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Chronique du jour
Les hommes du roi Boni 1er

14-04-2009 - FRATERNITE 


 

La politique s’enfonce à la petite semaine dans l’abîme de l’immoralité. Les déclarations immondes de politiciens mal inspirés encombrent le débat dans une gradation continuelle de maladresses. L’ascenseur politique est plus que jamais en panne d’éthique avec le déchaînement des hommes du président. Le devoir d’allégeance ne visite maintenant que la grotte du mensonge et l’abonnement au délire se solde par un spectacle hideux. Ce week-end encore, la politique a livré ses tares. L’imagination, les préjugés, les affabulations, les cancans, l’arrogance et la provocation étaient au rendez-vous. L’engagement aveugle a malheureusement entraîné une glissade dans le dénuement intellectuel. Les trépidations dans le monde du changement se maintiennent par le recours tendancieux au passé falsifié et des accusations follement et mollement balancées dans un décor obsolète.

Pour les hommes du président, le débat politique se résume en un seul mot : Exclusion. Le radotage en a fait son cheval de bataille. Mais, les condamnés à l’exclusion sont les pilleurs de l’économie nationale selon le décret politique du pouvoir du changement qui donne à Force cauri pour un Bénin émergent (Fcbe) le statut de conglomérat de politiciens immaculés. Le mal est plutôt G et F dans les clauses morales inscrites au frontispice du temple cauri. L’apprentissage de la politique a naturellement favorisé chez certains, le développement des divagations qui font balader l’opinion dans les excès de dépit. Pour justifier le scandale de l’escorte révélé par l’opposition, les hommes asservis à l’allégeance se contentent de dénoncer l’escorte sous Kérékou. Et le débat sur la micro finance ? La diversion de la foule cauri n’a permis que de peindre les débris de l’éthique volée en éclats depuis les soupçons pesants de malversation. Et le débat est toujours fuyant.

Les cours d’histoire sur le pillage de l’économie nationale, dispensés inlassablement ont manqué d’enrichir le débat politique pour maintenant s’effriter dans une démagogie gouvernée par l’illusion. La pédagogie escomptée a cédé au harcèlement et à la chasse aux sorcières. Le déficit d’arguments aiguise les errements des chantres d’une idéologie en souffrance. Le combat pour 2011 et la vulnérabilité aux aléas politiques mettent l’allégeance au cœur des agitations de gens dont le destin politique est lié à celui du changement.

Ce contexte de méli-mélo et d’interventions frappées d’immaturité scelle le ratage historique de la race auto proclamée des Saints du changement. L’amateurisme n’a pas libéré les idées progressistes et l’émergence écrite sur un brouillon toujours chargé de biffages se laisse souffler par le cynisme et l’exclusion. Le rafiot de Boni Yayi parait voué à un naufrage avec cet excès incontrôlé des vedettes de l’allégeance.

Il est évident que le bilan du changement ne s’appréciera pas par rapport au supposé pillage sous le régime défunt mais sur l’impact réel du changement dans la vie de la Nation. La fièvre des hommes du président et l’engrenage brandi sous les secousses de l’allégeance traduisent la faillite des arguments pour la défense du bilan à deux ans de l’échéance suprême. Mais, les hommes du président peuvent continuer à s’illustrer dans le bavardage aventureux, sans mesure et sans esprit. On sait que le chauffeur a épuisé l’état de grâce et qu’il doit se battre contre les G et F pour être maintenu au volant en 2011. Son sort dépend du résultat du changement et non du babillage sur la vie de ceux que Fcbe et courtisans qualifient de pilleurs.



Sulpice O. Gbaguidi


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Tag(s) : #EDITORIAL
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