L’honorable Sacca Fikara sur « Cartes sur table » : « Même sans la RB, on combattra les dérives de Yayi »
2 février 2009 - LEMATINAL
L’émission hebdomadaire « Cartes sur table » a reçu hier dimanche 1er février 2009, le 1er questeur de l’Assemblée nationale, Sacca Fikara. Même s’il dit attendre la position officielle de la RB, l’honorable affirme qu’une éventuelle défection de ce parti m’empêchera pas l’Alliance de l’intergroupe G4, G13 et Force clé de dénoncer la mal gouvernance du régime en place.
Le positionnement actuel de la Renaissance du Bénin (RB) est l’objet de toutes les interprétations et de toutes les polémiques. Invité hier sur Océan Fm, le député G13 Sacca Fikara a déclaré que la situation pose un problème de crédibilité des hommes politiques béninois ,même s’il réserve ses commentaires après la position officielle du parti . L’honorable a expliqué qu’après des concertations entre tous les députés de l’ Alliance G4 sur le projet de budget de l’Etat exercice 2009 avec un accord sur des amendements, grand a été l’étonnement des autres partis de constater le revirement des députés RB en faveur du vote de cette loi. Il se pose alors, renchérit Sacca Fikara, le problème de qui gère réellement le parti de la Renaissance du Bénin. Si certains cadres de la RB à l’instar de l’honorable Quenum ont désobéi à la ligne du parti, explique-t-il, il urge que ses responsables montent au créneau pour donner sa position officielle. Autrement, les populations se résoudront à penser que la RB a trahi son alliance politique. A l’argument portant sur les récriminations émises par Epiphane Quenum notamment le fait que la RB aurait été parent pauvre lors des désignations dans les commissions d’enquête sur Nago et à la Haute Cour de justice, le 1er questeur à l’Assemblée nationale oppose une fin de non recevoir. Il soutient que si Epiphane Quenum dirige la Commission budgétaire aujourd’hui ou si la RB a pu s’organiser en groupe parlementaire, c’est grâce au Madep. Et l’honorable Epiphane Quenum serait plus inspiré d’abandonner son nombrilisme. Concernant la perspective de 2011, l’honorable maintient que les difficultés actuelles n’ébranlent nullement la cohésion du groupe. Il ajoute que le bilan du Dr Yayi Boni ne peuvent suffir pour sa réélection lors des prochaines présidentielles. « Quoi qu’il arrive, on doit changer de chauffeur… », a-t-il en effet affirmé même s’il précise qu’aucun candidat unique n’est encore retenu par les membres de l’Alliance pour cette échéance. S’exprimant sur le rejet sine die du projet de loi sur le Médiateur à la présidence de la République, l’honorable confie que même si l’utilité de l’institution n’est pas remise en cause, le projet a toutefois coincé sur un problème de fond. La constitution fait en effet, du chef de l’Etat ,le chef de l’administration publique alors que l’article 2 de ce projet de loi dispose que les activités du prochain médiateur sont du domaine administratif. Il se pose,déduit-il, un problème d’indépendance réelle de cette institution. Sur la lutte contre le carburant frelaté « kpayo », Sacca Fikara affirme que ce combat ne peut être concluant qu’avec une baisse considérable des prix à la pompe .Il a par ailleurs qualifié de ridicule le rapport produit par la commission chargée de la relecture de la constitution du 11 décembre 1990.Rapport qu’il dit attendre de pied ferme à l’Assemblée. Après avoir dénoncé des actes graves de mauvaise gouvernance à l’instar de la non budgétisation des fonds d’escorte, récemment confirmée par le ministre des Finances, l’honorable a réaffirmé son refus d’entrer dans le gouvernement du Dr Yayi Boni. « Je n’irai jamais dans un gouvernement où on n’a pas les mains libres », a-t-il conclu.
Calixte Adiyéton (Coll)
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