20-05-2009 - FRATERNITE
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- Adrien Houngbédji
Me Adrien Houngbédji a des soucis à se faire dans sa quête de briguer la magistrature suprême en 2011. La raison est toute simple. Le président Boni Yayi est depuis quelques jours, passé à la vitesse supérieure dans sa détermination à conserver le pouvoir en 2011. Ceci, par la mobilisation de sa troupe à travers par exemple, l’installation de l’Umpp. Dans cette légitime ambition, il n’hésite pas à saisir toutes les occasions pour fragiliser ses challengers les plus redoutables.
Naturellement, Adrien Houngbédji est le premier sur la liste. Le président du Prd fait l’objet d’une " attention " particulière de la part de l’actuel locataire de la Marina. Et par ses actes, on peut sans risque de se tromper, affirmer que le Dr Boni Yayi met tout en œuvre pour avoir à faire en 2011 à un Adrien Houngbédji politiquement très affaibli. A cet effet, la stratégie politique actuellement mise en place par le chef de l’Etat, Boni Yayi pour isoler Adrien Houngbédji, son challenger en 2006 et l’un des favoris pour la course au pouvoir en 2011 est de fragiliser avant qu’il ne soit trop tard, ses alliés politiques d’aujourd’hui, de semer le doute dans leur rang ou de les opposer. Ainsi donc, le G4 au sein duquel le Prd partage avec la Rb, le Madep et le Psd la même vision est mis à l’épreuve. Mieux, quand on sait qu’à l’invocation du G4, beaucoup d’observateurs pensent au prime abord à une machine pour porter Mr Adrien Houngbédji et dans une moindre mesure Léhadi Soglo au pinacle en 2011, il y a de quoi amener le camp présidentiel à prendre ses dispositions. D’ailleurs, pour une grande partie de l’opinion publique béninoise, le président du Prd s’appuyerait au sein du regroupement inédit qu’est le G4 d’une part sur la Rb qui constituerait sa première béquille et d’autre part sur le Madep et le Psd, la deuxième béquille pour avoir gain de cause en 2011. Alors, en faisant une cour assidue à la présidente de la Rb, Rosine Soglo, le Dr Boni Yayi est sûr d’obtenir au finish le soutien des Houézèhouè ou au pire des cas d’avoir en face, une formation politique en proie à des crises internes, et totalement affaiblie en 2011. C’est approximativement le même schéma qui est en place pour venir à bout du Madep. Sauf qu’ici, la diplomatie de charme pour convaincre le président Séfou Fagbohoun à rejoindre les rangs de la mouvance présidentielle prenant plus de temps que prévu, le pouvoir a mis à contribution les anciens barons du Madep pour décréter sa mort. François Abiola a dans cette perspective, récemment initié le Meb. Le président du Psd, Bruno Amoussou, dans cette opération de charme pour isoler Adrien Houngbédji n’est pas épargné. Le Dr Boni Yayi a, d’après certains commentaires, trouve le prétexte de la sortie du livre du renard de Djakotomey pour lui rendre une visite de courtoisie. Il n’y a donc que le président de Force clé, Lazare Sèhouéto qui pour le moment, n’est pas dans le schéma du chef de l’Etat. Visiblement, il constitue une moindre menace pour le Dr Boni Yayi. Bref, le président Adrien Houngbédji et ses alliés d’aujourd’hui auront fort à faire pour conserver leur unité jusqu’en 2011. La menace Boni Yayi pour les fragiliser n’a jamais été aussi proche.
De la même manière, Abdoulaye Bio Tchané, le deuxième des challengers actuellement les plus en vue sur l’échiquier national et ses partisans doivent faire preuve d’ingéniosité pour échapper aux velléités divisionnistes du pouvoir Boni Yayi. Le G13 et certains députés Fcbe décidés à en découdre avec le changement à la mode Yayi en savent déjà quelque chose. Nous y reviendrons.
Angelo DOSSOUMOU
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