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NDRL: Au lieu de rechercher les voies et moyens pour résoudre ce problème crucial du délestage, les griots changementeurs veulent gagner toutes les communes du Bénin. Rien que ça !

 

Bientôt, le Bénin va émerger avec des industries lourdes partout dans le pays. La Suisse de l'Afrique quoi !

 

Les électeurs Béninois se doivent de punir tous les vendeurs d'illusion tapis sur les listes FCBE, le 20 avril prochain. Assez de démagogie de la part de ceux qui confondent la gestion d'un état à celle d'une petite banque sous-régionale.

 

Yayi Boni et ses affacionados sont des populistes qu'il est urgent de mettre hors d'état de nuire, pour la bonne santé de nos populations et celle de nos Institutions républicaines. Car, sauf à être un illuminé, qui peut croire au développement d'un pays sans l'énergie, que le commun des mortels appelle "courant" chez nous ?

 

Le 20 avril 2008, votez et faites voter contre les listes FCBE !!!

 

Notre Messie à nous a pour nom: Le peuple Béninois.

 

Benoît ILLASSA

 

 

  Coupures intempestives ou délestage:Les raisons d’une situation désastreuse pour les populations

 

28 mars 2008


Depuis quelques semaines, les coupures d’électricités se font de plus en plus accrues. Pendant que les populations crient leur désarroi face à ce qu’elles appellent délestage, les autorités en charge de l’énergie au Bénin, parlent plutôt de coupures. Elles livrent aussi les raisons de cette situation et les tentatives de solutions envisagées par le gouvernement.

Appareils grillés, produits congelés avariés, nuits surchauffées….Ce sont là quelques conséquences de la triste situation que vivent depuis quelques semaines les Béninois. A l’origine de cette situation, les coupures intempestives de l’énergie électrique. Plus intenses que jamais, ces coupures ont la particularité de se répéter dans un intervalle de temps très limité ; 5 minutes environs. Et lorsque le courant revient, c’est avec une puissance telle que les appareils qui sont restés sous tension, prennent un coup. Dans les ménages comme des les petits commerces ou encore dans les grandes unités de production, les effets du délestage se font de plus en plus navrants. Certains commerçants ont finalement choisi d’arrêter leur commerce le temps que la situation se régularise. Les grandes entreprises de transformation ne sont pas épargnées. Lorsque vient l’heure de la révision des cours pour les apprenants de tous les ordres, commence un véritable chemin de croix. Avec les coupures répétées dans des laps de temps très courts, le sommeil fini toujours par prendre le dessus, surtout lorsque la lampe à pétrole devient le seul palliatif. Comme à l’époque de la pierre taillée, les apprenants et même les enseignants doivent aller chercher au plus profond des ressources de leurs yeux pour réviser, corriger les copies des cadres de demain, ou préparer les cours. Dans les amphithéâtres de l’université d’Abomey-Calavi, les micros ne servent plus à rien faute d’électricité. Dans les résidences universitaires où l’eau et l’électricité sont souvent liées, imaginer la double souffrance des résidents. Aux guichets des chèques postaux hier, il a fallu la descente des forces de l’ordre sur les lieux pour calmer des vieux retraités remontés contre les agents payeurs. La cause de leur mécontentement, encore le délestage qui empêcherait d’effectuer le paiement des pensions de retraite. Ces anciens fonctionnaires de l’administration béninoise, menaçaient de ne quitter les lieux qu’après règlement de leur situation. Les cas pour illustrer le calvaire des populations béninoises en cette période sont légions. Face à cet état de chose, les autorités en charge de l’énergie au Bénin donnent quelques raisons pour expliquerce qu’elles se refusent de qualifier de délestage.

Les raisons des coupures d’électricité

Selon le secrétaire général du ministère des Mines de l’Energie et de l’Eau (Mmee), Gabriel Dansou Lokossou, il est un peu exagéré de parler de délestage. Il opte plutôt pour le terme « coupures ». Les raisons des coupures selon ses explications, sont essentiellement liées à l’incapacité de la société nigériane Tcm de livrer au Bénin à travers le projet d’interconnexion avec la Ceb, les 80 mégawatts conclus dans le contrat. En effet, les besoins en énergie du Bénin sont évalués à 130 mégawatts. Pour l’heure, la Sbee fournit 6 mégawatts et les différents groupes électrogènes de Agrico et Mri, 50 mégawatts, à raison de 30 mégawatts et 20 mégawatts. Ce qui au finish, crée un déficit de 74 mégawatts qu’il faut combler. Cette quantité d’énergie a été portée à 80 mégawatts que devrait livrer la société Tcm à travers l’interconnexion avec le Nigéria. Mais il se trouve que depuis quelques semaines, la centrale thermique du Nigéria qui a une puissance de 1200 mégawatts, n’arrive pas à alimenter le Bénin. Pour cause, le pipeline qui alimente ladite centrale en gaz est endommagé. Conséquence, les 80 mégawatts que doit recevoir le Bénin pour satisfaire ses besoins en énergie électrique, ne sont momentanément indisponibles. D’où les interruptions répétées dont sont malheureusement victimes les populations. Que fait alors le gouvernement face à cette crise qui est révélatrice de la dépendance énergétique du Bénin ?

Des entames de solutions

A en croire le secrétaire général du Mmee, le gouvernement du Bénin n’est pas resté les bras croisés depuis que cette crise s’est déclenchée. Dans les tous prochains jours, une délégation de la Communauté électrique du Bénin (Ceb), de la Sbee et du Mmee se rendra au Nigéria pour discuter avec les responsables de Tcm, des voies et moyens pour que la livraison des 80 mégawatts convenus reprenne le plus tôt possible. Devant ce cas de force majeure, le chef de l’Etat aurait aussi entrepris des démarches pour que l’énergie en provenance du Ghana pour le Togo à travers le barrage d’Akossombo, soit partagée avec le Bénin pour l’aider à traverser cette période. Pour ce qui est de la solution des turbines à gaz, Gabriel Dansou Lokossou rassure que dans 18 mois, elles seront livrées au Bénin en provenance des usines aux Etats-Unis d’Amérique. L’autre solution qui tient à cœur au gouvernement et qui est en bonne voie, c’est la dotation du Bénin en barrages propres à lui. Sur ce point, le ministre de l’Energie aurait donné des instructions pour que celui d’Adjarala (147 mégawatts), et celui de Kétou sur le fleuve Ouémé (100 à 120 mégawatts), soient très vite construits. Pour le premier, les experts chinois de « Sino Hydro » sont au Bénin depuis le 24 mars, pour finaliser l’étude de faisabilité. Quant au second, les négociations avec les Canadiens sont très avancées. Le gouvernement envisage aussi à long terme, la construction de mini-barrages à l’intérieur du pays.

Comment certains Béninois vivent les coupures

Gérant de l’hôtel Résidence Graci à Atinkanmey : On le vit très fréquemment. On se demande si on va toujours continuer par parler de délestage. Selon la définition que le ministre même a donné à la télé, c’est quand la coupure dure au moins 3 heures de temps qu’on parle de délestage. Mais ces temps-ci, on constate la récurrence du phénomène. Toutes les 10 minutes presque, on nous coupe. Cela agit inévitablement. Heureusement que nous avons un groupe électrogène pour suppléer un tant soit peu, mais ça ne résout pas à 100% le problème. Parce que le groupe que nous avons n’arrive pas à faire tourner les climatiseurs. Parfois les clients qui viennent séjourner chez nous se plaignent mais on est obligé de leur expliquer que c’est général. L’entretien du groupe nous revient cher mais on est obligé de faire avec. Comme dommages l’an dernier, les coupures intempestives ont bousillé plusieurs appareils que la Sbee est venue constater mais jusque là rien. Cette année encore, il y a l’un des climatiseurs qui a cessé de fonctionner pour la même cause. Mon souhait est celui de tout le monde. Qu’on y trouve assez rapidement une solution.

Franco Héhou (Gérant de cyber café) :

Toutes nos activités tournent au ralenti à cause des coupures d’électricité. Ces deux derniers jours nous n’avons pas ouvert, faute d’électricité. On était obligé de refouler des clients. Notre Cyber a subi des manques à gagner sans imaginer ce que certaines entreprises ont pu subi comme désagrément. Je pense qu’aujourd’hui tous nos espoirs s’effondrent. Avec une situation qui n’a que trop duré nous sommes maintenant à deux doigts de fermer notre Cyber car nous courons vers la faillite. Toutes nos machines n’ont pu résister aux coupures intempestives. On a reposé nos espoirs sur les promesses que le gouvernement actuel nous avait faites. On a pensé qu’avec lui, la situation s’arrangerait. Je me demande à quoi ont servi les vagues de limogeages. A quoi a servi leur histoire d’interconnexion ?

Gérant de la boulangerie « le chardon bleu » à Scoa gbéto :

C’est de la réparation du groupe électrogène que je suis entrain de discuter avec le mécanicien. Nous souffrons beaucoup. Vous le savez déjà. Et comme l’entreprise doit tourner, on y fait face même si ça revient cher. Parce que, dès qu’il y a coupure, il faut alimenter et le groupe, et le four en gas-oil. Et vous n’avez pas le droit de diminuer le poids du pain. Sinon, les clients iront ailleurs. Donc par moments, nous subissons. Encore que le gas-oil et la farine de blé coûtent cher aujourd’hui. Tout ce qui me reste c’est de prier pour un dénouement rapide.

Albert (Tenancier d’un dépôt de produits laitiers)

La conservation des produits laitiers et autres yaourts devient difficile. Nos produits ne peuvent se vendre que frais et sans l’énergie électrique, ce n’est pas possible. Pour tenir le coup, nous sommes obligés d’utiliser un groupe électrogène avec toutes les répercutions que cela comporte surtout en terme de coût de production.

Cathérine Bankolé : gérante d’un supermarché de la place

Notre boutique est située à coté d’une grande menuiserie où les ouvriers ne se passent pas de consommer nos boissons fraîches surtout en ce temps de chaleur intense. Ces jours-ci, nous n’arrivons plus à réaliser le même chiffre d’affaires à cause des coupures intempestives de l’électricité dans la journée. Non seulement les sachets d’eau communément appelés « pure water », les jus d’ananas et de bissape mis au réfrigérateur n’arrivent plus à recevoir la température nécessaire pouvant les rendre frais, mais certains sachets se percent sous l’effet de la chaleur ; ce qui fait que le contenu coule . Les clients se plaignent à tout moment et cela nous indispose aussi. Nous demandons aux autorités de la Société béninoise d’énergie électrique de trouver des solutions pour mettre fin à cette situation qui perdure et crée des désagréments à tous les citoyens béninois.

Emlie (Tenancière de buvette)

Mes clients ne cessent de se plaindre du fait que mes boissons ne sont plus très fraîches comme ils aiment. Et ainsi, ils sont tentés de s’en aller. D’autres disent ne pas pouvoir rester dans une buvette sans la musique. Je perds beaucoup dans cette période. Mes activités ne marchent plus comme avant. J’ai eu recours à un groupe électrogène mais vu la taille de mes congélateurs, il ne peut les supporter. Il me faut un autre groupe électrogène plus puissant. Mais où vais-je trouver les sous quand rien ne marche. Ce qui m’énerve dans toute cette histoire c’est qu’à la fin du mois, ils vont s’empresser de nous envoyer des factures élevées comme ils en ont l’habitude.

Arsène H. (Enseignant des lycées et collèges)

Je suis au quartier Sainte Rita où tout se passe comme si la Sbee était décidée à nous faire vivre l’enfer. Non seulement les coupures intempestives nous bloquent dans toutes nos activités, mais elles endommagent nos appareils électroménagers. Moi en tant qu’enseignant, je suis confronté au quotidien à des difficultés pour la correction des copies de mes élèves et pour la préparation de mes cours. En tant que parent d’élève, je plaints les enfants qui sont contraints d’étudier avec des lampes à pétrole. C’est dommage qu’on nous chante émergence tous les jours, et qu’on soit encore à la lampe à pétrole et à la torche.

A.P. (Agent de l’administration publique)

Nous ne pouvons pas faire cinq minutes sans que l’électricité ne soit coupée. Dans ces conditions, tout le monde se met à dormir dans les bureaux et le travail n’avance pas. Le groupe électrogène que nous possédons fait beaucoup plus de bruits que n’alimente le bureau. Je dois déposer un rapport depuis près d’une semaine, mais chaque fois que je commence, le délestage s’en mêle. Nous venons de perdre l’un de nos ordinateurs à cause de ces coupures répétées. Il faut qu’on sache ce qui se passe, car le gouvernement avait promis avec l’interconnexion et les achats de groupes électrogènes, que la situation s’améliorerait. Mais aujourd’hui, je constate que c’est pire. Après l’astuce de la baisse du niveau d’eau dans les barrages, je me demande bien ce qu’ils vont nous servir maintenant.

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Tag(s) : #Politique Béninoise
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