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Vendredi 12 Décembre 2008
     
Affaire Bolloré: Yayi Boni utilise les renseignements généraux pour discréditer Simon Adovélandé  
     
 
     

   Le « corbeau « désigne quelqu’un qui au sein d’un dossier en connaît les ramifications et qui décide, pour des raisons personnelles ou par stratégie de service, de divulguer tout ou partie des renseignements confidentiels contenus dans le dossier. Cet anonyme agit souvent en dénonciateur ou en professionnel dont le but est de manipuler les médias et l’opinion. Mais alias Chong qui a appelé mercredi dernier la rédaction, pour être en communication avec le rédacteur en chef, se disait des Renseignements. A-t-il eu l’autorisation du Service de révéler la machination qui a conduit aux mails publiés par un de nos confrères, la semaine dernière, sur de prétendus échanges de correspondances entre Simon Pierre Adovèlandé de Mca-Bénin et le patron du groupe Bolloré, sur de probables soutiens politiques en 2011 ? Personne ne saura le dire. Car celui qui cache son identité -et qui nous l’a dit au téléphone-prétendait travailler pour les Renseignements. Cependant sans preuve il est préférable de le traiter de « Corbeau ».

 

 Qu’a révélé le Corbeau ? Que c’est celui qui a envoyé, sous le pseudonyme Vincent Bolloré, le vrai nom du patron du groupe français Bolloré, les mails dont il est question et dont le but apparent est de démontrer que Simon Adovélandé se sert de son institution pour se construire un trésor et une popularité pour les présidentielles de 2011. Est-ce un délit d’avoir du rêve pour 2011 ou même des ambitions présidentielles dans un système électoral démocratique ? Ce n’est pas à nous d’en juger. Mais sur la méthode, on reste perplexe. Tout semble si puéril ! Que la « piscine »(les renseignements) -si tant est que c’est elle qui a fait ce boulot-là- ait pris autant de légèreté en mettant en scène des personnalités dont l’usage des noms et des attributs ne peuvent que créer de gros ennuis judiciaires et diplomatiques touchant à la crédibilité du pays, laisse rêveur ! Bien des méthodes d’information plus douces et plus efficaces permettaient de savoir ce qu’on recherchait et qui est de nature politique, sans recourir à la moins fiable des instruments de communication : Internet ! A moins qu’au-delà de cette information recherchée, avec autant d’acrobaties technologiques, il y ait d’autres motivations, plus terre à terre !.

 

   Car c’était risqué de toucher à une institution aussi frileuse des procédures de contrôle. Une institution dont le personnel est sous pression permanente, et qui, en outre, est en train de déverser des milliards, et va continuer de le faire, sur des secteurs clés de développement que le Bénin a choisis lui-même comme prioritaires pour sa croissance économique et la réduction de la pauvreté. Ces milliards constituent un don colossale que les Etats Unis d’Amérique ont mis à la disposition du Bénin, mais soumis à une rigueur insoutenable pour nos moeurs en matière de gestion des fonds. Par ailleurs, tout, semble-t-il, va dans le sens du soutien de ce Programme par la nouvelle administration Obama. Du moins les responsables de l’institution ne s’en sont inquiétés nulle part. Preuve qu’il y a de l’espoir pour le Bénin, qui par ailleurs, est considéré comme un très bon élève des programmes Millinénuim Challenge Account. Le Corbeau a avoué être le faux Bolloré qui a envoyé les mails à Simon Adovélandé, pour le piéger et lui tirer les vers du nez sur ses intentions politiques et continue de noyer, depuis mercredi, quelques rédactions de journaux, d’un flot de mails. Dans quelle intention ? Personne ne le sait. Car à partir d’échanges de correspondances aussi douteuses, on ne peut rien tirer qui puisse accuser Simon Adovèlandé de quelque délit ou crime que ce soit. S’il y a des malversations ou des cas de mauvaises gestions ou d’utilisation biaisée des fonds, ce n’est que MCC, depuis les Etats Unis, qui peut en juger, car ayant mis en place des procédures contraignantes pour détecter l’usage de ses fonds. De toutes les façons, les Américains ne faisant pas les choses qui les touchent avec légèreté ont dû certainement mettre en branle tout le savoir-faire d’investigation technologique de leurs Services, pour connaître la vérité et les commanditaires ; s’il s’agit de faux et quelles en sont les motivations. C’est-là un dossier à la béninoise, mais un brûlot qu’il faudra vite refermer pour notre propre crédibilité internationale.

 
 

2004© continentalmag.com



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Tag(s) : #Politique Béninoise
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