Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Note de lecture: Nous disons un grand bravo à nos parents de Savè et Dassa qui, par leurs mobilisations spontanées, ont fait reculer le gouvernement "ventilateur" des change-menteurs. Comme c'est souvent le cas, depuis avril 2006, chez les sbires du roi Boni 1er, l'action précède la réflexion !!!

Sous d'autres cieux, pour avoir commis une si grave faute politique, Issa Démolé Moko aurait dû rendre son tablier. Malheureusement, les tocards de l'Etat-FCBE qui nous gouvernent sont sans vergogne.

 

 I.B.  

 

CONTESTATION DES CHOIX TECHNIQUES DES NOUVEAUX CHEFS-LIEUX DE DÉPARTEMENTS
Démolé Moko avoue son erreur et le gouvernement recule

 

10 octobre 2008 - FRATERNITE

 

par Angelo DOSSOUMOU, Habib KOUKOUBOU

Le ministre Démolé Moko a du pain sur la planche - 14.1 ko
Le ministre Démolé Moko a du pain sur la planche
 
Le ministre de la décentralisation, Issa Démolé Moko était hier sur l’émission Actu matin de Canal3 pour rectifier ses erreurs suite à un précédent passage lundi dernier sur la télévision nationale. Voici l’intégralité de sa déclaration où il affirme qu’il doit revoir sa copie.

M. le ministre, vous avez eu vent de ce qui s’est passé mercredi dernier à Dassa et à Savè. Votre réaction ?

 

Il y a eu effectivement des mouvements de protestations qui ont conduit au blocage de la route inter-Etat au niveau de Dassa, de Savè...Les populations manifestement n’approuvent pas les résultats de la commission technique de mon ministère que j’ai eu à publier au travers d’une émission à la télévision nationale lundi dernier. Comme je l’avais annoncé, il s’agit d’une évaluation technique qui n’engage ni le gouvernement ni le chef de l’Etat et donc, j’ai rendu compte des résultats de cette évaluation au conseil des ministres qui a décidé de ce qui suit :

1- le découpage qui est fait l’a été depuis janvier 1999. Il y a pratiquement dix ans. Donc dix ans, c’est beaucoup parce qu’il y a eu des évolutions démographiques et assez de mutations sur toute l’étendue du territoire national. Le gouvernement m’a donc demandé de revoir ma copie et de lui proposer non seulement un découpage nettement plus ambitieux qui permette au Bénin de rattraper son grand retard dans ce domaine mais quelque chose qui prenne largement en compte les préoccupations de nos populations dans toutes les régions et intégrant les facteurs historique, sociologique et culturel qui fondent la volonté de nos communautés de vivre ensemble et surtout en paix. En clair, le dossier va être revu. Je vais proposer dans les meilleurs délais possibles, un projet de loi au gouvernement pour un découpage nettement plus ambitieux parce que c’est ça la volonté du gouvernement, opérer cette réforme de déconcentration de telle sorte qu’on ait, un maillage administratif qui satisfasse une large majorité de nos populations et qui permette à notre administration d’être plus efficace.

 

Il y a eu des réactions dans les villes qui n’ont pas été choisies et les résultats venaient à être changés ; ne redoutez-vous pas des réactions similaires des villes qui sont actuellement bien positionnées ?

 

Non, le gouvernement a décidé de dépêcher des équipes dans toutes les localités pour expliquer le sens de sa décision et rassurer les gens. Le chef de l’Etat, comme il l’a toujours affirmé, est très attaché à la paix sociale et à la cohésion nationale. On n’a pas besoin d’un chef-lieu de département pour développer sa commune. Il y a beaucoup d’exemples au plan national, sous régional et international qui le prouvent. Le développement d’une localité, c’est identifier son potentiel économique et le valoriser. Je conçois évidemment que le statut de chef-lieu entraîne la réalisation d’un ensemble d’infrastructures administratives et autres et je voudrais dire aux populations que le gouvernement est décidé à régler au moins cette question nationale importante.

 

Vous dites que vous assumez cette erreur. Donc, vous tirez la conclusion que c’est une erreur ?

 

Vous savez, j’ai été pendant longtemps, un cadre technique de ce ministère avant d’être aujourd’hui ministre. Donc, le background technique est resté. Mais il faut quand même, effectivement intégrer une approche politique, sociologique et autres car, vous avez vu les passions que ça a déclenchées. Ça veut dire que c’est une préoccupation importante pour ces populations et donc en tant qu’un gouvernement responsable, on doit en tenir compte...

 

Est-ce que vous n’aurez pas dû tenir compte des paramètres dont vous voulez tenir compte aujourd’hui pour éviter ce qui se passe sur le terrain ?

 

Je dois vous dire que ce dossier a été traité et retraité par les gouvernements qui ont précédé le gouvernement du changement. Je me suis moi-même en tant que cadre intéressé au dossier. Comme je vous l’ai dit, les limites de traitement de ces dossiers, c’est le fait qu’une loi ait fixé les critères. C’est une loi, ce n’est pas un décret. Alors, le gouvernement est lié par l’application de cette loi. Maintenant l’application pose des problèmes. Etant donné qu’une loi, ce n’est ni la Bible ni le coran, on va voir les voies et moyens pour modifier la loi de telle sorte à nous permettre d’intégrer ces paramètres qui ont entraîné un soulèvement de passion dans certaines régions.

 

Deux conclusions à tirer donc, vous faites votre mea culpa et le gouvernement va revoir sa copie et dans cette révision, vous allez prendre en compte d’autres paramètres. Disons une réforme beaucoup plus approfondie.

 

Il faut rectifier ce que vous avez dit. Le résultat que j’ai publié, c’est une évaluation technique sur la base des critères. Maintenant, l’erreur réside dans le fait que avant d’aller à ce niveau, on n’a pas cherché à voir d’autres facteurs sociologiques qui ne sont pas prévus par ces critères et qui devaient être pris en compte dans le traitement du dossier. C’est à ce niveau que se trouve en fait l’erreur. Je ne voudrais pas que les populations de ces localités disent qu’on les a écartées. Non, le dossier sera repris comme je l’ai dit, traité avec la sérénité, l’ouverture et l’approche concertée nécessaires à un heureux aboutissement.

 

Ne sentez-vous déjà pas que le travail sera difficile ?

 

Bien sûr que c’est une question difficile. Si les gouvernements précédents ne l’ont pas réglé, ce n’est pas par manque de volonté. Moi, j’ai servi un ministre qui avait même introduit le dossier et ça été retiré. Donc, c’est une question assez complexe. Il faut donc prendre le temps pour une analyse plus approfondie, une concertation plus large qui permette, disons de prendre en compte un certain nombre de réalités sociologique, historique, cultuelle qui tiennent à cœur nos populations. Un département, c’est pour rassembler les gens, les amener à travailler ensemble, promouvoir le développement de leur région comme chaque commune déploie des efforts pour promouvoir le développement local.

 

La conclusion du ministre, c’est l’appel au calme

 

Un appel au calme, à l’apaisement. J’ai eu des informations que la situation a été débloquée jeudi matin vers deux heures et demie et que les voyageurs ont pu poursuivre leur chemin. J’invite une fois encore, les populations au calme, à la sérénité et je leur demande de faire confiance au gouvernement du changement pour prendre en compte largement leurs préoccupations dans le retraitement de ce dossier.

 

Angelo DOSSOUMOU, Habib KOUKOUBOU

Publicité
Tag(s) : #Politique Béninoise
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :