Des documents sur le cahier des charges relatif à l’exploitation des réseaux Gsm, portant les signatures d’anciens ministres, seraient à la disposition de certains opérateurs qui attendent de les brandir contre l’Etat béninois au moment opportun. Lesdits documents restés introuvables jusque là, il a y lieu d’interpeller les ministres concernés pour qu’ils viennent s’expliquer sur le sort qui leur ont été réservé. Des clarifications sont également attendues de la part de l’autorité transitoire de régulation
Des informations persistantes font état de ce que les opérateurs Gsm tiennent à leur disposition plusieurs arrêtés les autorisant à poser des actes défendus dans la convention et les cahiers des charges relatifs à l’exploitations des réseaux Gsm au Bénin et adoptés en Août 2002. En conséquence, il devient nécessaire que l’Autorité transitoire de régulation apporte des clarifications. Pendant ce temps, le gouvernement devrait à son tour penser à interpeller les anciens ministres, probables signataires desdits arrêtés pour qu’ils s’en expliquent. Ces mesures de clarifications sont d’autant plus indispensables pour la manifestation de la vérité et l’équilibre de l’information au sein de l’opinion encore confuse que ces arrêtés seraient de plus en plus brandis par les opérateurs suspendus pour justifier certaines infractions qu’ils ont commises, notamment l’interconnexion directe, l’accès à l’international… Les recherches entreprises n’ont pas pu permettre de retrouver les traces desdits arrêtés dans les archives de l’administration publique bien que l’un de ces arrêtés ait été signé par les anciens ministres de la Communication, des Finances et de la Justice en 2006 seulement sous le régime défunt. Curieuse disparition car la pratique exige l’entretien dans les archives d’une ou plusieurs copies de tous les actes administratifs pris par un ministre. Alors des clarifications s’imposent pour que cessent la campagne d’intoxication actuellement entretenue sur le sujet. La réaction des autorités est d’autant plus nécessaire que qu’il est actuellement redouté que les opérateurs concernés ne mettent leur plan en exécution, celui d’entraîner le Bénin dans un procès devant des institutions judiciaire internationaux. Dans ce cadre, les autorités béninoises ont tout intérêt à se préparer en conséquence, pour ne pas se laisser surprendre au dernier moment.
Ludovic D. Guédénon
23 Juillet 2007
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