| PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B) 01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin) Tél. :21 35 02 95/97 68 88 73 – Site : www.la-flamme.info |
ASSASSINATS DE CITOYENS ET ENLEVEMENTS D’ADVERSAIRES POLITIQUES :
BONI YAYI BASCULE DANS LA TYRANNIE
1. Dimanche 13 mai 2007, Ouidah, Carrefour Gbènan, une heure après le passage du cortège présidentiel en route de Cotonou pour Lokossa, un élément de la garde présidentielle ouvre froidement le feu sur deux citoyens : Gabriel ETOKO et Hubert GBOTCHEVI sont tués. Aucune sanction jusqu’à ce jour contre l’auteur de l’assassinat par une quelconque autorité politique ou judiciaire.
Mais auparavant, depuis avril 2006, date de l’arrivée au pouvoir de Boni YAYI, il y avait déjà eu :
2. Champ de foire, Cotonou, la garde présidentielle tire sur deux jeunes gens parce qu’ils se trouvaient sur le parcours que devrait emprunter le Chef de l’Etat une heure plus tard : Brice HOUNTONDJI et Olivier VINOU sont grièvement blessés.
3. Zongo à Cotonou, zone de la Banque Atlantique, scénario identique : la garde présidentielle tire à vue sur deux jeunes employés et les blessent grièvement.
4. Carrefour Mosquée Cadjèhoun, Cotonou, un motocycliste qui se rendait à la pâtisserie "Le Gastro" contourne le terre-plein et fait demi-tour vers la pâtisserie : une volée de balles est tirée dans sa direction sans aucune sommation. Raison, il s’avancerait vers le carrefour gardé par les soldats au moment où Boni YAYI s’apprêterait à sortir de chez lui ! Réprobation populaire, arrêt de la fusillade. Etc….
5. Du 31 mai au 3 juin 2008, François LEGBA, conseiller élu dans la commune de Covè est enlevé, séquestré et empêché d’aller voter pour l’élection du maire. François LEGBA a déposé depuis le 9 juin 2008 une plainte pour séquestration abusive auprès du Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abomey contre ses ravisseurs et agresseurs dont Paulin DOSSA, Chef Matériel à la Présidence de la République. Suite toujours attendue…
6. Septembre 2008, Abomey-Calavi, le parti "La Renaissance du Bénin" (RB) est majoritaire après les élections communales. Trois conseillers RB sont enlevés, séquestrés et empêchés d’aller voter le jour de l’élection du maire…..
7. Lundi 24 novembre 2008, campus universitaire d’Abomey-Calavi, Fulbert AMOUSSOUGA GERO, doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion, armé par Boni YAYI en tant que conseiller technique à l’économie à la Présidence de la République, fait tirer à balles réelles sur des étudiants manifestants pacifiques. Bilan : une dizaine de blessés. Les étudiants protestent, leurs responsables sont arrêtés et traduits devant la justice. AMOUSSOUGA GERO lui, est toujours libre.
8. Lundi 29 décembre 2008, Agonvy, les paysans coopérateurs s’opposent à l’interdiction par le pouvoir des assemblées générales des coopératives. Les gendarmes chargent à balles réelles : cinq paysans sont tués.
9. Janvier 2009, Sèmè-Podji, la coalition FCBE, le parti du Chef de l’Etat et le PRD sont au coude à coude dans la compétition pour le poste de maire de la commune. Le jeudi 22 janvier 2009, Roger HOUNSOU, conseiller PRD, agent à la SOBEMAP est enlevé de son bureau et sans nouvelles jusqu’à ce jour….
NON, assez, trop c’est trop, ça suffit !! Assassinats de paisibles citoyens, enlèvements et séquestrations d’adversaires politiques pour gagner des élections sans parler des procès iniques, Boni YAYI ne peut plus gouverner ce pays. Le peuple ne peut plus accepter un nouveau tyran au sommet de l’Etat.
De 1975 à 1989, le Bénin a été plongé dans une nuit noire pendant laquelle a sévi un pouvoir tyrannique. KEREKOU et son Parti-Etat PRPB ont été combattus et renversés du pouvoir. Les tentatives du vieux despote (ramené à la tête du pays en 1996 par l’impérialisme français) de restaurer l’autocratie ont valu la levée de boucliers de tout le peuple contre lui. Le poulain mis en selle, Boni YAYI, agent du capital financier international a montré dès son investiture l’essence et la nature du capital financier au pouvoir : les desseins fascistes. Ses modèles, aimait-il dire, ce sont les EYADEMA du Togo et autre Ben ALI de Tunisie. Et joignant effectivement le geste à la parole, c’est à une série macabre de crimes de sang, de fusillades de masses, d’enlèvements d’adversaires politiques que l’on assiste sans jamais aucune dénonciation des auteurs par le pouvoir, sans jamais de sanctions contre eux, sans jamais rien d’autre, dans le meilleur des cas, que des communiqués creux de compassion du gouvernement et sans que cela s’arrête !!!
La tyrannie s’installe. Et celui qui se croit élu pour pouvoir disposer de la vie des citoyens se croit évidemment dépositaire de tous les autres biens sous les cieux du Bénin. N’allez pas lui demander le respect de la démocratie et de la bonne gouvernance ! Le tyran n’en a cure. Il ne mérite qu’une chose : Être chassé du pouvoir.
Cotonou, le 29 janvier 2009
Le Parti Communiste du Bénin
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