(Le personnel civil et militaire du Palais n’a pas perçu ses primes)
vendredi 2 octobre 2009, par DP Le Grand Journal
La gouvernance exécrable des finances publiques, caractéristique du régime du Changement n’a pas fini d’étaler ses conséquences. La première administration de notre pays vit actuellement les effets indésirables de la situation causée par " l’Etat guichet automatique " de Boni Yayi.
L’amertume qui se lisait hier soir sur le visage du personnel civil et militaire du Palais de la République est l’illustration de leur état d’âme. Ces Béninoises et Béninois ont attendu en vain que le comptable du Palais fasse le geste qui les soulagerait. Mais hélas. L’argent n’est pas disponible.
En effet, tous les trois mois, le personnel toutes catégories confondues du Palais a droit à des primes de risque, de logement et de transport. Ces primes leur sont généralement payées avant le 30 du mois qui boucle le trimestre. Il était donc entrain d’espérer jouir de leur droit au plus tard le 30 septembre 2009 et ce pour le compte du troisième trimestre de l’année. Mais, leur espérance n’a pas tenu compte du fait que le tsunami de la banqueroute occasionnée par Boni Yayi, Koupaki et consort n’épargnera personne.
Le cas le plus dramatique dans cette mésaventure imposée par le régime du Changement est celui des contractuels ou des occasionnels du Palais. Ces derniers qui sont sans salaire ne vivent que de ces primes là. Ils sont désemparés et ne savent à quel saint se vouer. La plupart d’entre eux a misé sur ces ressources pour faire face aux dépenses inhérentes à la rentrée scolaire mais voilà que le Palais n’a pas pu respecter ses engagements.
Cette situation crée la démotivation et la désolation dans le rang du personnel et de ce fait, vicie l’atmosphère de travail au Palais de la République.
C’est à croire que la tactique trouvée par le gouvernement pour pouvoir payer aux fonctionnaires le salaire du mois de septembre montre déjà ses limites. En effet, l’Etat béninois a suspendu le paiement de ses dettes internes évaluées à 106 milliards de francs CFA. La raison officielle évoquée est d’auditer ces créances pour déceler en cas de besoin celles qui sont fictives. Mais des observateurs affirment que c’est une manière de geler le paiement des dettes en espérant une hypothétique bouffée d’oxygène.
Romain L. KIKI
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