Note de lecture:
La publication de cet article a été retardée pour ne pas gêner les actions du Président de la République du Bénin, le Dr. Boni YAYI, dont nous saluons la hauteur d'esprit, le sens de l'Etat et son engagement sans faille dans le soutien qu'il a apporté à notre frère, Nouréïni Tidjani-Serpos. On peut avoir des divergences politiques et savoir rendre à César, ce qui est à César. Le Président Boni YAYI n'a ménagé aucun effort pour soutenir le candidat du Bénin. Le peuple béninois doit en être fier. Tout comme votre serviteur.
Outre le Président Boni YAYI, il convient da remercier chaleureusement le Ministre d'Etat, Ministre de la Défense Nationale, le Dr. Issifou Kogui NDOURO, Chef de la délégation venue de Cotonou. Homme des missions discrètes et délicates dans les coulisses de l'UNESCO, il a su rassurer le candidat Tidjani-Serpos. Il mérite le respect de tous !!! A la dernière minute, il a été trompé par d'autres.
Comme à son habitude, la béninoiserie s'est invitée à l'UNESCO. Des personnalités béninoises, dont un Ministre et deux Ambassadeurs, ont saboté les instructions du Chef de l'Etat, le Dr. Boni YAYI. Ils ont désobéi au Chef de l'Etat pour des raisons bassement matérielles et égoïstes. Il appartient au Dr. Boni YAYI de leur infliger des sanctions à la hauteur de leur forfait. Le retrait de la candidature de Tidjani-Serpos a été négocié par ces mafieux, contre son gré.
Au troisième tour du scrutin de ce samedi, les deux voix de notre candidat ont été reportées sur le candidat Egyptien. Pour quelle contrepartie ?
Ad augusta per angusta !!!
Benoît ILLASSA
Samedi, 19 septembre 2009
Faustin AÏSSI
Professeur des Universités
1er Vice-Président du CBF
Villeneuve d'Ascq le 4 Septembre 2009
Retrait de Tidjani-Serpos de la course au poste de DG UNESCO: Écoeurant !
Notre compatriote TIDJANI SERPOS Nouréini, candidat à la direction générale de l'UNSCO, est en pleine campagne électorale. Le CBF est complètement mobilisé pour cette candidature qui fait honneur à notre pays et au continent africain. Le gouvernement du Bénin, après quelques tergiversations, a décidé de le soutenir puis de financer sa campagne.
Il y a quelques semaines, une journaliste de «Africa 24» avait souhaité que le CBF fasse partie du reportage qu'elle faisait pour couvrir sa campagne. Le président Ahomadégbé empêché, je représentais le CBF et j'étais déjà fort étonné que le représentant permanent du Bénin près de l'UNSCO, Yaï Joseph Olabiyi, ne fût pas présent aux côtés de notre candidat comme l'ambassadeur du Bénin à Paris Albert Agossou et le Consul Général, Joseph Ménart de Pognon. Mais le bruit courait déjà que M. Yaï Joseph soutenait et faisait campagne pour le candidat égyptien en parcourant le monde alors que le candidat Béninois n'avait même pas encore le financement du Bénin. Les «mauvaises langues» ajoutaient même qu'il avait été soudoyé puis «acheté» par les émirats du golfe. Sauf que c'était trop gros ! Comment imaginer un seul instant que le représentant du Bénin près de l'UNESCO, non seulement ne soutienne pas le candidat de son pays, mais soutienne ostensiblement et sans se cacher le candidat maghrébin ? On marche sur la tête.
Le jeudi 3 septembre dernier, notre représentant près de l'UNESCO était encore la seule personnalité Béninoise absente à la conférence de presse organisée par Tidjani Serpos au «Club-Presse» dans un grand hôtel parisien. En plus des journalistes, le CBF était toujours présent en les personnes du président Jean-Charles Ahomadégbé, de moi-même, 1er vice-président, de l'ambassadeur du Bénin, du consul général, de plusieurs ambassadeurs des représentations africaines à Paris et de personnalités de toutes nationalités africaines. En dehors des questions des journalistes, les témoignages à l'endroit du candidat étaient émouvants et élogieux.
Toutefois, je n'avais pas particulièrement prêté attention à une question d'un journaliste sur l'absence du représentant béninois près de l'UNESCO d'autant que l'ambassadeur Agossou la justifiait «habilement» par la présence à la présidence du conseil exécutif de Yaï Joseph.
C'est plus tard, en lisant dans le TGV le Monde Diplomatique du mois de septembre 2009 que je découvre toute l'ampleur du lynchage médiatique auquel participait le représentant permanent près de l'UNESCO, l'Ambassadeur Yaï Olabiyi Joseph, contre le candidat du Bénin, Tidjani Serpos Nouréini soutenu par l'Etat Béninois.
Vous pouvez le lire vous même notamment dans «lutte des places» car j'ai demandé à mon secrétariat de scanner les articles que vous avez en pièces-jointes ou vous pouvez acheter le Monde Diplomatique de ce mois.
Amadou Mahtar M'BOW, a été persiflé. Remonter plus de 20 ans en arrière pour démontrer que «l' Africain ne peut-être que mauvais manager, incapable de se porter lui-même candidat ou ne pouvant servir que de faire valoir pour après renvoyer l'ascenseur etc.», c'est montrer tout le mépris que ces Français ont pour l'Afrique. Cette affaire m'apparaît extrêmement grave. Nous, ressortissants Béninois, méritons une explication.
Deux grandes pages pour «assassiner médiatiquement» le candidat de notre pays en utilisant en plus la «plume béninoise» de son représentant permanent à l'UNESCO ! Cet article dit tout le mal que ces «lyncheurs» pensent des candidatures suscitées par le Secrétaire Général japonais sortant Matsuura pour étouffer des «pseudo scandales». La diffamation a été à son paroxysme quand le mandat du seul africain ayant été Secrétaire Général de 1974 à 1987, Amadou Mahtar M'BOW, a été persiflé. Remonter plus de 20 ans en arrière pour démontrer que «l' Africain ne peut-être que mauvais manager, incapable de se porter lui-même candidat ou ne pouvant servir que de faire valoir pour après après l'ascenseur etc.», c'est montrer tout le mépris que ces Français ont pour l'Afrique ! Peut-on descendre aussi bas sous la ceinture parce que la France soutient le candidat égyptien qui a déclaré publiquement « être prêt à brûler les livres israéliens». Un comble pour quelqu'un qui prétend être directeur général de l' Organisation des Nations Unies pour l' Education, la Science et la Culture ! C'est pourtant lui que la France soutient sous prétexte qu'elle co-préside avec l' Egypte l' Union de la Méditerranée !
Cette journaliste du Monde Diplomatique, Grabrielle Gapla, doit savoir de quoi elle parle quand on sait ce qui se passe actuellement au Gabon, ce qui s'était passé hier au Togo puis au Niger et avant-hier en Côte d' Ivoire peut-être demain au Sénégal. Avec la bienveillante complicité de ces journalistes français, le gouvernement du pays des Droits de l' Homme traficote les constitutions africaines par avocats véreux interposés pour maintenir les «incapables ou leurs fils» au pouvoir afin de continuer tranquillement à piller les richesses notamment les ressources minières et forestières de nos pays au profit des grands groupes comme Bolloré ou Bouygues.
Ce qui est particulièrement choquant, c'est que devant une telle traîtrise et désobéissance caractérisées, le gouvernement de Yayi Boni, docteur de son Etat, n'ait pas cru devoir enjoindre le représentant permanent Yaï Olabiyi Joseph à venir s'expliquer à Cotonou et le mettre «aux arrêts de représentation» jusqu'à la fin de la procédure d'élection puis décider ensuite du sort réservé aux traites à la Nation. J'ose croire que l'explication ne se trouve pas dans ce régionalisme viscéral qu'incarnent certains de nos compatriotes du septentrion.
Cette affaire m'apparaît extrêmement grave. Nous, ressortissants Béninois, méritons une explication de la part du gouvernement du Bénin. Comme c'est dans ce type de difficultés qu'on trouve la force nécessaire pour conduire le combat qu'on mène, mobilisons-nous derrière notre candidat, Tidjani Serpos Nouréini, le seul candidat craint par les huit autres parce qu'il est le pur produit de l'UNESCO depuis 1991, ayant occupé toutes ses hautes fonctions à l'intérieur de l'institution, il est le seul opérationnel dès son élection. La diaspora béninoise et plus particulièrement le Conseil des Béninois de France renouvelle toute sa sympathie à notre candidat qui est devenu celui de l'Afrique Noire. Nos voeux de réussite l'accompagne et la victoire est au bout du chemin.
Avec toutes mes fraternelles amitiés,
Faustin Aïssi
/image%2F1217104%2F20191118%2Fob_f52d34_benoit-illassa-et-patrice-talon.jpg)