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Hillary Clinton apparaissait alors comme la candidate démocrate la plus forte pour enlever la Maison Blanche au Parti républicain, en 2008, au terme des deux mandats de George Bush. Soutenue dans le parti, appuyée sur des donateurs qui lui donnaient les moyens d'une campagne puissante, confiante dans sa connaissance des dossiers, elle était la candidate "inévitable".
C'était compter sans l'aspiration de nombreux Américains à tourner la page des affrontements hérités des années 1960. C'était ignorer la répugnance de beaucoup devant une "restauration" Clinton, après celle de la famille Bush en 2000. C'était méconnaître, surtout, la personnalité et la force de conviction d'un jeune sénateur de l'Illinois, Barack Obama, qui a su faire naître, dans le pays, un enthousiasme comme les Etats-Unis n'en avaient pas éprouvé depuis longtemps.
Face à ce défi, dont la dimension s'est affirmée dès la victoire de M. Obama dans les caucus de l'Iowa, début janvier, Mme Clinton s'est battue courageusement, sinon toujours dignement. Les faits sont là : elle n'a pas réuni le nombre de délégués nécessaire pour être désignée comme candidate par la convention qui se réunira fin août à Denver, et elle n'a plus aucune chance d'y parvenir. Il est plus que temps, pour elle, de l'admettre et de démontrer la sincérité de son engagement en apportant son soutien à l'homme auquel la majorité des électeurs démocrates a choisi de faire confiance.
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