A ce soir pour le deuxième tour !
vendredi 18 septembre 2009, par DP Le Grand Journal
En compétition avec huit autres candidats, Nouréini Tidjani-Serpos a obtenu 2 voix sur les 58 du Conseil exécutif, sorte de « conseil d’administration » de l’organisation des Nations unies dédiée à la science, l’éducation et la culture.
57 ont pu exprimé clairement leur choix tandis qu’un bulletin est simplement classé au rang « abstention ou nul ». Pour tous les Béninois et pour beaucoup d’africains, la déception peut s’installer dans leur esprit au point de croire que rien n’est plus possible.
Nous voudrions leur apporter quelques réponses à leurs nombreuses et légitimes interrogations.
Car un second tour doit être organisé ce jour vendredi. Tous les candidats peuvent postuler à nouveau et il faut obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés pour être élu, donc trente voix si tout le monde vote.
Farouk Hosni, 71 ans, ministre de la Culture dans son pays a obtenu 22 voix et devance notamment la candidate bulgare Irina Gueorguieva Bokova qui compte huit voix et la commissaire européenne autrichienne Benita Ferrero-Waldner, qui en totalise sept. C’est aussi le score obtenu par le Russe Alexander Vladimirovich Yakovenko et l’Equatorienne Ivonne Juez. La Lituanienne Ina Marciulionyte obtient trois voix tandis que le Tanzanien n’a pu probablement compter que sur la seule voix de son pays. Quant à Mohammed Bejaoui de l’Algérie, il n’en a obtenu aucune.
Que peut-on comprendre dans ce type de scrutin qui n’est pas courant ? D’abord, le premier tour du jeudi 17 septembre comme les précédents permettent, en général, de lire les instructions reçues par les délégations des pays. C’est donc un galop d’essai !
Dès le deuxième tour, avec les premiers résultats et les désistements ou retraits éventuels, les délégations intègrent dans leur appréciation du contexte les auditions des candidats. Car, c’est une fois arrivées à l’Unesco et après le grand oral, qu’un autre élément d’appréciation intervient pour influer parfois sur les votes. Or, dans cet exercice qui s’est déroulé le 15 dernier à l’Unesco, il n’y a personne pour ne pas reconnaître que la prestation de celui qui vient en premier, en l’occurrence M. Hosny Farouk, n’était ni à la hauteur de la fonction à laquelle il prétend, ni en phase avec les défis de l’organisation.
On peut observer que pour l’élection du directeur général en 1999, M. Serageldin, candidat égyptien soutenu par l’OUA d’alors, avait obtenu respectivement 7, 3 et 4 voix aux trois premiers tours. De même, est-il important de rappeler, par ailleurs, que Frederico Mayor, en 1987, était 7ème au premier tour avant de finir premier. C’est que ce processus a ses règles, ses méandres que les surprises auxquelles il donne toujours lieu ne permet à personne de bomber le torse avant la victoire finale.
Nous gardons notre espoir ! Il n’est pas béat et la dynamique insufflée à l’équipe de campagne sous la houlette du ministre d’Etat Kogui qui est allé appuyer son collègue Chabi Zacharie, président de la commission Nationale pour l’Unesco pourra payer ! Attendons de voir !
Tout le Bénin et l’Afrique ainsi que des amis dans le monde veulent y croire, nous aussi avec eux !
Rodrigue Fassinou
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