Le roi Boni 1er se fabrique un challenger qui aura le soutien de l’Elysée et la Maison Blanche en 2011
Le Béninois libéré 4 Décembre 2008
Induit en erreur par ses évangélistes du palais Yayi se fabrique un challenger qui aura le soutien de l’Elysée et de la Maison Blanche en 2011
Au Bénin, la victoire électorale n’appartient qu’aux victimes. Cette réalité aussi bien Boni Yayi que ses thuriféraires de pseudo religieux qui l’entourent, font semblant de la nier. Il y a seulement trois ans, les mêmes causes ont produit les mêmes effets quand les durs du régime défunt sont inconsciemment rentrés en campagne pour Boni Yayi en le traitant de tous les noms d’oiseau et en fabriquant des obstacles les uns plus idiots que les autres pour lui barrer la voie de la candidature à l’élection présidentielle. Aujourd’hui, on se demande pourquoi certains évangélistes, tapis dans les couloirs de la Marina ont rêvé de s’acharner contre Simon Pierre Adovèlandé. En cherchant à coups de ruses et d’intrigues à saboter le coordonnateur du Mca-Bénin auprès de ses patrons de Washington. En voulant le faire passer pour le monsieur en deal avec le boss du groupe Bolloré, il y a un choc retour que les hommes de Yayi n’ont pas vu venir. Le topo ayant été très mal ficelé en tout point de vue, a non seulement été mis à nu par le renseignement américain mais risque aussi de prendre le contrecoup de l’effet escompté par les faucons de la cour Yayi.
Parce que l’affaire porte sur une éventuelle candidature de Simon Pierre Adovèlandé à la magistrature suprême en 2011, le fait d’associer de force le nom du Français Vincent Bolloré à cette vilénie mal pensée, peut bien attirer à Adovèlandé la sympathie de Bolloré et celle de son ami au pouvoir Nicolas Sarkozy d’une part, ainsi que celle des locataires de la Maison Blanche (Bush actuellement et Obama à partir du 20 janvier) d’autre part. On donnera ainsi à Simon Pierre Adovèlandé le profil d’un candidat sérieux alors peut-être qu’il en est même pas un. Mais avec la bénédiction de deux gros morceaux, Paris et Washington, dont on a voulu cogner les têtes pour simplement lui faire mal, Simon Pierre Adovèlandé s’il le désire pourrait bien partir des starting-blocks avec une tonne de chance sur tous les autres candidats, Yayi compris. C’est d’ailleurs pourquoi l’attitude du chef de l’Etat qui semble prêter flanc à la machination de ses charlatans du Palais, est grotesque. Pour un Boni Yayi qui doit s’y connaître dans les effets boomerang de ses acharnements gratuits et idiots, il devrait ranger dans la poubelle la méchante ruse de ses bondieusards de politiciens. Il y aura gagné en temps et en énergie pour faire face à l’ennemi de l’heure, la machine électorale à broyer du G 13, G 4 et de Force clé. A ceux qui pensent à la lumière des récents événements de l’actualité politique que certaines personnes ont envoûté Boni Yayi, c’est plutôt à ses charlatans d’évangélistes nommés au Palais qu’ils doivent s’en prendre.
Aboubakar TAKOU
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