Altercation hier au Parlement : Coups de poing manqués entre Débourou et Gbadamassi
30 janvier 2009 - LEMATINAL
Les députés Rachidi Gbadamassi et Mama Djibril Débourou ont failli en arriver hier aux mains. C’est quand le second tentait de faire des remarques au premier sur ses prises de position contre le régime du Changement que le ton a monté.
L’Assemblée Nationale a une fois encore fait parler négativement d’elle. Des députés ont failli se battre hier, pour n’avoir pas tenu compte des prescriptions du Règlement intérieur de l’institution parlementaire. Pour ce texte en effet, un député ne doit pas répondre à son prochain. Il est également interdit d’intervenir quand un parlementaire a la parole. Les députés n’ont pas non plus le droit de s’injurier. Un ensemble de prescriptions qui ont été plusieurs fois violées sous la présente législature. Depuis bientôt deux ans, la courtoisie a déserté le forum. Hier, c’est parce que le deuxième questeur a tenté de donner des leçons à son collègue Rachidi Gbadamassi que les deux voulaient en arriver aux poings. Comme cela a déjà été le cas plusieurs fois avec le même Mama Djibril Débourou. Dans presque les mêmes conditions, il a échangé des coups de poing avec le député de la Renaissance du Bénin Epiphane Quenum qui, dit-on, s’est retrouvé terrassé au sol. Idem avec le premier questeur Sacca Fikara le même jour lors d’une rencontre houleuse de la conférence des présidents. Un peu plus tôt, c’est avec les députés Désiré Vodounon et Issa Salifou que le deuxième questeur Mama Djibril Débourou a échangé des propos discourtois. Dans l’hémicycle, comme hier. Après être intervenu dans leur prise de position contre le pouvoir du Changement. Et à la place du président de séance qui n’a pas su le ramener à l’ordre avant qu’il ne soit trop tard. Hier, le député Rachidi Gbadamassi dépassait le temps de parole et son collègue Karimou Chabi Sika a fait sagement la remarque au président Antoine Dayori. Les autres députés qui n’étaient pas du même point de vue que Chabi Sika ont réagi. Ce dernier a poursuivi en montrant la nécessité de discipliner ses collègues. C’est alors que Rachidi Gbadamassi, qui avait toujours la parole, a fustigé le fait qu’on l’accuse d’être indiscipliné. C’est cette façon de voir les choses qui n’a pas plu à son collègue Débourou. Ce dernier lui a fait remarquer qu’il devait accepter d’être traité d’indiscipliné pour avoir eu le courage de déclarer qu’il y avait des voleurs dans le gouvernement Yayi Boni. Il ne fallait pas plus pour que Rachidi Gbadamassi s’énerve. Il a été retenu par ses collègues Nassirou Bako Ari Fari et Eric Houndété. De l’autre côté, le deuxième questeur était aussi debout comme pour contre-attaquer. L’hémicycle était déjà en effervescence et les commentaires allaient bon train entre députés de camps opposés. Dépassé par le cours des événements, le président de séance, Antoine Dayori suspend en catastrophe les débats pour cinq minutes. On a sorti Rachidi Gbadamassi qui n’arrivait pas à supporter la façon dont il a été traité. Jean-Christophe Houngbo (Br.Ouémé/Plateau).
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