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17 février 2008

Le président Bush signe un accord de 700 millions de dollars avec la Tanzanie

M. Bush fait l'éloge du souci que manifeste le gouvernement de M. Kikwete pour le bien-être du peuple tanzanien.

George Bush et Jakaya Mrisho Kikwete
Le président Bush et M. Jakaya Mrisho Kikwete, le président de la Tanzanie, le 16 février 2008. (© AP Images)

Dar-es-Salam (Tanzanie) - La Société du compte du millénaire (MCC) accordera à la Tanzanie, au cours des cinq prochaines années, près de 700 millions de dollars qui seront consacrés à l'amélioration du réseau routier et de l'infrastructure énergétique ainsi qu'à l'élargissement de l'accès de la population à l'eau potable, a affirmé le président Bush. C'est le plus important accord économique de ce genre conclu à ce jour.

« J'espère que cette initiative s'inscrira dans un vaste programme de transformation de votre pays (...) Nous nous y associons en raison de l'engagement de votre gouvernement et de votre engagement personnel à lutter contre la corruption, à investir dans l'instruction et dans la santé de votre peuple et à accepter et à promouvoir l'économie de marché », a déclaré M. Bush lors d'une cérémonie tenue le 17 février à l'extérieur de la résidence officielle du président de la Tanzanie, M. Jakaya Kikwete.

Les deux présidents se sont entretenus pendant plus d'une heure avant de sortir pour signer l'accord de la MCC et répondre aux questions de la presse.

M. Bush n'a pas tari d'éloges au sujet du gouvernement de M. Kikwete, déclarant notamment : « Nous sommes des partenaires pour la démocratie et croyons qu'un gouvernement doit répondre aux besoins du peuple ; nous sommes également partenaires en vue de lutter contre les maladies, de promouvoir le progrès et d'œuvrer pour la paix. »

De son côté, le président Kikwete s'est félicité de l'accord de la MCC, déclarant que ce financement permettrait de relever des défis cruciaux en matière d'infrastructure « dans des domaines qui, pendant longtemps, ont fait obstacle à la croissance et au développement ».

En venant signer personnellement cet accord en Tanzanie, M. Bush a démontré sa grande affection personnelle pour le peuple tanzanien, a affirmé M. Kikwete. Mieux encore, a-t-il poursuivi, cela montre la « grande compassion » que ressent le président Bush pour l'Afrique, et qui s'est traduite par plusieurs initiatives guidées notamment par un profond sens moral de l'importance que revêtait le soutien accordé à ce continent pour l'aider à améliorer la gouvernance, à lutter contre la pauvreté, à mieux partager la prospérité, à régler les conflits, à renforcer la sécurité et, ensemble, à lutter contre le fléau du terrorisme.

La lutte contre le sida

Les États-Unis et la Tanzanie œuvrent de concert à combattre le fléau du sida dans le cadre du Plan présidentiel d'aide d'urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR) et à éradiquer le paludisme dans le cadre de l'Initiative de lutte contre le paludisme (PMI), a indiqué M. Bush.

Sous le gouvernement Bush, le nombre de personnes en Afrique recevant un traitement antirétroviral pour le sida est passé de 50.000 en 2001 à plus de 1,2 million, a indiqué le président des États-Unis.

« Je dis à mes concitoyens que ce nombre est bon et admirable (...) mais que ce n'est qu'un début », a-t-il déclaré. C'est pourquoi il a demandé au Congrès de doubler la dotation du PEPFAR pour l'Afrique et de proroger ce programme pour cinq ans de plus. « Nous ne voulons pas que les Africains s'interrogent sur la question de savoir si la générosité du peuple américain va continuer », a-t-il souligné.

La lutte contre le paludisme

Passant au paludisme, M. Bush a déclaré : « Cela me brise le cœur de savoir que de petits enfants meurent à cause d'une piqûre de moustique, alors que cela pourrait être évité » car il existe des traitements contre le paludisme, qui ne nécessitent qu'un financement et de l'organisation.

M. Bush a fait l'éloge du président Kikwete pour sa volonté de distribuer des moustiquaires traitées à l'insecticide et d'informer le public des moyens de prévention du paludisme, et pour avoir fait de réels progrès en ce sens dans l'île de Zanzibar, où le programme antipaludéen « est un modèle pour tout le continent ».

M. Kikwete a remercié le président Bush et le peuple des États-Unis d'avoir sauvé des vies en Afrique. « Monsieur le Président, aujourd'hui, il y a des milliers de femmes et d'enfants qui seraient morts du paludisme mais qui sont encore en vie, en Tanzanie et dans le reste du continent africain » grâce à l'initiative contre le paludisme.

Le chef de l'État tanzanien a cité des chiffres en provenance de Zanzibar afin d'illustrer son propos : « En 2004, a-t-il dit, dans la clinique de soins externes, 500.000 personnes frappées de paludisme ont été traitées. En 2007, ce nombre est tombé à seulement 10.000. En 2004, à Zanzibar, 40 % des patients examinés étaient séropositifs pour le paludisme. En 2007, ce pourcentage s'est réduit à 5 %. »

En outre, des milliers d'enfants n'ont pas été privés de leurs parents, ne sont pas devenus orphelins, grâce au programme PEPFAR anti-sida du président Bush, a ajouté M. Kikwete.

« Différentes personnes peuvent avoir des opinions diverses à votre sujet et au sujet de votre gouvernement, mais nous, en Tanzanie - si nous pouvons parler en notre nom et au nom de l'Afrique - nous savons avec certitude que vous avez été un grand ami de notre pays ... et de l'Afrique », a affirmé le président tanzanien.

Autres activités en Tanzanie

À l'issue de la cérémonie au palais présidentiel, le président et Mme Laura Bush ont visité l'hôpital du district d'Amana, à la contruction duquel les États-Unis ont concouru, et qui a soigné plus d'un million de patients, avec ses 13 dispensaires. Ensuite, le couple présidentiel a participé à une table ronde avec des patients séropositifs pour le VIH, qui leur ont rendu compte de leur traitement antirétroviral dans le cadre du PEPFAR.

M. et Mme Bush ont terminé leur journée par une réunion avec les familles des victimes de l'attentat à la bombe perpétré en 1998 contre l'ambassade des États-Unis à Dar-es-Salam, avant de rentrer au palais présidentiel pour un dîner donné en leur honneur.

M. Bush devait passer une journée de plus en Tanzanie, puis se rendre au Rwanda, au Ghana et au Libéria avant de regagner les États-Unis. La première escale de sa tournée historique en Afrique était le Bénin.

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Tag(s) : #Politique Internationale
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