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Infirmières bulgares :
"c'est très dur", selon Sarkozy

NOUVELOBS.COM | 23.07.2007 | 13:55

Le président français a déclaré que les pourparlers sur le dossier des infirmières et du médecin bulgares détenus en Libye étaient "très durs", sans confirmer un éventuel déplacement là-bas.

 

 

 

 

(c) Reuters

 

Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré lundi que les pourparlers sur le dossier des infirmières et du médecin bulgares détenus en Libye étaient "très durs", sans confirmer un éventuel déplacement là-bas. Le président français n'a pas confirmé un éventuel déplacement dans le pays, tandis qu'une source officielle libyenne affirmait plus tôt qu'il était attenndu mercredi en fin de journée à Syrte, (à 500 km à l'Est de la capitale Tripoli, ), pour des entretiens avec le leader libyen Mouammar Kadhafi.

Cécilia

Cécilia Sarkozy, l'épouse du président français, a rencontré lundi Aicha, la fille du colonel Mouammar Kadhafi, qui dirige une organisation caritative. Elle ne s'était pas encore entretenue avec le chef de la révolution libyenne qui se trouve à Syrte. Mais l'Elysée, par la voix du porte-parole de la présidence David Martinon, a fait savoir que Cécilia Sarkozy, se trouvait en Libye en compagnie de Benita Ferrero-Waldner, le commissaire européen chargée des Relations extérieures, et du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, pour obtenir la libération des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien et leur "rapatriement immédiat".

Normalisation des relations

La même source diplomatique libyenne a également indiqué que Benita Ferrero-Waldner s'était entretenue avec des responsables du ministère des Affaires étrangères, qui ont notamment réclamé une "normalisation complète des relations de la Libye avec les pays de l'Union Européenne dans tous les domaines", ainsi que des garanties pour le traitement des enfants libyens atteints du sida.
Des responsables libyens avaient précédemment indiqué, sous couvert de l'anonymat, que Cécilia Sarkozy avait rencontré dimanche Mouammar Kadhafi, mais n'ont fait aucun autre commentaire.

Entretien avec Barroso

Dans son communiqué, le palais présidentiel précise que le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy s'est entretenu "plusieurs fois ces derniers jours" avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso sur cette affaire.
De même, ajoute David Martinon, Nicolas Sarkozy a eu le président Barroso "au téléphone à plusieurs reprises cette nuit afin d'évoquer les calendriers d'un accord pour obtenir la libération des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien et leur rapatriement immédiat".
Selon le site internet de l'hebdomadaire français Le Point, la France envisage de raccompagner les cinq infirmières bulgares "vers Sofia à bord de l'avion français, en présence de Claude Guéant et de Cécilia Sarkozy".

Prison à vie

L'épouse du chef d'Etat français s'était rendue une première fois en Libye la semaine dernière et avait rendu visite aux infirmières bulgares. Ces dernières, condamnées à mort en Libye en compagnie d'un médecin d'origine palestinienne, ont été déclarées coupables d'avoir sciemment inoculé le virus VIH du SIDA à plus de 400 enfants d'un hôpital de Benghazi, en Libye.
Leur peine a été commuée en peine de prison à vie et on s'attend à ce que les six soignants soient transférés prochainement vers la Bulgarie.
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Tag(s) : #Politique Internationale
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