DECLARATION
NON A LA MYSTIFICATION !
SEULE LA VERITE AU PEUPLE PEUT FORTIFIER LA PATRIE.
Le Conseil des Ministres réuni en session extraordinaire le vendredi 09 novembre a annoncé, au titre des résultats du contrôle de la gestion de la SBEE par l’Inspection Générale d’Etat (IGE), à la suite de dénonciation par les travailleurs, l’implication de dix-huit (18) personnes en tant que responsables de malversations et de crimes économiques. Au nombre de celles-ci, il y a l’ancien ministre Kamarou Fassassi, trois (03) ex-DG de la SBEE, Célestine Adjanohoun, Luc da Matha Santh’anna et Roger Kouessi. Il est recommandé par le Conseil des Ministres que le Chef de l’Etat, Yayi Boni saisisse l’Assemblée Nationale aux fins de la levée de l’immunité parlementaire de Mme Adjanohoun et de Luc da Matha ainsi que pour la mise en accusation de Kamarou Fassassi devant la Haute Cour de Justice.
Certains hommes et notamment ceux de la cour de Boni Yayi crieront que le Chef de l’Etat « relance » la lutte contre l’impunité, que le Chef de l’Etat n’hésite pas à frapper même dans son propre camp. Mais il suffit de réfléchir un tout petit peu pour observer les faits suivants :
- La dénonciation populaire des pilleurs de l’économie date d’il y a longtemps, et la gabegie à la SBEE comme à la tête des autres entreprises publiques bien connue auparavant ;
- Au nombre des « sept (7) faiblesses notoires du gouvernement de Yayi Boni », le Parti Communiste du Bénin, dans une déclaration en date du 09 octobre 2006, avait dénoncé « la multiplication des partis politiques autour de la mouvance "cauris" ou "changement" où accourent telles des mouches vers le miel des hommes vils et veules dont on n’ignore pas pour certains d’entre eux leurs antécédents en matière de vols des deniers publics et autres appartenances à des groupes de mafieux. Le Bénin du changement a-t-il besoin de soutiens malpropres, malodorants ainsi qu’on en a connus dans un passé bien récent ? Le peuple observe et attend. »
- C’est Boni Yayi lui-même qui a confectionné la liste FCBE pour les législatives de 2007 avec pour critères les hommes les plus riches pouvant financer eux-mêmes leur propre campagne. Or, l’on sait dans notre pays, qu’un DG ou un haut fonctionnaire d’Etat ne peut être riche sans être un corrompu, un membre de groupe mafieux. C’est ainsi qu’ont été cooptés sur la liste FCBE, les da Matha, Adjanohoun et des dizaines d’autres éléments dont le sieur Marcellin Zannou, (douanier de son état). Boni Yayi amplifiait ainsi la campagne pour la corruption et la souillure en matière électorale et il s’est personnellement impliqué lui-même dans la campagne jusques y compris par des aces de parjure au profit de sa liste de corrompus notoires. Après les élections, il a démarché les corrompus attitrés des autres listes. Le Parlement actuel est ainsi rempli de gros corrompus, de mafieux de la pire espèce.
- Pascal Fantodji, Président de campagne de la liste « Pour une République Démocratique Indépendante et Moderne (RDIM) » avait appelé à l’invalidation de la liste FCBE. Mais sous la houlette de Yayi Boni toute la haute bourgeoisie s’est coalisée telle en une sainte alliance pour nous donner un parlement où dominent les pilleurs et les assassins.
- Contre la corruption, la gabegie, la démocratie révolutionnaire a élaboré un dossier programme adopté par le Forum des Forums le 14 septembre puis déposé le 29 septembre 2006 au Président de la République Boni Yayi. Il lui est demandé entre autres, la publication non seulement des audits, mais surtout de tous les accords de coopération techniques et économiques, de tous les contrats de travaux, avec la possibilité de leur critique par le peuple. Mais Boni Yayi n’en fait rien.
En conclusion :
C’est Boni Yayi qui est au centre de la corruption et de la mafia actuellement au Bénin. C’est lui-même qui a regroupé autour de sa personne les pires corrompus connus dans notre pays. Sa majorité FCBE est composée de tels hommes. Aujourd’hui, soit moins de six (06) mois après les élections législatives, le peuple a pu savoir un bout au sujet de Marcellin Zannou et autre Adékambi à la Douane, Mme Adjanohoun, Luc da Matha …à la SBEE. Et les autres FCBE à la tête d’autres entreprises publiques ? Et si on allait gratter un peu au sein de la majorité élargie, vers les Gbadamassi Rachidi, Salifou Issa dit Saley… ?
Si on doit s’en prendre à quelqu’un en premier aujourd’hui à propos de la corruption, c’est bien à Yayi Boni lui-même. C’est lui qui est au cœur des affaires. C’est autour de lui et sous sa houlette que se construit aujourd’hui à coup de vols et de corruption, le clan des « nouveaux riches » (sic) pour réussir sa pérennité à la tête du pays.
Alors, quand acceptera-t-il enfin de se remettre en cause au lieu de vouloir tout le temps penser tromper le peuple en lui jetant quelques hommes en pâture ? Car, sur ce dossier et sur d’autres, le peuple attend des décisions. Par exemple, l’arrêt des Nouveaux Programmes d’Etude (NPE) suivi de l’application du chronogramme de l’INIREF. Les enseignants par peur des parents n’exécutent plus les fameux NPE, mais plutôt les programmes intermédiaires, pratiquant du coup tacitement une désobéissance civile massive. Voilà un pouvoir qui a crié avoir réussi une rentrée scolaire mais dont le programme d’enseignement est rejeté au profit de celui recommandé par la démocratie révolutionnaire en lutte.
Qu’attend donc Boni Yayi pour supprimer ce programme et se conformer à la réalité ?
Ni la nomination d’un opportuniste du genre de Roger Gbégnonvi, ni l’achat en masse de journalistes à chanter sur tous les tons et à longueur de journées les louanges du Chef de l’Etat ne régle en rien la question. Boni Yayi doit savoir qu’il lui faut servir les exigences populaires ; sinon, à continuer de se faire renégat et mystificateur à jouer à l’escamotage, il ne risque rien d’autre que la colère et la décision du peuple à le chasser du pouvoir.
Cotonou, le 12 novembre 2007
Le Parti Communiste du Bénin
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