10 décembre 2008 par La Presse du Jour
Le prince de Porto-Novo, Dè Sodji Abéo n’a pas été du dos de la cuillère pour déprécier la nomination de M. Karim Urbain da Silva au poste de Grand Chancelier de l’Ordre national du Bénin. Pour lui, cette nomination est une insupportable provocation, un scandale inacceptable pour le Bénin. Il invoque les esprits des feux présidents Apithy, Maga et Ahomadégbé au secours, car le Bénin verse ainsi dans un tourment. Cette réaction vient porter loin l’écho des contestations du président Zinsou et du Vice—Grand chancelier Romain Vilon Guézo.
« La désinvolture de l’ancien Président de la Boad, à présent celui du Bénin envers notre pays dépasse tout ce que la vraie intelligence, le bon sens et la morale peuvent admettre. Certes, les manies que le goût du pouvoir pour le pouvoir inspire à notre rédempteur qu’est maintenant Yayi Boni, sont loin d’être innocentes. Il reste que ce n’est pas avec une politique erronée qui est la recherche des vulgaires clientélismes, que quelque chose de palpable sera pour celui qui est dans la logique d’un second mandat en 2011 ». Ces propos du président de l’Upn, M. Dè Sodji Abéo portent loin les contestations du président Zinsou et du Vice—Grand chancelier Romain Vilon Guézo au sujet de la nomination de M. Karim Urbain da Silva comme Grand Chancelier de l’Ordre national du Bénin « Maître Salomon Biokou, successeur de Grégoire Gbénou, très malade, avait fait confiance à Romain Villon-Guézo et à Roger Garba, au point de leur tout confier pour gérer la grande chancellerie à sa place.
Maintenant que maître Biokou n’est plus, est-ce Karim da-Silva, le Consul de Brésil avec certainement un passeport diplomatique de cette grande nation, qui est indiqué à être parachuté ainsi à la tête de cette institution ? », s’est interrogé le Prince de Porto-Novo. Il en appelle à l’esprit de responsabilité et du devoir envers le Bénin, rien que le Bénin, de Monsieur Robert Dossou, président de la Cour Constitutionnelle et de ses membres envers cette nomination qui est pour lui et pour les gens sensés, une nomination de déshonneur. Selon sa lecture des faits, Boni Yayi ne veut rater aucune occasion qui se présente à lui pour effacer les traces du Général Mathieu Kérékou envers lequel, à l’instar de la quasi-totalité des gens de notre pays, il doit aussi son élection.
« Tout homme, même Président de la République, se heurte à ses limites. Le plus bel exemple de cynisme politique est cette nomination du Consul du Brésil Karim da-Silva. Cette nomination est une tragédie vis-à-vis de nos institutions que Boni Yayi, Président de la République, Chef de l’Etat, a fait le serment le 06 avril 2006 de protéger », a fait remarquer le Prince Dè Sodji Abéo qui a ajouté que la Grande chancellerie est comme la diplomatie, la vitrine de la crédibilité de notre pays. Pour lui, Boni Yayi a eu un aperçu vulgaire de Karim da-Silva le 22 novembre 2008 au stade Charles De Gaule et s’est fourvoyé en ne regardant que sa réélection qu’il a en tête pour 2011, pour outrager de la manière qui frise l’irrespect, le pays qu’il l’a honoré.
Tobi P. Ahlonsou
(Corresp Ouémé/Plateau)
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