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L’ASSASSINAT DU CAPITAINE MICHEL AÏKPÉ - 20 JUIN 1975

 

 

Une seconde version qui contredit celle du Colonel Philipe AKPO

 

 

Voici une seconde version qui, me semble-t-il, nous avait été rapportée à l’époque des faits. Le Commandant Janvier ASSOGBA, Ministre du Président Mathieu KEREKOU, avait été dénoncé et arrêté par son compatriote, le Capitaine et Ministre de l'Intérieur, Michel AÏKPÉ, suite à un pseudo coup d'état avorté contre le Président caméléon. Le Ministre ASSOGBA, prisonnier, aurait dit au jeune Capitaine, originaire d’Abomey, que son sort est déjà scellé, ce qui sous-entend, que la mort du Ministre de l'intérieur est proche, et bien programmée. « Toi, Aïkpé, tu mourras avant moi, aurait-il dit » .

 

 

Le rival Janvier ASSOGBA est déjà écarté, n‘est-ce pas? La route qui mène à la Présidence de la République est donc libre. Il faut tenter le coup se convainc Michel AÏKPÉ !


Tous les contacts avec les officiers gradés étaient secrètement préparés pour renverser le président de la République, le Commandant Mathieu KEREKOU. Michel AÏKPÉ, de son Ministère de l'intérieur, demanda à AZONHIHO, responsable du camp militaire, de permettre aux officiers
d'avoir accès aux munitions. Le maître du camp, sans tarder, aurait téléphoné à son tour au Président pour dire qu'il venait de recevoir un ordre du Ministre de l'Intérieur de donner libre accès aux officiers pour récupérer des armes afin d'aller protéger le Président de la République.

 

 

KEREKOU aurait pris son téléphone et il aurait demandé à Michel AÏKPÉ de venir d'urgence au palais de la Marina. Le président Mathieu KEREKOU aurait alors dit aux militaires de la présidence de se tenir prêts pour abattre le Ministre de l'Intérieur qui est coupable de haute trahison.

 

 

KEREKOU a donc prévenu AZONHIHO qu'il sera nommé Ministre de l'Intérieur après les funérailles de Michel AÏKPÉ. Celui-ci ne savait pas que l'aide du camp AZONHIHO, originaire d’Abomey comme lui, venait à son tour de le trahir.

 


Michel AÏKPÉ et son chauffeur viennent d'arriver à la Présidence de la République. Le Ministre de l'Intérieur ne savait pas qu'il allait tomber dans un piège. Il sort de sa voiture. Les militaires l'attendaient sur le perron de la présidence. Lorsqu’il franchit la dernière marche des escaliers, les militaires ouvrent le feu. Ainsi prend fin la grande aventure du jeune capitaine, Ministre de l'Intérieur, Michel AÏKPÉ .

 

 

On fit comprendre au monde entier que le Ministre de l'Intérieur, de notre jeune république du Bénin, avait été surpris en flagrant délit d'adultère avec la femme du Président de la République, Mathieu KEREKOU.


Voilà donc une seconde version.

 

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Tag(s) : #Politique Béninoise
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