Avec le roi Boni 1er:
2006, vous aviez voté YANAYI;
2008, vous allez aimer l'enfer de la vie chère !!!
Un comédien doué
En obtenant près de 75 % des voix à l’occasion du second tour de l’élection présidentielle, le 19 mars 2006, Yayi Boni avait été brillamment élu président de la République du Bénin. Cette consécration électorale venait clore une campagne dominée par une volonté de changement que la nouvelle figure politique
semblait le mieux incarner. A travers son slogan «Ça peut changer, ça doit changer, ça va changer », il a réussi à… hypnotiser les Béninois. Aujourd’hui, après plus de deux années de gouvernement, le mot changement semble rimer avec entêtement (à conduire le pays dans le gouffre). Une fois hissé au sommet, Yayi Boni a déçu tous les espoirs de par sa gestion calamiteuse du pouvoir. Les promesses (pour ne pas dire comédies) électorales de l’économiste-Président sont malheureusement devenues de simples paperasses archivées et le rêve de milliers de Béninois est dangereusement devenu un cauchemar. Retour sur quelques promesses oubliées.
Les observateurs politiques accordent souvent à juste titre de longs mois de temps de grâce à un nouveau gouvernement. C’est en fait, la période d’attente normale au cours de laquelle le gouvernement se met en place et au-delà de laquelle un jugement sérieux et raisonnable peut être politiquement correct. Certains observateurs accordent au nouvel élu le bénéfice du doute pendant un an mais au-delà de cette période, dans un pays démocratique, le gouvernement n’a plus droit au free pass. Il est logiquement confronté aux critiques du peuple, des médias et de l’opposition. Mais dans le cas de Yayi Boni, les Béninois et les médias ont tendance à lui décerner un laisser-passer gratuit qui va probablement durer cinq ans. Le Président béninois gouverne comme s’il était dans un pays autocratique. Il pilote le pays comme bon lui semble et selon ses humeurs. Il s’est accaparé de tous les pouvoirs et réprime inlassablement les moindres soupçons de critiques à son égard. Il a pourtant promis en son temps de «consolider et d’enraciner la démocratie, l’unité nationale et la paix». Des mots, rien que de mots vides pour tromper la vigilance du peuple béninois.
Yayi Boni a promis aux Béninois «des travaux d’assainissement de Cotonou pour mettre fin aux inondations récurrentes provoquées par les eaux fluviales.» On ne lui reproche pas à mi-mandat, de n’avoir pas respecté sa promesse mais ce qu’on lui reproche, c’est sa passivité et son insouciance face aux inondations qui deviennent épidémiques année après année et qui ne donnent qu’une image pitoyable de notre pays.
Yayi Boni a promis aux Béninois de «mobiliser avec urgence, les financements nécessaires pour en finir avec le délestage». On a trop souvent l’impression que le Président et le peuple vivent dans deux mondes différents. Même s’il est difficile de lui reprocher de n’avoir pas respecté cette promesse en deux ans, on peut facilement lui reprocher son indifférence, son manque d’audace et son manque de créativité.
Yayi Boni a promis aux Béninois de «restructurer les forces de sécurité publique, d’améliorer leurs formations et leurs conditions de travail afin qu’il n’y ait plus aucune excuse à l’insécurité dans notre pays… En tout état de cause, le grand banditisme sera éradiqué par tous les moyens légaux et très vite.» Il n’a même pas réussi à assurer sa propre sécurité en deux ans et le grand banditisme est loin aujourd’hui au Bénin, l’activité criminelle la mieux sécurisée. Echec total sur toute la ligne.
Yayi Boni a promis qu’«En terme de création de richesse, la croissance économique réelle ressortirait à 6% dès 2006 puis à 7% et 8% en 2007 et 2008 pour atteindre ensuite 9 à 10% à partir de 2009. Une croissance réelle à deux chiffres devrait être réalisée à partir de 2010 et l’économie nationale sera durablement maintenue sur ce sentier.» Le climat des affaires est plus morose que jamais au Bénin. Aucun des chiffres évoqués dans le projet de société ne s’est (et ne sera) avéré. L’économiste-Président est conscient d’avoir menti et se plaît à ruiner progressivement le pays depuis plus de deux ans. Insensible et Incapable de pouvoir maîtriser l’inflation et la hausse vertigineuse des prix des produits de premières nécessités, il s’est recroquevillé dans les sofas douillets de son bureau contemplant avec délectation la misère dans laquelle s’enlisent chaque jour des milliers de Béninois.
Yayi Boni a promis aux Béninois de «renforcer la couverture sanitaire de tout le pays par l’implantation des centres de santé selon le ratio approprié, le déploiement du personnel nécessaire, l’amélioration des services ainsi que la réglementation de l’exercice des métiers de la santé.» Peut-être parlait-il d’un autre pays. Dans le Bénin que nous connaissons jusqu’à présent, les femmes continuent d’accoucher à domicile, les nouveaux-nés continuent de mourir en masse faute de soins adéquats, les diplômés de la faculté de médecine refusent impunément de travailler dans des coins reculés de la ville et les hôpitaux sont toujours pour la plupart délabrés et dépourvus de tout.
Yayi Boni a également promis aux Béninois, de «s’appuyer sur des valeurs que sont la rigueur, le civisme, le bon comportement citoyen, la discipline, l’éthique, le respect de la chose publique, le travail bien fait, l’obligation de rendre compte et l’obligation de résultat... Tirant leçon de l’expérience de la gestion des affaires publiques dans notre pays et ailleurs dans le monde, je ferai en sorte à assurer une gouvernance de qualité basée sur une totale transparence et offrant la possibilité d’accéder librement à l’information à travers un « Cyber gouvernement » et d’autres modes accessibles à tous.» On n’a bien l’impression que s’il n’avait pas fait des études d’économie, il aurait pu choisir de faire la comédie. En proclamant à tue-tête «J'AI DECIDE DE DEMISSIONNER DE MES FONCTIONS DE PRESIDENT DE LA BOAD AFIN D'ETRE TOTALEMENT DISPONIBLE A VOS COTES POUR REALISER LE REVE QUE TOUS, VOUS CARESSEZ DEPUIS DES MOIS», Yayi Boni a prouvé à quel point il avait le contrôle de l’imaginaire des Béninois. Il a réussi à nous faire croire qu’il était en mission divine et qu’il était le sauveur de la République, il a réussi à propager l’illusion qu’en cinq ans, il peut faire du Bénin un pays émergent, un Singapour de l’Afrique, un nouveau quartier Latin, un pays des droits de l’homme, une terre de toutes les opportunités, etc. etc. En mentant constamment et en se présentant pour ce qu’il n’est pas, Yayi Boni a ruiné sa propre image et signe en douceur son arrêt de mort. Il est apparemment plus préoccupé par sa réélection en 2011 mais si les choses restent en l’état ou se dégradent encore plus, il devra abandonner la politique et se lancer dans ce qu’il semble faire le mieux : la comédie.
semblait le mieux incarner. A travers son slogan «Ça peut changer, ça doit changer, ça va changer », il a réussi à… hypnotiser les Béninois. Aujourd’hui, après plus de deux années de gouvernement, le mot changement semble rimer avec entêtement (à conduire le pays dans le gouffre). Une fois hissé au sommet, Yayi Boni a déçu tous les espoirs de par sa gestion calamiteuse du pouvoir. Les promesses (pour ne pas dire comédies) électorales de l’économiste-Président sont malheureusement devenues de simples paperasses archivées et le rêve de milliers de Béninois est dangereusement devenu un cauchemar. Retour sur quelques promesses oubliées.
Les observateurs politiques accordent souvent à juste titre de longs mois de temps de grâce à un nouveau gouvernement. C’est en fait, la période d’attente normale au cours de laquelle le gouvernement se met en place et au-delà de laquelle un jugement sérieux et raisonnable peut être politiquement correct. Certains observateurs accordent au nouvel élu le bénéfice du doute pendant un an mais au-delà de cette période, dans un pays démocratique, le gouvernement n’a plus droit au free pass. Il est logiquement confronté aux critiques du peuple, des médias et de l’opposition. Mais dans le cas de Yayi Boni, les Béninois et les médias ont tendance à lui décerner un laisser-passer gratuit qui va probablement durer cinq ans. Le Président béninois gouverne comme s’il était dans un pays autocratique. Il pilote le pays comme bon lui semble et selon ses humeurs. Il s’est accaparé de tous les pouvoirs et réprime inlassablement les moindres soupçons de critiques à son égard. Il a pourtant promis en son temps de «consolider et d’enraciner la démocratie, l’unité nationale et la paix». Des mots, rien que de mots vides pour tromper la vigilance du peuple béninois.
Yayi Boni a promis aux Béninois «des travaux d’assainissement de Cotonou pour mettre fin aux inondations récurrentes provoquées par les eaux fluviales.» On ne lui reproche pas à mi-mandat, de n’avoir pas respecté sa promesse mais ce qu’on lui reproche, c’est sa passivité et son insouciance face aux inondations qui deviennent épidémiques année après année et qui ne donnent qu’une image pitoyable de notre pays.
Yayi Boni a promis aux Béninois de «mobiliser avec urgence, les financements nécessaires pour en finir avec le délestage». On a trop souvent l’impression que le Président et le peuple vivent dans deux mondes différents. Même s’il est difficile de lui reprocher de n’avoir pas respecté cette promesse en deux ans, on peut facilement lui reprocher son indifférence, son manque d’audace et son manque de créativité.
Yayi Boni a promis aux Béninois de «restructurer les forces de sécurité publique, d’améliorer leurs formations et leurs conditions de travail afin qu’il n’y ait plus aucune excuse à l’insécurité dans notre pays… En tout état de cause, le grand banditisme sera éradiqué par tous les moyens légaux et très vite.» Il n’a même pas réussi à assurer sa propre sécurité en deux ans et le grand banditisme est loin aujourd’hui au Bénin, l’activité criminelle la mieux sécurisée. Echec total sur toute la ligne.
Yayi Boni a promis qu’«En terme de création de richesse, la croissance économique réelle ressortirait à 6% dès 2006 puis à 7% et 8% en 2007 et 2008 pour atteindre ensuite 9 à 10% à partir de 2009. Une croissance réelle à deux chiffres devrait être réalisée à partir de 2010 et l’économie nationale sera durablement maintenue sur ce sentier.» Le climat des affaires est plus morose que jamais au Bénin. Aucun des chiffres évoqués dans le projet de société ne s’est (et ne sera) avéré. L’économiste-Président est conscient d’avoir menti et se plaît à ruiner progressivement le pays depuis plus de deux ans. Insensible et Incapable de pouvoir maîtriser l’inflation et la hausse vertigineuse des prix des produits de premières nécessités, il s’est recroquevillé dans les sofas douillets de son bureau contemplant avec délectation la misère dans laquelle s’enlisent chaque jour des milliers de Béninois.
Yayi Boni a promis aux Béninois de «renforcer la couverture sanitaire de tout le pays par l’implantation des centres de santé selon le ratio approprié, le déploiement du personnel nécessaire, l’amélioration des services ainsi que la réglementation de l’exercice des métiers de la santé.» Peut-être parlait-il d’un autre pays. Dans le Bénin que nous connaissons jusqu’à présent, les femmes continuent d’accoucher à domicile, les nouveaux-nés continuent de mourir en masse faute de soins adéquats, les diplômés de la faculté de médecine refusent impunément de travailler dans des coins reculés de la ville et les hôpitaux sont toujours pour la plupart délabrés et dépourvus de tout.
Yayi Boni a également promis aux Béninois, de «s’appuyer sur des valeurs que sont la rigueur, le civisme, le bon comportement citoyen, la discipline, l’éthique, le respect de la chose publique, le travail bien fait, l’obligation de rendre compte et l’obligation de résultat... Tirant leçon de l’expérience de la gestion des affaires publiques dans notre pays et ailleurs dans le monde, je ferai en sorte à assurer une gouvernance de qualité basée sur une totale transparence et offrant la possibilité d’accéder librement à l’information à travers un « Cyber gouvernement » et d’autres modes accessibles à tous.» On n’a bien l’impression que s’il n’avait pas fait des études d’économie, il aurait pu choisir de faire la comédie. En proclamant à tue-tête «J'AI DECIDE DE DEMISSIONNER DE MES FONCTIONS DE PRESIDENT DE LA BOAD AFIN D'ETRE TOTALEMENT DISPONIBLE A VOS COTES POUR REALISER LE REVE QUE TOUS, VOUS CARESSEZ DEPUIS DES MOIS», Yayi Boni a prouvé à quel point il avait le contrôle de l’imaginaire des Béninois. Il a réussi à nous faire croire qu’il était en mission divine et qu’il était le sauveur de la République, il a réussi à propager l’illusion qu’en cinq ans, il peut faire du Bénin un pays émergent, un Singapour de l’Afrique, un nouveau quartier Latin, un pays des droits de l’homme, une terre de toutes les opportunités, etc. etc. En mentant constamment et en se présentant pour ce qu’il n’est pas, Yayi Boni a ruiné sa propre image et signe en douceur son arrêt de mort. Il est apparemment plus préoccupé par sa réélection en 2011 mais si les choses restent en l’état ou se dégradent encore plus, il devra abandonner la politique et se lancer dans ce qu’il semble faire le mieux : la comédie.
regardsurlebenin@gmail.com -
http://www.regard-benin.blogspot.com
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