Face au blocage des activités au parlement: Les ambassadeurs en poste à Cotonou interpellent Nago
14 avril 2009 - LEMATINAL
Un collège des diplomates en poste à Cotonou était la semaine dernière à l’Assemblée nationale pour comprendre les raisons du blocage des activités et de la crise entre la mouvance et l’opposition non déclarée. Selon certaines sources, ils en appellent à la responsabilité du président Mathurin Nago au sujet des rumeurs sur le nouvel au boycott de l’ouverture de la session ce jour par les députés du G 4, G 13 et de Force Clé.
La crise politique actuelle dans le pays et les oppositions au président de l’Assemblée nationale préoccupent les chancelleries en activité à Cotonou. C’est ce qui peut expliquer, la descente la semaine dernière, d’une délégation de diplomates au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Pour comprendre les raisons du blocage qui dure depuis des lustres des plénières à l’Assemblée nationale, des lenteurs qu’accuse l’étude de certaines lois et surtout les boycotts successifs des ouvertures de sessions ordinaires. Deux fois de suite en effet, la majorité constituée par les députés de l’opposition non déclarée a empêché l’ouverture des deux sessions ordinaires de l’année passée et les diplomates et les autres conviés à la rencontre ont dû retourner chez eux confus. Il a fallu se référer aux dispositions du Règlement intérieur qui renvoient les députés à 72 heures quand le quorum n’a pas pu être atteint pour la première convocation de l’ouverture d’une telle session. Les mêmes sources annoncent que ce sont surtout les rumeurs d’un nouveau boycott de la première session ordinaire de l’année qui s’ouvre ce jour mardi 14 avril 2009, qui a obligé les ambassadeurs à se jeter dans la danse. Au cours du tête-à-tête, les membres de la délégation auraient en, craché certaines vérités au président Mathurin Nago. « Quand les députés Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) sont sûrs d’une certaine majorité pour faire passer leurs dossiers, il y a plénière. Dans le cas contraire, vous vous abstenez », c’est la remarque faite par les ambassadeurs la semaine passée au n°1 des Fcbe à l’Assemblée nationale Mathurin Nago qui s’est fait assister le jour là par certains de ses collaborateurs. Ils auraient poursuivi en demandant au président de l’Assemblée nationale les dispositions prises pour que tout se passe ce matin au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo dans les règles de l’art. Parce que le bruit court et les députés du G 4 du G 13 et de Force Clé qui ont déjà repris la situation en main, se préparent pour ne pas être, une fois encore, au rendez-vous. Avant de prendre congé du président Mathurin Nago, la délégation des ambassadeurs en poste à Cotonou aurait fustigé la façon dont les hommes politiques gèrent la démocratie béninoise et "auraient attiré l’attention" de leur hôte sur les conséquences des dérives graves qu’on constate aujourd’hui. A la sortie de l’audience qui a duré une quarantaine de minutes ils ont fait une déclaration aux membres du service de communication de l’Assemblée nationale. C’est l’ambassadeur des Pays-Bas qui a expliqué, au nom des autres, les raisons de leur déplacement à l’Assemblée nationale. Elle affirme que le groupe s’est entretenu avec le président Mathurin Nago au sujet de la situation critique que traverse l’Assemblée nationale. Pour elle, ils ne veulent pas tabler sur un seul son de cloche. Le groupe programme aussi un échange avec les députés de l’opposition non déclarée avant d’avoir une position.
Jean-Christophe Houngbo (Br. Ouémé/Plateau)
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