Plus tôt dans la journée, le chef de l'opposition avait demandé aux forces de l'ordre d'arrêter "sans retard" le chef de l'Etat. "Andry Rajoelina est impatient de prendre ses fonctions", a-t-il dit en parlant de lui à la troisième personne devant ses partisans rassemblés dans la capitale, dont il est le maire déchu.
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D'après le commandant de la gendarmerie nationale, des éléments de la garde présidentielle malgache ont fait défection au moment de réintégrer leur unité d'origine dans les forces armées. Une partie des forces de sécurité s'est d'ores et déjà rangée derrière l'opposition. Dans la matinée, deux explosions ont été entendues près du palais présidentiel mais, jusque-là, rien n'indiquait qu'il s'agissait d'une attaque de l'opposition ou de l'armée contre la résidence de Marc Ravalomanana.
L'Union africaine (UA), réunie d'urgence à Addis Abeba, a prévenu l'opposition et l'armée malgaches qu'elle condamnerait toute prise illégale du pouvoir à Antananarivo. "Si l'opposition veut s'emparer du pouvoir sans avoir rempli les obligations légales et constitutionnelles, ce sera un coup d'Etat et nous condamnerons", a affirmé à la presse le président en exercice du Conseil de paix et de sécurité de l'UA.
Les troubles de ces derniers mois à Madagascar ont fait 135 morts. Ils risquent de porter un coup très grave au secteur du tourisme, qui rapporte 390 millions de dollars de devises par an, et de faire fuir les investisseurs étrangers présents notamment dans la prospection pétrolière et minière. Malgré ses immenses richesses agricoles et minières, l'île est l'un des pays les plus pauvres d'Afrique.
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