Journées nationales et d’échanges et de dialogue pilitique:Kolawolé Idji confirme le boycott de l’opposition
26 novembre 2008 - LEMATINAL
Le vice-président du Madep, Antoine Kolawolé Idji a déclaré au cours d’un point de presse tenu hier à Cotonou que les forces politiques du G4, du G13 et de Force clé ne participeront pas aux journées nationales d’échanges et de dialogue politique.
Alors que le chef de l’Etat a annoncé la tenue des journées nationales d’échanges et de dialogue politique prévues pour 27et 28 novembre 2008. Kolawolé Idji a exprimé clairement la position des partis dits de l’opposition sur l’initiative du gouvernement du Changement. Comme pour cracher dans la soupe, les partis membres du G13, du G4 et de Force Clé ont retenu de se retrouver à la même date à Bohicon, dans le cadre d’un séminaire d’été. Antoine Kolawolé Idji, président du Comité d’organisation dudit séminaire a évoqué les différentes raisons qui motivent leur décision. « Si nous avions été consultés au préalable par le gouvernement, nous aurions recommandé d’autres dates au chef de l’Etat pour la tenue de ce forum » a laissé entendre le député Idji. Il a ensuite affirmé que les partis du G13, du G4 et de Force Clé s’étaient déjà engagés à organiser la rencontre de Bohicon avant la décision du gouvernement. Par conséquent, ces formations politiques se retrouvent actuellement dans l’impossibilité de renoncer à leurs engagements. Intervenant en sa qualité de président du comité préparatoire du séminaire de Bohicon, Kolawolé Idji a confirmé la tenue effective de cette rencontre avec la présence des partis initiateurs de cette séance de concertation. A la question de savoir la réelle position des groupes de partis G13, G4 et Force clé par rapport à la mouvance présidentielle, Antoine Kolawolé Idji a tout simplement martelé : « Aujourd’hui qui est de l’opposition ou de la mouvance ?. S’il n’y a pas pour l’instant, de déclaration formelle, laissez du temps au temps. Peut-être d’ici peu, vous aurez des choses plus précises et plus concrètes ». Ainsi donc, une importante composante de la classe politique se démarque de la nouvelle démarche tardive du président Yayi Boni, qui veut jouer la carte de l’apaisement. Avec cette nouvelle donne, l’on devrait s’interroger sur le maintien ou non par le gouvernement du projet du chef de l’Etat, de réunir toute la classe politique pour le dialogue national pour les dates ci-dessus annoncées.
Ibrahim Yarou Djibril (Coll)
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