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Chronique du jour

Coup de fouet dans le nid des femmes corrompues

En lavant à grande eau le pays de la souillure de la corruption, l’équipage Boni Yayi fait le ménage dans le monde des femmes. La machine à broyer les corrompus fonctionne à merveille depuis l’avènement du régime du changement. Tel le cyclone Dean qui ravage les Caraïbes, la lutte contre la corruption enclenchée par Boni Yayi ébranle les sociétés d’Etat. Après Célestine Adjanohoun ex directrice générale de la Sbee, deux autres femmes sont dans l’œil du cyclone. L’ex Dg/Sogema Lucienne Carrena et la Dg/Plm Alédjo Olga da Silva sont sur la sellette. Accusées de malversations et donc de mal gouvernance, elles risquent la prison.

’’Des instructions sont données aux ministres compétents pour engager contre elles des poursuites judiciaires’’. Lucienne Carrena, Célestine Adjanohoun et Olga da Silva seraient coupables de prévarications, de détournements de fonds. Avec les nouvelles révélations sur des directrices générales de sociétés d’Etat, la femme, réputée pour sa gestion rigoureuse et transparente de la chose publique, est en proie à une indignité. La corruption, cancer qui ronge le corps social se met officiellement à métastaser dans le rang des femmes. Lucienne et Olga ont, semble-t-il, célébré le deuil éclatant de la bonne gouvernance.

’’On a raison d’exclure les femmes des affaires publiques’’ disait courageusement et étonnamment Mme de Staël, elle-même femme. Loin de faire l’apologie de la phallocratie, je crois que le gouvernement de Boni Yayi vient d’apporter la preuve que nos valeureuses femmes sont elles aussi bien impliquées dans ’’les pratiques peu orthodoxes de gestion administrative, financière, comptable, matérielle et technique qui caractérisent l’administration publique béninoise’’. La parité et donc rétablie dans le vol, l’escroquerie, la fraude...La société longtemps résignée semble avoir maintenant la force de stigmatiser ceux qui se servent au lieu de servir.

Mais le cartel des femmes corrompues n’a forcément pas pris des galons sans la complicité du syndicat masculin du crime économique et vice versa. Un véritable cercle vicieux qui constitue une plaie béante pour le pays candidat à l’émergence. Il est cependant à craindre que les femmes prennent plus d’ampleur dans le pillage du patrimoine de la Nation. La famille, cellule de la société sera en péril si nos ’’mamans’’ gardiennes du foyer et donc garantes de la bonne éducation des enfants, en viennent à exceller dans l’art de fossoyer l’économie dans la gestion des affaires publiques. Fort heureusement, de braves femmes ont refusé de pactiser avec le diable en se mettant en tête de mouvements contre la corruption. Si Lucienne et Olga mouillées dans les malversations dégagent de forte odeur de corruption, d’autres femmes font honneur à la ’’ race d’honnêtes femmes adeptes de la bonne gouvernance’’. Et loin de moi l’idée de penser comme Alfred de Vigny que la femme est ’’enfant malade et douze fois impure’’. Je veux fondre dans la philosophie de Gérard de Nerval qui, malgré tout, met la femme sur un piédestal trop élevé.

Les frasques de brebis galeuses aux affaires méritent d’être sanctionnées afin que la parité dans l’exercice du mal soit brisée et que la corruption gangreneuse soit étouffée. Le régime Boni Yayi a toutes les cartes en main.


Sulpice Oscar Gbaguidi, 22 août 2007
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Tag(s) : #Politique Béninoise
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