mercredi 15 avril 2009, par DP Le Grand Journal
Dans quelques jours, le chef de l’Etat va procéder au remaniement des membres de son gouvernement. Et déjà, certains directeurs manigancent des choses pour y trouver leur compte. Des propos ethnocentriques sont relayés sont même relayés pour parvenir par certains cadres qui veulent parvenir à leur fin.
Hubert HOUNWENOU
Le prochain remaniement est imminent. De sources très proches du chef de l’Etat, la probabilité pour que l’actuel ministre de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche, Roger Dovonou ait sa place dans le dixième navire de changement est très faible. Après environ deux ans et demi passés à la tête de ce maroquin, il ira faire valoir ses compétences ailleurs.
Mais déjà, les prétendants sont nombreux pour le remplacer. Parmi ceux-ci, le coordonateur du programme de promotion de la mécanisation de l’agriculture, André Biaou Okounlola est de plus en plus cité. Ce dernier a mis en place un lobby pour faire appelle de pieds à Boni Yayi. La dernière mise en œuvre de l’une de ses stratégies qui a révélé le type de personne il est, remonte au lundi sur dernier, date du troisième anniversaire de l’accession de Boni Yayi au pouvoir. En effet, il avait organisé un meeting qui a réuni les populations de Savè et de Ouèssè. Au cours du bilan des trois ans qu’il a fait à la place du gouvernement sans que Boni Yayi ne le lui demande, cet homme dangereux pour la démocratie chèrement acquise dans notre pays a déclaré aux populations de cette division territoriale que : " si un Tchabè ne vote pas Yayi en 2011, c’est un bâtard qui renie la maison de son père ".
Une déclaration qui a même fait tiquer des sages de la zone et qui montre très bien que M. Okounlola est un fin ethnocentriste. Face à cela, Boni Yayi doit éviter de nommer un tel homme à la tête d’un département ministériel pour ne pas enliser davantage la démocratie du Bénin.
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