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GESTION DU CHANGEMENT
Qui peut arrêter Boni Yayi ?

16 octobre 2007

par Sulpice Oscar Gbaguidi

Sur la route de la présidence, le banquier avait fait sa campagne électorale sous le slogan ’’ça peut changer, ça va changer et ça doit changer’’, un slogan qui a déchaîné les passions et suscité le délire des foules. Et puis, porté à la présidence de la république par 75% des électeurs béninois, le Dr Boni Yayi semble collé à son slogan révolutionnaire ; la formule vise à marquer la rupture. Alors que ses détracteurs dispensent leurs hérésies, le nouveau patron de la Marina se dépense sans compter, puisant toujours dans ses ressources intimes, bravant la fatigue et défiant les caprices du temps. Boni Yayi est sur tous les fronts, sans ménagement, il est en roue libre avec toute son âme. En clair, la locomotive Boni Yayi est lancée et le changement tourne à plein régime. Au coeur du mouvement, le chef de l’Etat multiplie les descentes sur le terrain : tournées nationales dans les champs de coton, visites surprises dans certaines sociétés d’Etat, lancements de travaux, ce président ne cesse d’étonner par son pragmatisme ; une rupture avec l’apathie observée à la Marina ces 10 dernières années d’un régime plutôt statique mais très actif dans les scandales et l’impunité. Mais, le mal des détracteurs du président vient de ses contacts avec les populations, des contacts généreusement distillés par le Dr Boni Yayi. On le retrouve dans l’eau, au service des populations frappées et martyrisées par l’inondation, au marché Dantokpa pour constater de visu le délabrement de ce lieu d’échange international et s’imprégner des difficultés des usagers du marché, au Cnhu Hubert Maga pris à partie par un incendie, il a été signalé au chevet de quadruplés à l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi, sa marche contre la corruption et l’adhésion populaire qui a élevé l’initiative au rang de victoire nationale contre les fossoyeurs de la morale et les prédateurs de l’économie. Et puis, dernier acte, sa participation au match de gala historique maculée par le but glorieux du président de la république.

Dans les épisodes du changement, Boni Yayi endosse le rôle de l’agent Jack Bauer de la célèbre série 24 heures chrono. Il est sur tous les fronts. Ses détracteurs crient au populisme, mais lui, se comporte comme Kiefer Sutherland (vrai nom de Jack Bauer). Le chef de l’Etat ne cesse de monter en régime.

Sur la route de la présidence, le banquier avait fait sa campagne électorale sous le slogan ’’ça peut changer, ça va changer et ça doit changer’’, un slogan qui a déchaîné les passions et suscité le délire des foules. Et puis, porté à la présidence de la république par 75% des électeurs béninois, le Dr Boni Yayi semble collé à son slogan révolutionnaire ; la formule vise à marquer la rupture. Alors que ses détracteurs dispensent leurs hérésies, le nouveau patron de la Marina se dépense sans compter, puisant toujours dans ses ressources intimes, bravant la fatigue et défiant les caprices du temps. Boni Yayi est sur tous les fronts, sans ménagement, il est en roue libre avec toute son âme. En clair, la locomotive Boni Yayi est lancée et le changement tourne à plein régime. Au coeur du mouvement, le chef de l’Etat multiplie les descentes sur le terrain : tournées nationales dans les champs de coton, visites surprises dans certaines sociétés d’Etat, lancements de travaux, ce président ne cesse d’étonner par son pragmatisme ; une rupture avec l’apathie observée à la Marina ces 10 dernières années d’un régime plutôt statique mais très actif dans les scandales et l’impunité. Mais, le mal des détracteurs du président vient de ses contacts avec les populations, des contacts généreusement distillés par le Dr Boni Yayi. On le retrouve dans l’eau, au service des populations frappées et martyrisées par l’inondation, au marché Dantokpa pour constater de visu le délabrement de ce lieu d’échange international et s’imprégner des difficultés des usagers du marché, au Cnhu Hubert Maga pris à partie par un incendie, il a été signalé au chevet de quadruplés à l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi, sa marche contre la corruption et l’adhésion populaire qui a élevé l’initiative au rang de victoire nationale contre les fossoyeurs de la morale et les prédateurs de l’économie. Et puis, dernier acte, sa participation au match de gala historique maculée par le but glorieux du président de la république. Le méga concert du dimanche relève plutôt d’une communion mémorable avec le peuple. Le déjeuner avec les dockers au port et le repas partagé avec les conducteurs de Zémidjan dans la cité royale avaient déjà marqué les esprits. Boni Yayi abrège la distance avec le peuple, ce peuple qui l’a plébiscité en mars 2006. Le chef de l’Etat a trouvé la bonne carburation dans la gestion de l’essentiel et certains observateurs estiment même que l’héritage du chaos économique contraint le président à s’éparpiller pour mettre le pays sur les rails. La recette consiste à démystifier la fonction présidentielle tout en se montrant efficace dans le combat pour l’émergence du Bénin. Si les anciens régimes avaient accouché d’un modèle de gestion du pouvoir érigé sur l’abstraction obsédante, Boni Yayi est bien décidé à consacrer l’envol du changement en maintenant le dialogue permanent avec le peuple comme Kennedy dont on connaît les sorties populaires et les œuvres sociales ou encore Mandela toujours en communion avec le peuple sud-africain. Même si le risque de populisme est souvent évoqué, seul le bilan compte et la préservation des valeurs républicaines devrait être la reine des priorités. Mais le rêve et la rumination utopiste poussent certaines catégories de gens baignés dans la nostalgie de l’illusion à refuser d’assumer l’évidence, celle de la nécessité pour le Bénin d’avoir, après 10 ans d’immobilisme, un président tout en mouvement, un président bâtisseur. L’expérience frontale et cruciale de l’échec n’a pas discipliné les consciences. Mais, le chantre du changement refuse de son côté de tenir encore haut la flamme de l’absurde et se laisse aller à sa vocation, celle de faire du Bénin un pays émergent comme le Brésil ou les dragons asiatiques. Et comme cerise sur le gâteau, le dénouement victorieux de la crise du Gsm et la cession réussie de l’outil industriel de la Sonapra viennent montrer que le président joue sur le velours. Boni Yayi a l’obligation de résultat et il compte bien s’appuyer sur le soutien populaire dans la gestion du pouvoir, le peuple n’est-il pas la source de la légitimité de son pouvoir ?

Sulpice Oscar Gbaguidi 

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Tag(s) : #EDITORIAL
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