cotonou à plus tard, c’est-à-dire à 19h. Déjà dans les passagers en attente, la colère monte. D’autres passagers en transit venus de plus loin fulminent, ils avaient eux, prévu être à Cotonou à 19 heures, heure où visiblement ils devront embarquer selon le nouvel horaire avancé par la compagnie française qui n’est pourtant pas coutumière de ces faits. D’autres passagers plus pessimistes pronostiquent le départ pour le lendemain. Chacun y va de son commentaire mais avec la ferme intention de se plaindre de ces reports multiples une fois à Cotonou. D’autres plus procédurier demandent et obtiennent des certificats de non embarquement, preuve qu’ils ont été retardés par leur compagnie aérienne. D’autres ont eu le temps de profiter du déjeuner offert dans un restaurant de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, par Air-France pour tenir. 18h45 tout semble rentrer dans l’ordre, le vol 814 peut enfin être embarqué. La procédure habituelle est entamée, c’est-à-dire classe affaire d’abord, classe tempo, l’autre nom de la classe économique, est invité à se présenter à l’embarquement après. Tout le monde n’a pas attendu cet ordre tellement excédé et pressé de rentrer à Cotonou. L’embarquement durera ainsi 40 minutes environ ce vendredi 18 Avril. Il est alors moins de 20h et une centaine de passagers vienne ainsi de prendre place dans le vol AF 814 à destination de Cotonou.

Le commandant de bord et l’équipage mènera à son terme la procédure devant conduire au décollage de l’appareil Affrété pour l’occasion, un Airbus à 340-300. Quelques minutes plus tard, tout les passagers ceinture bouclée vivent le décollage de l’appareil sans incident. Deux passagers diront plus tard avoir senti une odeur de brûler. Kérosène ou circuit enflammé, on ne le saura pas. Toujours est-il qu’ils disent avoir senti une odeur suspecte. Pour la petite histoire, il faut préciser qu’il n’est pas rare de sentir l’odeur caractéristique du Kérosène au décollage quand on se situe dans la queue de l’appareil, et les deux passagers étaient à cet emplacement. Il se peut donc que se soit ce qu’ils aient senti. Mais l’éventualité du brûlis ne sera pas écartée, et la suite nous dira pourquoi. Le décollage amorcé et l’avion dans l’air, l’équipage de bord procède à la proposition du menu à chaque passager. Ce Vendredi les passagers pouvaient choisir entre le poulet et le bœuf. Dix minutes à peine écoulées quand une annonce arriva crisper l’atmosphère bon enfant qui prévalait entre les passagers et l’équipage. Le commandant de bord fait dire à l’hôtesse chef de Cabine que compte tenu de certains ennuis, le vol 814 sera obligé de rebrousser chemin sur Paris. Stupeur et questionnement ? Les hôtesses tant bien que mal essayent de donner des explications. Le commandant de bord sans paniquer y va lui aussi et parvient à convaincre tout le monde qu’il s’agit d’une panne bénigne et qu’afin d’éviter de nous faire courir un risque il préfère atterrir à Paris. On avait quitté la capitale française depuis de 15 minutes et parcouru près de 100 km. Maintenant, il fallait expliquer ce qui se passait, sans mettre le monde embarqué sens dessus dessous. Tout en banalisant le drame qui se jouait, il est parvenu à expliquer qu’il fallait se délester du Kérosène ou du moins d’une partie du réservoir avant d’atterrir. Ce qui fut fait. Jusque là personne ne savait l’ennui technique auquel était confronté le vol 814. Pendant plus d’une trentaine de minutes l’avion sera suspendu dans l’espace aérien français avant d’atterrir aux alentours de 21 heures. Dès ce moment le rêve de retourner à Cotonou de plusieurs passagers venait lui de s’envoler vers d’autres cieux. Pendant que les formalités d’hébergement était entreprises certains privilégiés comme votre rédacteur ont eu accès à l’information qui fit frémir ceux qui l’ont entendu. Sur les 4 réacteurs de l’avion A 340-300 de la compagnie Air France qui transportait les passagers du vol 814, 3 avaient arrêté de fonctionner. Plus loin l’atterrissage aurait été impossible voire catastrophique. La meilleure solution a été celle adoptée par le pilote, larguer le Kérosène et revenir sur Paris.

Du coup le choix de revenir en France en dehors du désagrément causé aux passagers a cependant permis d’éviter une catastrophe aérienne qui aurait profondément meurtri le Bénin et la France. Cela dit la question la sécurité aérienne se pose plus que jamais avec cet incident qui ne s’inscrira heureusement pas dans les annales, mais qui doit rappeler le devoir des compagnies aériennes.

Marc ANTOINE

 
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Tag(s) : #EDITORIAL
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