Défection interdite aux pyromanes change-menteurs non repentis !!!
Par Arimi CHOUBADE
26 novembre 2008
Dassoundo, le révisionniste, le revanchard, l’illusionniste ou le confusionniste ? La classification de cet électron instable pose bien des casse-tête aux analystes politiques. Tous les démocrates béninois devraient néanmoins se faire des soucis à travers les tentatives de rectification du Changement dont il revendique la paternité. Celui-là mérite d’être raccordé au régime quoi qu’il en coûte jusqu’à la fin de la tragédie de l’émergence non pensée. C’est avant de s’ériger en idéologue d’un système qu’il faut penser aux conséquences et non tenter de sauter par-dessus bord dès survenance des premières vicissitudes. La posture de donneur de leçon du premier vice-président de l’Assemblée nationale tonne plus comme un lâchage qu’une contribution à la bonne gouvernance. Tout sauf de la loyauté.
Bon ou mauvais gestionnaire, Yayi Boni a besoin de poursuivre son mandat jusqu’à la fin avec les hommes qui ont œuvré à façonner la philosophie de gouvernance qui fait tant de dégâts sur l’édifice commun en deux ans et demi. Des défections massives posent les jalons d’une déstabilisation non seulement du trône de Yayi Boni mais aussi de la République.
Indépendamment des appels à la démission dont le député Gbadamassi se fait le précurseur, le Bénin n’est pas encore prêt à se payer le luxe d’élections présidentielles anticipées. Or le vide en cours de réalisation autour du docteur-président ne met pas ce dernier à l’abri d’un geste « émotif irréparable » à en croire la psychanalyse proposée par André Dassoundo lui –même.
Le virage fondamentaliste a bel et bien bénéficié du génie du premier vice-président de l’Assemblée nationale pour éclore. Un certain André Dassoundo propageait, il y a peu, de meeting de remerciement en meeting de remerciement à travers le territoire national, la doctrine de la punition des votes hostiles à Fcbe. Des régions entières menacées d’être privé de dispensaire, de piste rurale, de centres de loisirs, de forage de puits au cas où les suffrages exprimés à l’occasion des municipales ne seraient pas favorables au regroupement politique du chef de l’Etat. On se souvient de la présence suspecte de celui qui s’est autoproclamé 3ème personnalité de l’Etat à la contre-manifestation à un meeting du G13 à Glazoué – le point de départ de la longue série de violences et de barbarie qui continue encore de secouer cette commune du département des Collines. Comment oublier sa farouche hostilité à tout compromis avec le clan Houngbédji au lendemain des présidentielles 2006 ? La légendaire amnésie collective des Béninois n’est pas aussi absolue qu’on tente de le faire croire.
Dassoundo a infiltré l’arène politique à l’échelle nationale avec la tétine à la bouche par l’entremise du monstre Ubf aussi boulimique et prédateur que Fcbe. Il ne connaît de l’opposition résolue, des privations, de la diabolisation et de la persécution du pouvoir que des échos difformes vu du côté des vainqueurs. Ce qui explique ce comportement comparable à un dépit d’un courtisan relégué au rang des seconds couteaux. Le vice roi qui se verrait bien à la place du roi en une période où on parle de plus en plus de l’imminence d’une révolution de palais à l’Assemblée nationale. La crise du Changement est grande qu’elle ne saurait se résoudre à une vulgaire scène de ménage.
L’occasion est venue pour Dassoundo d’assumer pour une fois et jusqu’au bout une conviction politique. Pas question d’une répétition des escapades pro cauris alors que la question de la succession à Kérékou était encore pendante entre copropriétaire de l’Ubf.
Le voilà qui remise cela alors que Yayi Boni n’a pas encore passé le cap de la moitié de son mandat. A moins que la fausse discordance ne soit destinée à un usage interne à Fcbe.
Pourquoi alors ce besoin d’arbitrage de l’opinion au détour des déballages publics ?
Le nouveau jeu du banquier et du médecin – pas drôle du tout.
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