Le roi Boni 1er aime les femmes, mais à la maison !!!
Par Arimi CHOUBADE
27 octobre 2008
Comme Jean-Marie LE PEN en France, Yayi Boni veut renvoyer les femmes béninoises dans leurs foyers !!!
A son mépris pour la République, son totalitarisme, son absence de perspective pour la jeunesse et les petites gens, sa mégalomanie et la forte propension de ses ingénieurs à pirater le budget national, il faut désormais ajouter à l’Etat-Fcbe son machisme. De quelques soupçons au départ, il n’a pu cacher trop longtemps aux Béninois sa perception de la gente féminine. Un remaniement à sensation suivi d’un redéploiement de nouveaux préfets suffit à débarrasser la caste des émergents de la plupart des jupettes. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : 6 ministres en jupons sur 26 avant le remaniement de mi-mandat, soit 23% descendu à 13% équivalent à 4 femmes sur 30 appelés dans la nouvelle équipe. De 2 sur 6 pour les préfets de départements soit 33% hérité de l’ère Kérékou on est passé à 0%. Tout est dit.
C’est peut-être la manière du docteur-président de protéger le sexe faible contre le processus de déchéance en cours, fatal pour la vertu et la morale. Le règne du muscle, des bottes, de la matraque, du chantage, du débauchage, de l’achat de conscience, de la fraude. De quoi pervertir les âmes les plus sensibles. Une troupe trop efféminée risque de prêter flanc à la tendresse ou à la retenue pendant que l’Etat-Fcbe demande plus de brutalité et de rudesse. Il reste à évaluer les dégâts causés sur le psychique des deux préfettes en orbite lors des opérations de mise à sac du modèle démocratique béninois dans les communes d’Abomey-Calavi (Atlantique), Sémé-Kpodji, Avrankou, Kétou (Ouémé-Plateau).
Le remaniement jumelé au déploiement des nouveaux préfets est loin d’être un acte isolé dans le processus de phallocratisation du régime. Quelques repères pour mieux cerner le phénomène. La fameuse déferlante verte aux municipales dont se gargarise la propagande a tout simplement oublié d’installer ne serait-ce qu’une seule femme à la tête d’une des innombrables communes annexées par l’Etat-Fcbe parfois avec l’aide de préfets féminins. La troupe « cauris » au parlement n’en a enrôlé que trois sur les 35 élus. La présidence de la Cour constitutionnelle a cessé d’être un sanctuaire de la jupe avec l’avènement du Changement. La seule institution encore « dirigée » par une femme, la Haute cour de justice a été transformée en un fantôme de cirque voué à la figuration.
On peut également parler des quelques rarissimes gazelles qui se sont brisées les pattes à force de s’exercer à se frayer un chemin au sein de l’appareil du Changement. L’ancienne directrice de campagne du candidat Yayi Boni à la présidentielle 2006, Vicentia Bocco, croyait à sa bonne étoile jusqu’à ce que le premier gouvernement de la victoire la laisse sur le quai avant qu’elle ne soit rappelée dans le deuxième pour être viré au bout de 16 mois seulement. Autre comète éphémère, l’honorable Célestine Adjanohoun, grillée dans son élan d’émancipation par un conseil des ministres qui lui colle au dos une plaie béante de mauvaise gestion lors de son passage à la tête de la Sbee. Depuis, elle traîne dans la rubrique des cas anecdotiques de l’Etat-Fcbe sans jamais pouvoir se défaire du qu’en-dirait-on.
Les émergents développent néanmoins un label propre à eux sur la gent féminine. Des majorettes justes bonnes pour la cosmétique et la compagnie agréable. Pas possible d’avoir des Michelle Alliot-Marie ou des Agela Merckel à la béninoise. Mais des figurantes aguichantes à la tête de machins comme les micro-finances, la famille, le tourisme. Tant pis si la kyrielle d’organismes internationaux et de chancelleries qui injectent quantité de devises dans la promotion des femmes en prend plein la fugure. Le Bénin-émergent de Yayi n’a certainement que faire des fonds de l’activisme féministe.
Devise suprême de l’Etat-Fcbe : abas les jupes !
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