| | C’est par un rappel des trois points - réalisation de la LEPI, réformes administrative et constitutionnelle - ayant meublé sa dernière rencontre avec la presse que Victor Topanou introduit son propos. Il annonce que les deux premiers ont, depuis, connu des « avancées décisives ». Ainsi a-t-on assisté mercredi dernier à la promulgation par le Président de la République de la loi sur la LEPI votée par l’Assemblée nationale, définissant ipso facto un cadre légal aux opérations techniques devant aboutir à l’élaboration du fameux fichier. Le Ministre insistera d’ailleurs sur la volonté du gouvernement d’aller aux élections de 2011 « sur la base de la LEPI, sans fioritures». D’autre part, le développement majeur connu par le dossier de la réforme administrative est le dépôt par la commission Adjaho de son rapport d’expertise proposant, entre autres, au gouvernement de découper le territoire national en 21 départements. Le conférencier révèle qu’après arbitrages politiques, l’Exécutif opte pour 29 départements de 3 à 4 communes en moyenne. Le projet attendrait aujourd’hui l’avis de la Cour suprême avant d’être envoyé à l’Assemblée nationale. Quant à la réforme constitutionnelle, « le dossier suit son cours , le gouvernement recueille les avis techniques ». Interrogé sur une éventuelle implication du Chef de l’Etat ou de ses proches collaborateurs dans le ralliement de Rachidi Gbadamassi aux Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), le Ministre de la justice reste sur la ligne officielle déjà rendue publique par le gouvernement. « A aucun moment le gouvernement n’a été impliqué dans un quelconque déboursement de 2 milliards pour rallier le député Gbadamassi » souligne-t-il. Et d’ajouter que le Chef de l’Etat travaille dans une logique de main tendue vers tous ceux qui se reconnaissent dans son action. Dans la même veine, Victor Topanou assure que le Président ne s’est jamais rendu à l’aéroport pour accueillir le parlementaire. Sur l’évasion d’un détenu de la prison d’Akpro-Missérété, le relèvement d’un des principaux régisseurs de ses fonctions, le Ministre déclare : « Nous ferons tout pour le retrouver, et prendre les sanctions qui s’imposent ». |