14 mai 2009 par La Presse du Jour
Après la rencontre de Abomey-Bohicon, c’est maintenant que l’alliance G4 se trouve face à la plus grande épreuve à gérer. Celle du choix d’un candidat en son sein. Seul ce pas franchi pourra consolider la collaboration pour longtemps. Mais le risque que le groupe se scinde en deux avec deux candidats est plus que perceptible.
Le G4 est à la croisée des chemins. Cette alliance formée par le Prd, le Madep, la Rb et le Psd est face à une grande épreuve dont la gestion peut sonner la rupture ou le hiatus au sein de ce bloc vieux de plus d’un an. En effet, tout tourne autour de la présidentielle de mars 2011. Selon les tractations, ce groupe risque de se retrouver avec deux candidats, malgré sa volonté de soutenir un seul candidat. Le pouvoir actuel travaille d’ailleurs à fond pour que ce groupe n’ait pas un seul candidat et tous les observateurs avertis du jeu politique peuvent le confirmer. En plus, il y a un ambassadeur en poste à Cotonou qui travaille ardemment contre cette alliance. L’ambassadeur travaille pour que la Renaissance du Bénin soutienne le Chef de l’Etat actuel pour le porter à nouveau au perchoir en 2011. A défaut, il souhaite que la Renaissance du Bénin ait son candidat et ne fasse pas chemin ensemble avec les autres alliés de l’alliance G4. Les tractations vont bon train avec tous les moyens qui sont mis à contribution pour que la Rb ne fasse pas un bloc avec les autres pour 2011. Et à l’allure où vont les débats et comportements au parlement, on peut bien croire que la machine à détruire le G4 est bel et bien en marche. Cela laisse entrevoir pour 2011 au sein du G4, la candidature de Me Adrien Houngbédji et de Léhadi Soglo que l’on propulse désormais comme le leader de la Renaissance du Bénin.
Ce sera un coup dur pour l’alliance G4, qui a bien conscience déjà de la menace que constitue le Président Yayi pour sa cohésion.
Mais à deux ans environ de l’échéance, rien n’est encore perdu pour le G4 et rien n’est encore gagné pour ses adversaires. En politique, il n’est pas toujours rassurant de crier très tôt victoire.
Guy Constant Ehoumi
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