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  Présidence de la République :Ça va mal entre Yayi Boni et ses conseillers

 

 

 

3 décembre 2008 - LEMATINAL


Le chef de l’Etat Yayi Boni pourrait se séparer de quelques conseillers dans son entourage. Suite à des rapports successifs qui lui sont parvenus et qui accablent un certain nombre de collaborateurs, il a décidé de sanctionner ceux qui se trouvent dans son collimateur. Ce qui aurait pu intervenir si les récents évènements politiques ne lui donnaient pas de l’insomnie.

L’atmosphère n’est pas que tendue entre le Président de la République Yayi Boni et la grande classe politique. Il y a également malaise dans l’entourage du chef de l’Etat qui de plus en plus retire sa confiance à certains conseillers, tombés dans son collimateur. Il n’est pas exclu qu’un coup de ballai ou des sanctions interviennent dans les jours à venir au Palais de la Présidence. Plusieurs conseillers de la Marina qui depuis quelques temps ne sont plus en odeur de sainteté avec le chef de l’Etat Yayi Boni sont dans une situation inconfortable dans leur rôle de collaborateur du locataire de la Marina. Les collaborateurs dont il s’agit sont devenus presque persona non gratta à la Présidence de la République. Ils sont écartés de tout et ne rentrent plus dans le schéma du président de la République. De sources très crédibles, le chef de l’Etat est fâché contre eux à cause de leur implication très régulière et sans scrupule dans des dossiers dits de trafic d’influence. Leurs noms sont souvent associés à des manœuvres de chantage dans les sociétés d’Etat dans le but de se remplir les poches au nom du chef de l’Etat. D’autres seraient épinglés pour avoir offert des avantages faramineux à leurs compagnes et ceci sur le dos du contribuable. Le chef de l’Etat a été saisi de nombreux autres cas de népotisme dont ses collaborateurs se seraient rendus responsables. De même, Yayi Boni en veut à des conseillers et agents de la Présidence qui ont géré avec beaucoup de légèreté les dossiers sensibles comme celui relatif au budget de la Présidence de la République qui s’est retrouvé dans la presse, provoquant un tollé général. A cela il faut ajouter le sinistre évènement survenu sur le campus universitaire d’Abomey Calavi au cours duquel le garde du corps d’un conseiller du chef de l’Etat a tiré sur des étudiants blessant plus d’une dizaine. Comme si tout tombait sur la tête de Yayi Boni, de son retour du Qatar, il a découvert la longue diatribe de la classe politique sur son gouvernement. Une classe politique qui, peut-être empêtrée dans l’illusion lui a préparé son faire-part, son cercueil, son linceul et sa tombe pour 2011, l’année qu’ils espèrent l’enterrer politiquement. Or avant de se rendre au Qatar, il a été choqué, outré et indigné de l’accueil que cette même classe politique a réservé à son invitation pour participer à deux jours de dialogue et d’échanges. Un certain nombre d’évènements qui lui échappent et dont il rend en partie responsables ses conseillers. Il a désormais l’impression de ne pas avoir autour de lui des gens capables de lui dire la vérité, ce qu’il doit faire au bon moment. Il manque de collaborateurs influents, des politiciens qui ont la poigne. S’il est une chose qui l’a rendu à l’évidence, c’est de s’être trompé de date pour projeter les assises sur le dialogue national, dont il était persuadé de la réussite pour faire échouer la rentrée politique des forces politiques de l’opposition à savoir le G4, le G13 et les Forces clé. Ils ont réussi un séminaire qui donne de la trouille au chef de l’Etat. Malheureusement, cette situation arrive au moment où quelques uns de ses conseillers sont dans son collimateur. Et comme, le dit l’adage, un malheur ne vient jamais seul. Il veut en profiter pour donner un coup de ballai dans son entourage. Avec le développement des derniers évènements au Palais de la Présidence, ses collaborateurs sont sur une chaise éjectable. On ne doute pas que certains aient déjà un pied dehors et n’attendent que le décret présidentiel pour être fixés définitivement sur leur sort. Déjà plusieurs conseillers sont menacés de perdre leur bureau en ce moment où c’est l’heure du déménagement à la Marina. On passe de l’ancien bâtiment vers le nouveau. A l’allure où les choses se passent les lendemains s’annoncent difficiles pour les conseillers qui n’ont plus la confiance du chef de l’Etat. L’intention du chef de l’Etat de se séparer d’eux se confirme dans les couloirs du Palais de la Présidence. Le mauvais vent pourrait emporter en premier lieu le conseiller technique à la promotion du Changement, Edgard Guidibi.

 

Fidèle Nanga



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Tag(s) : #Politique Béninoise
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