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Prochaines joutes électorales : Houngbédji, la trouille de Yayi
 
 

jeudi 2 juillet 2009, par DP Le Grand Journal

 

Au fur et à mesure qu’on s’approche de 2011, le désespoir des ténors du régime du changement s’accroît parce que les promesses de campagne et celles nombreuses en cours d’exercice sont loin d’être satisfaites. Les populations sont mécontentes et appauvries, la certitude d’un avenir social amélioré a disparu. La désillusion des populations est totale et les craintes d’une sanction électorale se confirment de jour en jour. Pour cela, il faut surveiller de près, tous les probables challengers sérieux de 2011. C’est ainsi que Adrien Houngbédji, est devenu par la force des choses celui qui fait courir dans tous les sens le chef de l’Etat et ses lieutenants.


Romain L. KIKI

 

Il est aujourd’hui indiscutable que le chef de l’Etat perd sérieusement du terrain. Boni Yayi, homme neuf en 2006 est devenu avec l’exercice du pouvoir, un homme au passif lourd. Mal gouvernance, régionalisme, exclusion, restriction des libertés de manifestation et d’expression, intolérance, velléité dictatoriale lui sont reprochés.

 

Le chef de l’Etat a déçu les Béninois de l’intérieur comme de l’extérieur. Et comme si cela ne suffisait pas pour qu’il se résigne, nonobstant les phrases fatalistes qui lui échappent ce de temps en temps « … Il faut considérer mon gouvernement comme une armée dont les munitions sont terminées », le président de la République ne cache manifestement pas sa volonté de rempiler.

Pour atteindre ses objectifs, il faut tirer dans tous les sens. Même ceux qui ont favorisé son avènement ne sont pas épargnés. Houngbédji qui l’a félicité avant même la proclamation des résultats en 2006 par la Cour constitutionnelle constitue aujourd’hui un obstacle parce qu’il représente l’alternative immédiate, préparée et rassurante. Par ailleurs, le rassemblement politique autour de Houngbédji n’augure rien de bon pour le locataire du Palais de la Marina.

Le maire FCBE de la ville de Calavi n’a – t – il pas déclaré le 2 juin dernier dans un quotidien de la place « je pus dire qu’au moment où les 40% des électeurs de 2006 font bloc avec le candidat malheureux, certains militants FCBE traitent ceux qui vu, les actions du Chef de l’Etat, veulent venir dans la mouvance, d’ouvrier de 36ème heures. » ?

 

Cette déclaration à elle seule suffit pour imaginer l’Etat d’âme au sein de la majorité présidentielle et au niveau de son chef. Certainement l’insomnie et l’agitation qui y règnent. Les 40% dont a parlés le maire, ajoutés aux 25% de Houngbédji, lui donne 65%. Et aucun challenger ne peut pas avoir le cœur tranquille avec cette réalité là.

 

Même si on ampute ce pourcentage de 10%, 15% …, Houngbédji qui à lui seul a eu 25% au premier comme au second tour, devancera toujours Yayi de loin car, ce dernier ne pourra plus jamais atteindre ses 35% du premier tour de 2006 maintenant que le masque est tombé. Voilà pourquoi à tout prix, il faut user des moyens comme la caporalisation des institutions, la tentative de division des G et F, la désinformation, la déformation, la manipulation des foules sur la personne de Houngbédji.

Ce que les instigateurs de ces méthodes ignorent, c’est que cette stratégie a été utilisée en 2006 et a permis à l’homme neuf qu’était Yayi d’avoir 35% au premier tour. Maintenant qu’il a géré le pays et que ses résultats décevants sont là pour témoigner de qui il est, les populations sont averties car, comme l’a dit le professeur Philipe Maarek « aucune bonne communication, ne pourra jamais corriger une mauvaise politique ». Et l’on sait que le régime du changement n’a pas une bonne politique de gouvernance publique.



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Tag(s) : #Politique Béninoise
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