Fraternité (Cotonou)
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18 Juillet 2007
Publié sur le web le 18 Juillet 2007
By Brice Houssou
Les braquages tous azimuts sont de retour. Les bandes de malfrats ont, par deux fois déjà, poussé leur audace jusqu'à s'attaquer au cortège présidentiel et à opérer tranquillement à quelques mètres de la présidence de la République.
"Qui peut le moins peut le plus" dit-on. La semaine dernière, c'est au tour du cortège du ministre de la santé alors en voyage sur Kandi, d'essuyer les tirs des acteurs de l'insécurité qui troublent le sommeil des populations de nos villes et campagnes. Le constat est amer. La recrudescence des vols à mains armées et des actes de délinquance ces deux dernières semaines est simplement inquiétante, osée et dangereuse pour le Bénin émergent que s'échine à réaliser le Dr Boni Yayi. Ce qui est sûr, quand des autorités de ce rang en arrivent à se faire braquer, le sort du citoyen lambda est connu d'avance. En effet, il ne se passe de jour où les populations ne sont attaquées et dépouillées de leurs biens. Pas plus tard que mardi dernier, c'est Porto-Novo qui a été le théâtre d'un braquage.
Dans quel pays sommes-nous et qu'est-ce advenu des multiples dispositions sécuritaires, notamment la commission interministérielle mise sur pied juste après le braquage derrière la présidence, en vue de s'attaquer à l'insécurité grandissante au Bénin ? Certes, l'attrait de la démocratie béninoise pour les investisseurs étrangers est indéniable. Mais à cela, il faut nécessairement ajouter le facteur sécuritaire. La démocratie sans un minimum de sécurité, les investisseurs n'ont rien à foutre avec !
Il est donc clair qu'il faut s'attaquer véritablement au mal. Ceci signifie qu'ils ont besoin qu'au triple plan de la sécurité de leur personne, de leurs biens et juridique, rien ne soit plus comme avant. Notre système de sécurité a des failles. Il faut le repenser et lui permettre d'être imperméable aux braqueurs qui eux, ne baissent pas les bras dans leur recherche effrénée de gain facile. Sans quoi, le Bénin émergent attendra encore un moment, faute d'investisseurs et de capitaux nationaux et étrangers pour tirer la machine de l'avant.
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