Frap : Dans la stupidité de l’usage familial
jeudi 9 juillet 2009, par DP Le Grand Journal
Titus FOLLY
Donner des licornes aux arbres et aux éléphants pour faire gagner Boni Yayi en 2011. Telle est la leçon d’escrime du parti Front républicain pour une alternative patriotique suite à son 1er congrès ordinaire qui a eu lieu samedi dernier à Cotonou. Hortense Yahouédéou, la présidente a dû céder sa place à Marcel de Souza, frère de la première dame et beau-frère de Boni Yayi.
En prenant les commandes du Frap grâce à sa soeur Chantal de Souza Yayi, première dame du Bénin et manitou de ce parti, tout porte à croire que c’est une démarche qui semble provenir de la piètre opinion. Mais comment faire une telle profession et s’enfermer dans ses propres talons et souliers ?
En effet, le bureau qui a été mis en place n’est qu’un restreint cercle familial et dans une certaine mesure ressemble à une étoile de pôle dans le ciel de Ouidah. Dans le champ de l’esprit politique et surtout dans le contexte du changement débridé, une pareille option ne peut offrir qu’un petit avantage tandis que les corollaires sont naturellement nombreux. En se recroquevillant sur lui-même comme l’a fait le Frap, l’une des soupapes politiques de sécurité du changement, c’est que la première dame s’appuie et ce avec une foi invincible sur sa famille de Souza comme un réduit.
Si le régime actuel a évité de tomber dans ce panneau depuis trois ans, il vient de recourir à cet artifice avec en prime un instinct de nouveaux verrous autour d’un pouvoir qui vacille. On n’est jamais mieux servi que par soi dit l’adage. Mais si le frap dans sa carapace familiale fait l’objet de contribution, il n’en résultera qu’un phénomène contre nature. Quand on fait la promotion familiale politique dans les " entrailles de Souza " c’est une fatalité de conseiller, une erreur d’appréciation.
La fierté d’inspirer une flamme familiale pour consolider le changement met le Frap sur la trace des trahisons nationales. Le repli identitaire qu’on entrevoit au présent apparaît pour la race des marmousets de l’Etat FCBE qui est en interface entre Boni Yayi et le peuple ressemble à plus d’un titre à une jouissance. Pour les mouvanciers, c’est une jouissance dans la vengeance tandis que le peuple, c’est une jouissance dans les privilèges. Le parti de Marcel de Souza devra combattre de ce fait sur deux fronts. D’où les bulles qui se signalent déjà pour étouffer et vaincre avec talent ce machin qui ne pourra changer le sort de Yayi en 2011.
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