Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Rassurez-vous ! Il ne s’agit pas d’un prolongement de la sociologie du mensonge politique au Bénin esquissée avec brio par le chroniqueur de La Presse du Jour, Herbert Houngnibo. Mais d’un voyage dans le réel du décalage entre le diplomatiquement révélé et la vérité. De ce fameux séjour de Yayi Boni à Abidjan. Dynamisation du Conseil de l’Entente qui regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo, dixit les communicants du palais de la Marina à Cotonou. Or, on apprend au détour d’une déclaration du député Emile Ahossi qu’une délégation du G13 avait rencontré le président ivoirien Laurent Gbagbo dans la foulée de ce mini sommet. Possible que Laurent Gbagbo, Yayi Boni et Faure Gnassingbé se penchent sur le devenir du Conseil d’Entente. Que vient chercher alors le G13 dans cette histoire ? Ce n’est qu’un regroupement de 13 élus de l’Assemblée nationale béninoise à qui on ne connaît aucune prérogative diplomatique. Pourtant ils étaient bel et bien à Abidjan. Une réalité que le compte rendu officiel essaie d’éluder. On comprend que la diplomatie béninoise ait choisi de ne s’appesantir que sur les sujets d’intérêts communs aux trois chefs d’Etat en conclave. Ce qui se comprend moins c’est l’énergie avec laquelle les émergents tentent de démentir l’évocation à Abidjan de la crise politique au Bénin. Peut-être que le régime du Changement n’arrive plus à se regarder dans une glace depuis qu’il s’est rendu compte de l’incongruité de la posture de chef de belligérance que le docteur-président est obligé d’observer devant ses collègues investis de l’intermédiation.

 

De l’ubuesque représentation de Strasbourg les 16 et 17 novembre 2008. Avant le déplacement hexagonal, la diplomatie béninoise s’est fendue d’un curieux communiqué. Le ton avait tout l’air d’un triomphe ou d’un honneur suprême. Le chef de l’Etat béninois aurait été invité à un sommet à Strasbourg par son homologue français Nicolas Sarkozy et le président de la Commission de l’Union Européenne, José Manuel Baroso. Curieusement, à la même date, les auteurs présumés de l’invitation se trouvaient de l’autre côté de l’Atlantique à Washington au sommet du G20. Une rencontre de Washington pour laquelle Yayi a manifesté une volonté de participation à travers des requêtes écrites adressées à Georges W. Bush et à Nicolas Sarkozy par l’entremise des ambassadeurs de leurs pays respectifs au Bénin. Comme hôte, les chefs d’Etat africains présents à Strasbourg ont eu droit à de seconds couteaux à l’instar de Louis Michel, Commissaire européen au développement et Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères. On attend de voir Sarkozy se faire recevoir à Cotonou par le ministre Okanla pour voir la conception de nos princes du principe de réciprocité en matière de relations internationales.

 

Du « braquage » du chef de la diplomatie béninoise sur les diplomates en poste à Cotonou au sujet de l’équipement de son ministère. On se demande s’il a déjà participé une fois à un conseil des ministres depuis sa nomination. Il serait bien inspiré de demander à son chef pourquoi il s’empresse de prendre une ordonnance afin d’octroyer 700 millions f Cfa à la sonorisation du Centre international des conférences de Cotonou alors que pour 7 fois moins que cela le ministère des Affaires étrangères pourrait être équipé d’un standard ultra moderne. Et puis, le désormais tristement célèbre article 68 de la constitution que tous les émergents connaissent par cœur donne la possibilité d’une prise d’ordonnance afin de permettre la dotation du siège de la diplomatie béninoise des moyens de ses ambitions.

Cette diplomatie-là semble avoir choisi de ne jamais être dans le vrai !


Publicité
Tag(s) : #EDITORIAL
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :