16 mars 2009
Et si Houngbédji créait la surprise ?
Les passions commencent à se déchaîner au Bénin à deux ans de l’élection présidentielle. Dans une configuration d’une opposition unie sous la bannière du G4 (Bruno Amoussou, Lehadi Soglo, Adrien Houngbédji et Sefou Fagbohoun), le leader du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) a apparemment toutes les chances de faire mal ou très mal à Yayi Boni, n’en déplaise aux propagandistes du gouvernement.
Rien n’est encore joué ! Il faudra le dire au ministre Armand Zinzindohoué, lui qui claironne depuis peu dans les médias, que le Bénin ne changera pas de conducteur en 2011. En politique, deux ans semblent être une éternité mais le temps passe vite. Yayi Boni a désormais toutes les chances de se reprendre ou toutes les chances de signer lui-même son arrêt de mort politique. On commence à voir le syndrome Soglo 1996, planer dans les airs gouvernementaux. De la peur panique suscitée par la probable candidature de Bio Tchané aux déclarations prématurées de certains ministres en passant par les incessants mouvements de soutien aux actions du Chef de l’État, il est incontestable que le locataire de la Marina et ses sbires ont perdu la tête ces derniers temps. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’opposition béninoise, pour une fois, envisage de dégager une candidature unique. Entre les deux prétendants sérieux, l’ancien Premier Ministre et l’actuel adjoint du maire de Cotonou Lehadi Soglo, l’expérience et la popularité du premier devraient pouvoir l’emporter. A cet effet, si le candidat choisi a pour nom Adrien Houngbédji, Yayi Boni devra alors cravacher fort, très fort cette fois-ci, pour passer. Il n’y aura plus de place au langage politique souvent destiné à «donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que du vent», selon George Orwell. Pour conserver son fauteuil en 2011, Yayi Boni devra agir, il devra finalement et pour une fois, mettre du concret dans le panier de la ménagère.
En fait, Yayi Boni sait déjà qu’il ne fera pas campagne en 2011 sous le signe du changement, il sait également qu’il ne se vendra pas non plus comme le messie du Bénin. Ces thèmes se sont révélés aujourd’hui beaucoup trop improductifs pour séduire encore à nouveau, l’électorat béninois. Ce sont donc des thèmes sur lesquelles Adrien Houngbédji devra surfer en démontant un par un l’arrogance, les incohérences, les mensonges et surtout l’inexpérience politique de Yayi Boni. Un bon entrepreneur ne fait pas toujours un bon politique. Yayi Boni a déjà mis trois années à nous le prouver. Une perte de temps bien regrettable. On peut en fait, tout reprocher à Adrien Houngbédji mais tout le monde s’accorde tout au moins, à reconnaître qu’il est un excellent politique et un fin gestionnaire des hommes. De l’assemblée nationale à la primature des années durant, il n’y a pas eu le moindre reproche sur sa gestion des hommes et de la chose publique. Ce qu’on peut par contre, lui reprocher c’est le silence qu’il entretient trop souvent quant aux décisions politiques de l’actuel Président. En tant qu’opposant politique Adrien Houngbédji (en personne bien-sûr !) devrait régulièrement intervenir dans les médias critiquer les actions de Yayi Boni et en même temps se présenter aux Béninois comme étant l’alternative avec des propositions concrètes. Nulle n’est aujourd’hui capable de dire avec précisions les réelles convictions et motivations présidentielles du leader du PRD. Non pas qu’il n’en a pas, mais parce qu’il les communique trop rarement.
La politique est comme une entreprise ; dès lors qu’on l’entretient moins, elle perd de son dynamisme et de son efficacité. Adrien Houngbédji a indubitablement la culture politique, les ressources intellectuelles et l’expérience suffisante pour diriger efficacement le Bénin mais les Béninois ne lui font pas encore confiance. Et qu’on se le dise, la confiance des Béninois ne descendra pas du ciel même s’il le mérite, il lui faudra intelligemment la créer, la conquérir en parlant un langage propre et clair aux Béninois. Adrien Houngbédji a trop souvent parlé aux Béninois, le langage de l’argent ! Le moment lui est maintenant venu de se regarder dans le miroir et regarder les Béninois dans les yeux avec un discours de franchise. Yayi Boni n’est pas un candidat imbattable en 2011. Les Béninois ont déjà démontré qu’ils peuvent créer la surprise. Il a donc toutes les cartes en main pour l’élaboration d’une nouvelle politique de communication. Deux ans, semblent encore très loin mais deux ans c’est déjà pour bientôt. Pour créer cette surprise, Adrien Houngbédji a maintenant plus que jamais besoin de se mettre dans la peau du challenger à risque pour Yayi Boni.
En fait, Yayi Boni sait déjà qu’il ne fera pas campagne en 2011 sous le signe du changement, il sait également qu’il ne se vendra pas non plus comme le messie du Bénin. Ces thèmes se sont révélés aujourd’hui beaucoup trop improductifs pour séduire encore à nouveau, l’électorat béninois. Ce sont donc des thèmes sur lesquelles Adrien Houngbédji devra surfer en démontant un par un l’arrogance, les incohérences, les mensonges et surtout l’inexpérience politique de Yayi Boni. Un bon entrepreneur ne fait pas toujours un bon politique. Yayi Boni a déjà mis trois années à nous le prouver. Une perte de temps bien regrettable. On peut en fait, tout reprocher à Adrien Houngbédji mais tout le monde s’accorde tout au moins, à reconnaître qu’il est un excellent politique et un fin gestionnaire des hommes. De l’assemblée nationale à la primature des années durant, il n’y a pas eu le moindre reproche sur sa gestion des hommes et de la chose publique. Ce qu’on peut par contre, lui reprocher c’est le silence qu’il entretient trop souvent quant aux décisions politiques de l’actuel Président. En tant qu’opposant politique Adrien Houngbédji (en personne bien-sûr !) devrait régulièrement intervenir dans les médias critiquer les actions de Yayi Boni et en même temps se présenter aux Béninois comme étant l’alternative avec des propositions concrètes. Nulle n’est aujourd’hui capable de dire avec précisions les réelles convictions et motivations présidentielles du leader du PRD. Non pas qu’il n’en a pas, mais parce qu’il les communique trop rarement.
La politique est comme une entreprise ; dès lors qu’on l’entretient moins, elle perd de son dynamisme et de son efficacité. Adrien Houngbédji a indubitablement la culture politique, les ressources intellectuelles et l’expérience suffisante pour diriger efficacement le Bénin mais les Béninois ne lui font pas encore confiance. Et qu’on se le dise, la confiance des Béninois ne descendra pas du ciel même s’il le mérite, il lui faudra intelligemment la créer, la conquérir en parlant un langage propre et clair aux Béninois. Adrien Houngbédji a trop souvent parlé aux Béninois, le langage de l’argent ! Le moment lui est maintenant venu de se regarder dans le miroir et regarder les Béninois dans les yeux avec un discours de franchise. Yayi Boni n’est pas un candidat imbattable en 2011. Les Béninois ont déjà démontré qu’ils peuvent créer la surprise. Il a donc toutes les cartes en main pour l’élaboration d’une nouvelle politique de communication. Deux ans, semblent encore très loin mais deux ans c’est déjà pour bientôt. Pour créer cette surprise, Adrien Houngbédji a maintenant plus que jamais besoin de se mettre dans la peau du challenger à risque pour Yayi Boni.
regardsurlebenin@gmail.com -
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