Jeudi 24 avril 2014 4 24 /04 /Avr /2014 13:19

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Festival de « La semaine de l’Afrique en marche » Edition 2014 à Vincennes (94) en région parisienne : Prenez rendez-vous pour sortir de l’Afro-pessimisme !!!

 

 

 

L’association « La semaine de l’Afrique en marche » fait un travail remarquable et son Président Jean Gaeremynk est un afro-optimiste qui mérite d’être soutenu.

 

 

Festival Afrique en marche

17-24 mai 2014

Vincennes (94)

 

 

La conférence-table-ronde

 

 

Dans sa quatrième édition, le festival « Afrique en marche » continue d’explorer les raisons qu’il y a de changer nos représentations de l’Afrique. Parmi les nombreuses activités organisées, la conférence-table-ronde est un des temps forts du festival. Elle réunit des personnalités françaises et/ou africaines qui par leur parcours et leurs connaissances illustrent de manière particulièrement intéressante les dimensions positives du développement du continent africain.

 

En 2008, le président Abdou Diouf, ancien chef d’Etat du Sénégal, est venu avec d’autres personnalités inaugurer ces rencontres. Il parraine toujours officiellement nos manifestations. En 2010 sont venus à Vincennes, Hubert Védrine, Lionel Zinsou, Jean-Michel Sévérino, pour souligner le décollage macroéconomique du continent.

En 2012 ce fut le tour de personnalités des médias et de l’enseignement avec Olivier Zegna-Rata, Denise Epote, Solo Soro, et Amadou Diaw. Ils nous ont présenté la révolution en marche dans les médias.

 

En 2014 un  focus sera mis spécialement sur l’entrepreneuriat en Afrique. Alors que l’explosion de la croissance économique à l’échelle du continent se confirme, il nous a semblé important de recueillir le témoignage d’entrepreneurs qui développent leurs affaires au quotidien sur le continent africain. Ils s’exprimeront sur leur histoire personnelle, sur leurs réussites et leurs difficultés, leurs  contraintes et leurs espoirs. Ils diront comment ils voient l’avenir.

 

Ces entrepreneurs sont tous en pleine activité et feront un stop à Vincennes spécialement pour nous le vendredi 23 mai en soirée. Ce sont :


Mariette Marietou Dicko , femme d’affaires, styliste, créatrice de mode à succès, dont l’activité se déploie avec sa griffe « Traditions Modes Africaines » entre Paris, Bamako et jusqu’aux  Etats-Unis.


Régis Facia, vice-président du conseil national du patronat du Bénin, fondateur et PDG  dans ce pays de la société Top  Chrono, une exemplaire success story d’entreprise.


Jean-Baptiste Satchivi (sous réserve de confirmation), PDG du groupe CDPA-Agrisatch, leader de l’agroalimentaire, qui vient d’être élu président de la chambre de commerce et d’industrie du Bénin.

 

Mansour Cama, longtemps président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal, président de la Société sénégalaise d’investissement, une holding présente dans l’industrie, la finance, l’hôtellerie, la distribution d’eau.


Des réponses sont par ailleurs encore attendues  de personnalités notamment éthiopiennes.

 

Le témoignage des ces opérateurs économiques de premier plan a été choisi pour illustrer la thématique de l’Afrique en marche. Ils l’apporteront de façon vivante et concrète. Leur réussite remarquable nous permettra de mieux comprendre, dans la complexité des contextes nationaux, les ressorts profonds des progrès du continent. Nous aurons également l’opportunité de dialoguer avec eux sur ces sujets au cours de la table-ronde.

 

Avec cette soirée, Afrique en marche à Vincennes nous ouvre une nouvelle fenêtre sur un monde à la fois proche d’un point de vue géographique et sensiblement différent en termes de culture et de développement, mais avant tout, débordant d’énergie et de créativité.

 

 

 

Jean Gaeremynck

Président de l’association « La semaine de l’Afrique en marche »

jean.gaeremynck@conseil-etat.fr

 

 

 

Présentation du festival Afrique en marche de Vincennes (94), Edition 2014.

           

 

 

Ce festival part d’une initiative qui vise à offrir au plus large public des informations, des images, et témoignages sur l’Afrique en marche, c'est-à-dire sur des réalités du continent qui empruntent plus au registre positif de la créativité et de la croissance plutôt qu’à celui de  la guerre, de la pauvreté et autres catastrophes, trop présent à notre goût  dans les médias. L’objectif est de contribuer à une meilleure connaissance de l’Afrique d’aujourd’hui, ce qui nous paraît  d’intérêt public. Les liens entre la France et le continent africain sont anciens et solides, il s’agit d’inventer ceux de l’avenir.

 

            Notre équipe est composée de bénévoles, mais tous ayant des attaches avec l’Afrique au travers d’expériences professionnelles ou d’engagements associatifs. Nous sommes engagés activement, en lien avec des associations locales homologues au Cameroun, au Niger, au Burkina-Faso, au Mali. La ville de Vincennes, qui nous accompagne depuis le début développe depuis plusieurs années une action forte et originale de coopération avec l’Ethiopie. Le président Abdou Diouf, ancien chef d’Etat du Sénégal, dont l’un d’entre nous a été le collaborateur à Dakar, parraine ce festival.

 

Le principe est de s’appuyer sur les ressources de Vincennes - la mairie, les associations, les entreprises, mais aussi les acteurs culturels tels que librairie, cinéma, galeries, médiathèque- pour offrir au public une série de manifestations concentrées sur plusieurs jours. Notre site www.semaine-afrique-en-marche.fr présente des  images des éditions passées et annonce le programme de l’édition 2014, qui se déroulera du 17 au 24 mai.

 

D’ores et déjà apparaissent comme des temps forts de ce programme :

 

·       deux concerts, l’un de Fatoumata Diawara (17 mai), l’autre de Ablaye Cissokho (Kora et chant) et Voelker Goetze (trompette), le 24 mai ;

·       la rencontre de la librairie Millepages le jeudi 22 en soirée avec les écrivains In Koli Jean Bofane (« Mathématiques congolaises ») et Léonora Miano (récent prix Fémina pour  « La saison de  l’ombre ») ;

·       le défilé de mode du samedi 24 après-midi à l’Espace Daniel Sorano ;

·       la conférence-table ronde du vendredi 23 en soirée avec des opérateurs économiques africains de premier plan (voir document de présentation séparé sur cette table-ronde).

 

Mais aussi Afrique en marche 2014, ce seront : plusieurs expositions, le long de l’hôtel de ville (entrepreneurs africains par Joan Bardeletti), à la galerie Frémeaux et associés (Bestaire africain), à l’espace Daniel Sorano (les peintres Diako et Frank Vescio), à la médiathèque Cœur de ville (photos de Daniel Lainé) ; des ateliers et spectacles pour enfants conçus pour les scolaires par  Chrysogone   Diangouaya ; des contes pour enfants à la médiathèque Sylvie Mombo) ; un grand marché africain sur la place de la mairie.

 

Ce festival bénéficie depuis sa création du soutien actif et multiforme de la ville de Vincennes. Cette année il bénéficie aussi du concours de BNP Paribas, une grande banque très présente à Vincennes et dans l’est parisien, qui parraine notamment l’exposition sur les entrepreneurs africains.

 

 

 

  

 
 
  
  
Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Africaine
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Jeudi 24 avril 2014 4 24 /04 /Avr /2014 12:43
23 avril 2014
 

BENIN - Scandale sur le gisement cimentier d’Adja-Ouèrè : La convention de Nocibé est nocive pour l’économie nationale


 
Si nous annoncions que Yayi Boni et son gouvernement ont décidé de mettre en coupe réglée l’économie nationale du Bénin dans le dossier de Nocibé, c’est bien parce qu’ils ont renoncé, de façon effarante, à l’encaissement de ressources financières au profit du Trésor public pour booster le développement de la terre de leurs aïeuls. 


 
Non seulement, ceux-là qui nous dirigent ont accordé des exonérations fiscales sur quinze (15) années d’exploitation à Nocibé de toute taxe douanière sur tout consommable et matière entrant dans la fabrication du ciment y compris sur le ciment lui-même (produit fini emballé) directement importé et donc non produit par Nocibé, ils ont eu le culot d’affranchir cet opérateur économique privé du reversement de la Tva collectée mais aussi, ont-ils opté à ne pas contrôler ses activités.

C’est peu dire que d’affirmer que ce régime est très dangereux pour l’économie nationale du Bénin. De façon à couper le souffle à tout bon Béninois soucieux de la préservation des ressources financières de son pays dans un environnement sous régional concurrentiel, Yayi Boni et ses obligés au gouvernement ont préféré faire don à Latfallah Layousse et sa Nocibé des taxes dont se fortifie le Trésor public pour assurer les charges de l’Etat. Quand on parcourt l’article 4 de la Convention minière qu’ils ont signée avec Nocibé, on tombe presque à la renverse. Vous avez l’impression qu’il y a certaines autorités au sommet de l’Etat béninois qui ont du plaisir à donner l’urticaire à leurs compatriotes par les actes qu’elles posent.

En effet, l’article 4 et précisément l’alinéa 3 du point 4.4.2.2 prévoit que : « …Pendant les quinze premières années de la période d’exploitation, la première année commençant le 1er janvier de l’année qui suit la mise en exploitation, la Société, ainsi que celle qui opérera la centrale électrique bénéficieront d’une exonération totale : de toutes les taxes sur le chiffre d’affaires ou taxes assimilés, taxe sur la valeur ajoutée, de tous les prélèvements sociaux autres que ceux destinées à la caisse de retraite et à l’assurance maladie, ou parafiscaux de quelque nature que ce soit perçus au profit de l’Etat ou tous les organismes et collectivités publics, et exigibles sur tous biens, produits, marchandises, contributions, prêts, services reçus ou acquis par la Société, ou à elle rendus, ou qu’elle se livrerait à elle-même dans la mesure où ces taxes se rapportent directement ou indirectement à des opérations de la Société… de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, y compris de l’impôt minimum forfaitaire ; de la patente, des contributions foncières des propriétés bâties ou non bâties, de la taxe de voirie, de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, et de toutes taxes annexes ; du versement patronal sur les salaires ; de la taxe sur les véhicules de sociétés… de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières pour tous les revenus versés par la Société à ses actionnaires et administrateurs…des impôts et taxes sur les activités financières et de tous droits et taxes sur les transferts de fonds et hors l’Uemoa… ». La liste n’est pas exhaustive.
 
A l’analyse de cette disposition contractuelle, on a l’impression comme si, nous avions quitté la planète terre. Nocibé est exonérée de la Tva sur le ciment vendu au Bénin. Alors qu’on sait que jusqu’à nouvel ordre ce produit de première nécessité n’est pas exonérée de Tva. Le ciment, produit fini importé est soumis à la Tva au cordon douanier de sorte que le consommateur béninois lambda en payant son ciment, paye la douane mais également la Tva. Nous savons aussi que le ciment produit par les industries béninoises est vendu au consommateur avec la Tva comprise de sorte que l’industriel cimentier reverse à l’Etat les Tva payées par le consommateur. Ainsi, l’exonération accordée à Nocibé qui l’autorise à garder par devers elle la Tva incorporée dans tout prix de vente, n’est autre chose que la concession à ce privé d’une taxe que paie chaque Béninois à la sueur de son front à l’Etat. C’est dire que l’Etat Yayi Boni donne tout à Nocibé y compris ce que chaque Béninois paye sur le paquet de ciment en vue d’assurer le paiement des salaires des fonctionnaires de l’Administration publique.

Alors, pendant ce temps, Cimbénin, Scb-Lafarge et Sco reversent à l’Etat les Tva par elles collectées auprès des consommateurs de ciments. Par contre, Nocibé qui vend son ciment sur le même marché auprès des mêmes ne reversera aucune Tva à l’Etat bien que ce ciment ait été payé, dans tous les cas, Toutes taxes comprises (Ttc) par le consommateur !!! Car, il convient de noter qu’il n’est légalement, encore moins techniquement pas possible de mettre sur le marché à la disposition du consommateur le même produit payable Toutes taxes comprises (Ttc) ou Hors taxes (Ht) au choix délibéré du consommateur.

Pourquoi Dangoté était à Cotonou ?

On comprend donc qu’il s’agit d’une stratégie de vol organisé par lequel Nocibé vend librement son ciment sur un marché de ciment assujetti à la Tva sans qu’elle n’ait l’obligation de reverser cette taxe collectée et payée par le consommateur. Cette faveur illégale crée une distorsion dans le secteur et conduira à coup sûr Nocibé à mettre tous les autres cimentiers en faillite.

C’est ce qui, récemment, motiva la descente à Cotonou du richissime homme d’affaires nigérian Alyko Dangoté qui était venu se plaindre à Yayi Boni de cette décision suicidaire de mesures exorbitantes qu’il a prise au détriment des cimenteries existantes avant Nocibé dont celle de la Société des ciments d’Onigbolo (Sco) dans laquelle il est actionnaire.

L’argent du Bénin finance Nocibé

Au titre du dernier paragraphe du point 4.4.2.2 de l’article 4 de la Convention minière, il y est écrit : « …En outre, et, pendant toute la durée de la présente convention, la Société pourra déduire de sa base imposable à l’impôt sur les Bic, tous les montants réinvestis dans le cadre d’extension ou d’amélioration de la productivité y compris les participants au capital de toutes nouvelles sociétés ayant une activité quelconque du Bénin et dans les pays de l’Uemoa et de la Cedeao… ». Ce qui signifie en terme clair que si Nocibé ou Latfallah Layousse décide d’investir dans un quelconque pays de la Cedeao (Sénégal, Nigéria, Guinée ou la Côte d’ivoire), le gouvernement de Yayi Boni lui permettra, après les quinze (15) années d’exonération totale de déduire le montant de son investissement du bénéfice imposable au Bénin et ceci durant toute la vie de Nocibé. Autrement dit, si Nocibé ou Latfallah Layousse décide d’investir par exemple trois milliards de F.Cfa dans son pays, le Sénégal, ce montant sera déduit de son bénéfice imposable quand Nocibé aura fini sa période d’exonération. C’est-à-dire que durant la période post exonération, s’il arrive que Nocibé réalise par exemple un bénéfice de trois (03) milliards de francs CFA, l’Etat béninois sous l’impulsion de Yayi Boni renoncerait à la somme de neuf cents millions (900.000.000) F. Cfa (soit 30% de 3 milliards) d’impôts qui lui sont dus par Nocibé et Layousse. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une subvention que le Bénin accorderait aux investissements effectués au Sénégal par Latfallah Layousse.

En clair, après les 15 premières années d’exonération totale de tous impôts, Yayi Boni trouve encore le moyen d’accorder à Nocibé et à son ami Layousse, le renoncement déguisé des impôts dus à l’Etat béninois sur les trente cinq (35) dernières années de l’exécution de la Convention minière parce qu’il sera toujours aisé pour Latfallah Layousse d’exhiber de prétendus investissements, ici et là, pour apurer tout bénéfice imposable au Bénin. Et le régime Yayi Boni appelle cela la bonne gouvernance qui conduit à l’émergence du Bénin. Quelle conception de développement ?

Contrôle walooo…

Si ces exorbitantes franchises fiscales sont gracieusement offertes à Nocibé et son propriétaire Latfallah Layousse, Yayi Boni et son gouvernement ont poussé la provocation de leurs compatriotes jusqu’à dire non au contrôle des activités de ce privé sur le territoire béninois. Ils ont osé l’écrire et signer dans la Convention minière aux points 6.7 et 6.12 de l’article 6 qui disposent que : « …L’Etat s’engage pendant toute la durée de la présente convention à… dispenser la Société de tout contrôle de la Commission de contrôle des investissements (Cci)… à ne pas entreprendre de vérifications fiscales ou douanières dans les cinq (5) années qui suivent la mise en exploitation industrielle de la cimenterie… » Ainsi, l’Etat béninois a renoncé à ses prérogatives. Il s’interdit tout contrôle de Nocibé. Pourquoi, l’Etat béninois devra-t-il s’interdire tout contrôle d’un opérateur économique installé au Bénin ? Le Bénin a-t-il été tout simplement vendu et livré à ce Sénégalo-Libanais pseudo investisseur ? 

Trop, c’est trop ! Et il faudra que justice soit rendue à la République du Bénin qui devra rentrer dans ses fonds et surtout dans ses prérogatives.

Dans notre édition de demain jeudi, d’autres dangers que fait planer cette Convention minière de Nocibé sur l’économie nationale du Bénin seront décortiqués dans leurs essences, pour l’éclairage du peuple béninois qui, saura tirer le bon grain de l’ivraie dans cette forfaiture abjecte.

Charles Toko & Emérico Adjovi
Source : Le Matinal
 
Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
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Dimanche 20 avril 2014 7 20 /04 /Avr /2014 00:57

20/04/2014

 

 

NIGER : Lettre ouverte au président de la République concernant la banque chinoise Eximbank et le train de Bolloré

 


Monsieur le Président,

 

 

J’ai parcouru votre bilan et je dois avouer, à mon humble avis, que vous êtes très fort. Il n’y a pas de doute, le peuple nigérien, à moins d’être ingrat, va bientôt se lever comme un seul homme, pour exiger qu’un bonus de trois ans vous soit accordé pour avoir mieux travaillé que tous les présidents réunis qui se sont succédé à la tête de l’État du Niger.

 

 Aussi, par anticipation à ce qui ne saurait tarder, je tiens à être le premier à vous adresser mes félicitations pour cette prouesse que vous avez réussie en si peu de temps ; une prouesse qui laisse entendre que, soit Diori, Kountché et les autres ont passé le clair de leur temps à voler l’argent de l’État, soit ce sont des incapables. C’est vrai qu’aucun d’entre eux n’a votre génie, votre patriotisme et votre intégrité. Vous êtes un génie, monsieur le Président et les intéressés (Kountché, Diori et les autres), eux-mêmes, ne pourront jamais avoir la prétention d’être votre égal. Parce que, pour avoir réussi, en trois ans, à faire ce dont vous avez fait étalage et qui a été largement commenté par vos obligés, sans avoir jamais dépassé la barre des 50% d’exécution du budget national, il faut être un démiurge.

 

Et je me dis qu’un peuple qui a la chance inouïe d’avoir un « homme » pareil à la tête de l’État doit rendre grâce à Dieu et remercier son bienfaiteur. Le peuple nigérien peut donc se réjouir et se frotter les mains. Ah, si seulement ils avaient su depuis bien longtemps qu’ils avaient un « démiurge », capable de transformer le gazon jauni en tartan et les cases délabrées en gratte-ciel, ils n’auraient jamais perdu leur temps et leur énergie à aller à des élections, fastidieuses et coûteuses pour le Niger. C’est dire que si les Nigériens vous avaient accordé leur confiance depuis toutes ces années où vous vous échiniez à les convaincre, le Niger serait déjà devenu un Eldorado où le seul effort à faire pour se remplir les poches serait…de se courber pour ramasser ors et diamants. Bref, vous êtes là et je constate que les partenaires extérieurs du Niger vous  chouchoutent énormément.

 

Pour vous faire plaisir et vous aider, les Chinois en particulier sont même prêts à faire l’impasse sur la moitié d’un prêt contracté auprès d’EXIMBANK tout en finançant plusieurs autres projets de façon altruiste. Ah, si seulement je pouvais être dans votre petit secret pour être si aimé au point que des États entiers sont prêts à construire le Niger à notre place, et avec en sus leurs propres ressources. Et malgré tout, vous vous contentez de le faire, sans tambours ni trompettes. Extraordinaire Issoufou ! Et c’est pourquoi, monsieur le Président, connaissant votre grande humilité qui, seule, explique ce silence assourdissant alors que vos succès éclatants, que dis-je, vos prouesses surhumaines, commandent et justifient  que grand bruit soit entretenu autour ; sachant que vous souffrirez  énormément de demander au peuple nigérien ce qui est loin d’être une faveur, mais un mérite et une gratitude de sa part, je me fais le devoir de porter l’initiative à la connaissance de mes compatriotes.

 

Aussi, je n’attendrai pas votre caution pour demander à nos compatriotes, au regard de vos miracles économiques, de vous accorder UN BONUS DE TROIS ANS, à la fin de votre premier mandat. A la fin du deuxième, nous verrons si nous pourrons demander six ans de bonus ou carrément faire sauter le verrou de la limitation des mandats. Pourquoi pas ? La vérité est que vous êtes fort, monsieur le Président, et personne ne peut vous contester d’avoir réussi à surrendetter le Niger en si peu de temps. J’ai essayé de faire le point sur cet endettement inadmissible en trois ans. Mais j’ai parfaitement compris. Vous courez derrière vos 6000 milliards. Qu’importe pour vous si le Niger doit en souffrir. C’est ce souci primordial qui a motivé ce cinéma auquel vous vous êtes livré avec le fameux train de Bolloré. Je l’ai suivi avec grand sourire. En fait, j’aurai dû pleurer pour le Niger, car c’est un drame. Vous engagez notre pays dans un projet de cette envergure sur la base d’un simple ordre de services du ministère de l’Equipement, sans appel d’offres, ce qui constitue une nième violation de la constitution de votre part.

 

L’étude de faisabilité de ce projet n’existe même pas encore. J’ai appris toute la pression qui est actuellement exercée sur ceux qui en ont la charge afin qu’ils la terminent rapidement et que l’atelier de validation soit tenu à très brève échéance. Qu’est-ce qui vous arrive, monsieur le Président, pour inaugurer une gare ferroviaire dont l’étude de faisabilité du rail n’est même pas encore faite ? Beaucoup de nos compatriotes l’ignorent, mais, moi, je le sais et cela m’inquiète quelque peu. Aussi, avec tout le respect que je vous dois, je me vois, encore une fois, dans l’obligation morale de vous dire crûment la vérité : vous êtes en train de surrendetter le Niger, parfois dans des conditions scabreuses qui tranchent carrément avec les règles de gestion démocratique. Ainsi, après le deal chinois qui continue de dresser ses tentacules pour enserrer notre pays, c’est au tour de Bolloré, le camarade de l’Internationale socialiste. Je sais que mes vérités ne sont pas pour vous plaire.

 

Mais, je continuerai à vous les marteler tout en évitant, au maximum, les affirmations gratuites. Toutefois, je commenterai les faits, particulièrement vos actes qui violent la Constitution et mettent en péril l’économie nigérienne. C’est dans cette logique que je vous parle aujourd’hui du train. Soyez rassurés, je n’ai aucune intention de dénigrer le projet en tant que tel. J’en conteste les conditions de réalisation qui sont scandaleuses. D’abord, l’Uemoa, qui est brandie pour camoufler ces conditions, ne finance que l’étude de faisabilité. Ce sont les pays qui financent, en particulier le Niger qui a le plus à gagner dans cette affaire. Mais vous n’avez jamais révélé les coûts aux Nigériens. Pourquoi ? Parce que vous le ne savez pas, vous-même. Et dans ce flou, ne soyez pas surpris que des esprits malins fassent courir le bruit que c’est le Niger qui s’est engagé à supporter les parts de ses voisins ?

 

Quant à moi, je pense que c’est normal. Vous faites cela en dehors de toute  transparence et c’est très grave pour le Niger. Car, en acceptant de s’engager dans ce projet que je qualifie de tonneau de Danaïde pour le Niger, vous offrez à Bolloré le gros lot au loto de la renaissance. Il sait que, dans ces conditions floues où on lui donne cartes blanches pour financer et dresser bilan, forcément opposable au Niger, c’est le coup du siècle. Tout comme les banques qui acceptent de l’accompagner, Bolloré n’est pas fou pour s’engager dans une telle aventure sans être sûr qu’il en sera le gagnant. En effet, sans aucune base de contrôle des investissements qui seront consentis par Bolloré, ni a priori ni a posteriori, le Niger ne peut qu’endosser ce que l’intéressé présentera demain. S’il dit qu’il faut 50 ans de concession pour espérer retirer ses sous, le Niger ne pourra que s’incliner.

 

En tout état de cause, vous, vous ne serez plus là pour gérer la catastrophe et on comprend fort bien que cela ne constitue pas une préoccupation pour vous. Monsieur le Président, je voudrais vous poser une question : dites aux Nigériens comment êtes-vous parvenu à réaliser 98,50% de votre programme en trois ans alors que vous n’avez jamais pu exécuter le budget de l’État à plus de 50% ? Je vous pose la question en sachant que les sources de financement sont en principe budgétisées. Vous êtes vraiment fort, très fort, monsieur le Président et je ne me trompe pas en demandant à mes compatriotes de vous accorder un bonus de trois ans à la fin de ce premier mandat. Je vous fais également la promesse de relancer le sujet si jamais vous êtes réélu pour un deuxième mandat afin, comme je l’ai écrit plus haut, qu’il vous soit accordé un bonus de six ans ou mieux, de modifier les dispositions de la Constitution qui nous empêchent de continuer à profiter de vos bienfaits à vie.

 

Mallami Boucar


 

Source : Le Monde d’aujourd’hui N°72 du MERCREDI 16 AVRIL 2014

 
  
  
Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Africaine
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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 23:52

BENIN - Après Cahuzac, Mediapart vient d’obtenir la peau de Morelle : Que font les journalistes béninois ???

 

En dehors des quotidiens « Le Matinal », « La Nouvelle Tribune » et, accessoirement « La Presse du Jour », très peu de journalistes ont le culot de jeter le pavé dans la marre des politiques au Bénin. Et pour cause ??? Mal payés et parents pauvres de la société béninoise, beaucoup exercent à la limite de la légalité. Du coup, ils sont prêts à toutes les compromissions pour survivre.

Pour mémoire, Mediapart ne vit d’aucune publicité. Comme le canard enchaîné d’ailleurs. Les seuls actionnaires de ces deux canards sont leurs seuls lecteurs. Et ils en ont pour leur argent. Il y a trop de journaux au Bénin dont certains n’existent que pour faire la chasse aux misérables subventions. Pour continuer de vivre dignement, la presse béninoise doit se réorganiser. Cela passe par la disparition purement et simplement de nombreux canards boiteux et la fusion de plusieurs titres dans un pays où le marché de la publicité est réduit à une portion congrue.

C’est à ce prix que les béninois passionnés de la presse viendront à soutenir financièrement les meilleurs pour leur redonner la noblesse qui leur revient.

Le Bénin a besoin de vrais journalistes d’investigation et de vrais passionnés d’écriture. Quand on lit la presse béninoise, on a parfois la nausée. Pour la plupart, l’écriture dans la langue de Molière est médiocre. On peut être formé dans le tas mais retourner à l’école semble indispensable pour certains écrivaillons.

Quand on relit la plume des journalistes dahoméens, on est flatté devant l’élitisme qui caractérisait alors le quartier latin de l’Afrique. Malheureusement, les journalistes béninois  (certains parmi eux) ne méritent plus cette excellence de plume de leurs aînés.

Chers amis journalistes béninois, réveillez-vous !!!

 

IB

 

 

Mediapart, pourfendeur anticorruption de la droite et de la gauche

 

Par AFP, publié le 18/04/2014

 

Paris - Mediapart peut se vanter d'avoir fait tomber Aquilino Morelle, deuxième personnalité à démissionner à la suite de ses révélations, après l'ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac, en 2013, même si le site d'information se défend de vouloir "tuer" quiconque.


Tapie, Karachi, Bettencourt, Libye...: depuis sa création en 2008, Mediapart s'est, à coup de scoops et révélations, forgé l'image d'un pourfendeur anticorruption de la droite et de la gauche malgré les critiques des politiques et d'une partie de la presse. 

L'annonce de la démission d'Aquilino Morelle, vendredi, vient conforter la réputation de ce média, vilipendé pendant la présidence de Nicolas Sarkozy pour sa proximité supposée avec la gauche, et qui a toujours défendu son image de contrepouvoir indépendant. 


Déjà, l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac avait été contraint à la démission, le 19 mars 2013, après avoir menti pendant des mois sur l'existence d'un compte bancaire lui appartenant à l'étranger. "L'affaire" avait également été lancée par des révélations de Mediapart. 


"Mediapart était indépendant sous la droite, il l'est aussi sous la gauche", avait déclaré en mars 2013 Edwy Plenel pour les cinq ans de ce site payant. 

Ancien directeur de la rédaction du quotidien Le Monde, Edwy Plenel s'est fait une spécialité depuis trente ans de publier des enquêtes qui ont ébranlé le sommet de l'État. 


Peu après sa création, à l'été 2008, le site Mediapart avait révélé les possibles illégalités d'un jugement arbitral favorable à l'ancien homme d'affaires Bernard Tapie et l'implication de l'ex-ministre de l'Économie et actuelle patronne du FMI, Christine Lagarde, accusée d'avoir trouvé un arrangement à l'amiable avec lui dans ce dossier. 


Suivent, en septembre 2008, des révélations sur plusieurs affaires dont celle de Karachi, un éventuel détournement de commissions sur des contrats d'armement avec l'Arabie Saoudite et le Pakistan. 


A partir de juin 2010, le site s'attaque à l'affaire Bettencourt, du nom de la milliardaire Liliane Bettencourt, un dossier d'abus de faiblesse présumé devenu affaire d'État. 


En juillet 2011, c'est encore Mediapart qui publie des documents tirés des archives de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, inculpé dans le volet financier du dossier Karachi, mettant peu à peu au jour les relations occultes liant ce marchand d'armes au premier cercle de Nicolas Sarkozy. 


Entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2012, le Premier ministre François Fillon en était venu à accuser le site, qui produisait un document affirmant que la Libye avait participé au financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy, d'être une "officine financée par de riches amis" de François Hollande. 


Dans la foulée, Nicolas Sarkozy avait annoncé une plainte contre Mediapart pour "faux et usage de faux" et "publication de fausses nouvelles", tandis que François Hollande s'en remettait à la justice pour dénouer l'affaire. 


Mediapart, qui compte 50 salariés en CDI dont une trentaine de journalistes, avec aussi une vingtaine de pigistes, a réalisé en 2013 un bénéfice de 903.000 euros sur un chiffre d'affaires de 6,8 millions, selon le site, qui s'estime l'un des seuls rentables chez les "pure players" de l'information, en panne de capitaux. 

Fort de 84.000 abonnés individuels, avec pour objectif les 100.000, le site qui fête cette année ses 6 ans espère créer d'ici 2015 une "société à but non lucratif", qui détiendrait le site et ferait appel aux donateurs en échange d'avantages fiscaux. 

 


Par AFP


 
  
 
  
  
Par illassa.benoit - Publié dans : POLITIQUE FRANCAISE
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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 22:56

18 avril 2014

 


BENIN : Les choquantes exonérations concédées à la Nocibé


A analyser les exorbitantes exonérations fiscales et douanières accordées par Yayi Boni et son gouvernement à Nocibé, c’est avec une évidente raison qu’on peut s’interroger sur les réelles capacités de ceux-là qui nous dirigent aujourd’hui. Ils ont insolemment osé mettre à genoux l’économie nationale au profit de l’étranger pendant que des nationaux sont persécutés voire chassés de la terre de leurs aïeuls.



Tenez ! Non seulement Yayi Boni a fait accorder à Latfallah Layousse des exonérations pour la période d’investissement mais aussi lui et son gouvernement ont poussé l’outrecuidance de les étendre sur la période d’exploitation. Ce qui est très bizarre voire dangereux pour l’économie nationale. 


A la lecture de la convention minière, on note que la Nocibé bénéficie d’exonérations pour la période d’investissement sur cinq (05) ans et encore plus grave cette exonération est étendue sur une période de quinze (15) ans pour l’exploitation. Ce qui est une première en matière économique. Si en règle générale du commerce, il est admis qu’on peut accorder des facilités pour la période d’investissement, c’est plutôt pendant la période d’exploitation qu’un Etat sérieux peut engranger quelques ressources financières à faire alimenter son économie. Mais au Bénin sous le régime de Yayi Boni, c’est tout le contraire qu’on observe. C’est-à-dire que l’on marche sur la tête, les oreilles bourrées et la tête remplie d’eau de vaisselle !!! On n’est mû que par l’idée de rendre service ou de donner des privilèges à ses copains quitte à passer par derrière pour jouir des retombées financières de ces largesses républicaines.


Le capital scandale


Si l’on doit stigmatiser le vrai scandale dans ce dossier de Nocibé, il faut le rechercher au point 4.4.2.1 de l’article 4 de la convention minière. En effet, ce fameux point dispose que : « Pendant la période d’exploitation, la Société ainsi que toutes les personnes physiques ou morales, locales ou étrangères, contractants, sous contractants, sous traitants, prestataires travaillant pour son compte, bénéficieront pendant une durée de 15 ans d’une exonération totale, immédiate et directe lors du franchissement du cordon douanier de tous droits, impôts, taxes, redevance (y compris la redevance statistique), contributions et autres prélèvements douaniers et fiscaux (y compris la Tva à l’importation, les prélèvements communautaires Cedeao et Uemoa) et parafiscaux de quelque nature que ce soit perçus au profit de l’Etat et/ou de tous organismes et collectivités publics, parapublics, semi publics, d’économie mixte ou concessionnaires et exigibles à l’entrée de toute pièces détachées, matériels, matériaux, équipements, véhicules utilitaires et de tourisme notamment les matériels roulants d’extraction et de manutention, frets ou services importés directement ou indirectement, fournitures, consommables, carburants, combustibles notamment le charbon et lubrifiants, emballages, containers, intrants, clinker, pièces détachées, produits finis et semi finis » Koï !!! Tout ça là pour Nocibé et pas pour une société créée par un Béninois ? 


Ce sont là autant d’avantages accordés à un étranger et qui sont contraires aux règles générales et à la libre concurrence en matière commerciale. Le président de la Chambre du commerce et d’industrie du Bénin devrait se sentir interpeller à la lecture de cette disposition criarde de la convention minière signée par le Bénin au profit de la Nocibé.

Comment peut-on accorder des exonérations à la Nocibé et dans le même temps, on y associe des entreprises tierces qui fourniraient des prestations pour la société de Layousse si ce n’est la porte ouverte à une fraude massive et multiforme de gros calibre ? 

Accorder des exonérations à la Nocibé est un fait. Mais en accorder encore à ses tiers prestataires, c’est contraire à l’esprit même de l’exonération et leur mode d’utilisation qui se voient ainsi noyer dans les élucubrations de Yayi Boni et son gouvernement.

Si ces exonérations sont appliquées, c’est qu’avec les documents de la Nocibé, un importateur de quincaillerie peut commander des bateaux de fers à béton ou d’autres matériaux sur le marché de vente avec des profits énormes à réaliser. En réalité, seule Nocibé peut bénéficier d’exonération pour ses matériaux et non ses prestataires.


La Cedeao et l’Uemoa sacrifiées


En plus, les taxes communautaires (Cedeao et Uemoa) sont exonérées. Ce qui est totalement contraire aux normes sous régionales. Autrement, c’est l’Etat béninois qui va payer en lieu et place de la Nocibé. Aussi, les taxes parafiscales qui ne devraient pas être exonérées ont connu ce malheureux sort à elles imposées par le régime Yayi Boni. C’est-à-dire que les Communes d’Adja-Ouèrè, de Pobè et de Kétou vont être privées de redevances fiscales juste pour le plaisir de Yayi Boni. Elles seront privées de développement selon le bon vouloir de Yayi Boni. Extraordinaire !


Si l’on comprend bien ce privilège fiscale accordé à la Nocibé, c’est que tout ce qui rentre dans la fabrication du ciment chez elle est exonéré pendant ce temps ses autres concurrents qui partagent le même marché de consommation qu’elle (Cimbénin, Sco-Lafarge, Scb) payant les mêmes produits pour fabriquer le ciment seront contraints de payer au cordon douanier. Plus grave, après fabrication du ciment par les quatre cimenteries, c’est sur le même marché qu’elles vendront leurs produits respectifs. Conséquence : Nocibé casse le prix de vente de son ciment au détriment de ses concurrents. Ce qui crée la distorsion dans la concurrence. C’est contraire à l’ordre public, à la protection de concurrence et des règles générales du commerce universellement connues. L’Etat n’a pas le droit de prendre des actes discriminatoires de nature à créer la distorsion dans le coût de revient des produits finis des acteurs économiques. 


Alors, quant l’Etat intervient en faveur d’un industriel pour lui permettre d’avoir un coût de production beaucoup plus bas que ceux de ses concurrents qui sont assujettis à des taxes, c’est comme si cet Etat a décidé d’aider le 1er à tuer les autres. Ce qui est contraire au rôle régalien de l’Etat.


Aimez-vous le vertige ?


Le pire dans ces errements gouvernementaux, êtes-vous bien assis ?, c’est que la Nocibé, quand bien même ne produirait pas le clinker, objet de sa convention ou ne fabriquerait pas du ciment, elle importerait directement ce clinker ou mieux, importerait le ciment tout emballé dans des sacs de 50 kg et le déverserait sur le marché béninois sans payer la moindre taxe !!! 


Pendant ce temps, les autres industriels cimentiers sont tenus de payer les taxes sur le ciment importé telles que les droits de douane. C’est troubler l’ordre public et faire le terreau à la guerre au Bénin. Un pays de grande consommation alimenté par plusieurs industriels ne peut jamais fait l’objet d’exonération douanière au profit d’un seul opérateur au détriment d’autres. 


Autrement, les exonérations douanières pourraient être accordées en équipements importés destinés à l’implantation ou à l’exploitation et non aux produits qui en sont sortis. Aussi, le produit destiné à la consommation peut faire l’objet d’exonération sous la coupe d’une subvention destinée aux consommateurs dudit produit. Mais, cette subvention n’est pas destinée à l’opérateur économique.


Sauf-conduit fiscal


Toujours pendant les 15 ans de période d’exploitation, la Nocibé bénéficie non seulement de l’exonération de l’impôt sur le Bic mais aussi de passe-droits pour le moins scandaleux voire criminels tel que le précise le point 4.4.2.2 de la convention minière. C’est le cas des taxes que perçoivent les collectivités locales dont elle est entièrement exonérée. En clair, en s’installant aujourd’hui à Adja-Ouèrè, la Nocibé est un fardeau pour les autorités communales qui devront dénouer les bourses pour faire à la pollution de l’environnement qu’occasionnent les installations de la Nocibé sur la vie de leur population. C’est bien curieux comme option de développement sous l’ère Yayi Boni. C’est dire que la Nocibé ne contribuerait en rien ne serait-ce qu’aux frais d’enlèvement d’ordures ménagères à Adja-Ouèrè.


Le beurre dans le pain, Latfallah Layousse et sa Nocibé l’ont eu de Yayi et son gouvernement en matière fiscale. Non seulement, sa cimenterie est exonérée en période d’exploitation pour les taxes sur ls véhicules de société, elle est également pour les impôts sur le revenu des valeurs mobilières pour tous les revenus versés par la société. Aussi est-elle absoute de payer les impôts et taxes sur les activités financières (Taf), le Vps et bien d’autres obligations fiscales.


Somme toute, au sommet de l’Etat béninois sous Yayi Boni, on n’a plus peur de rien pour mettre le pays en coupe réglée pour les intérêts de copains et coquins, même au détriment de l’intérêt général qu’ils sont pourtant sensés défendre contre vents et marrées. Mais... Décidément, quand la boulimie du pouvoir nous tient plus rien ne nous fait plus réfléchir ou la réflexion vient après l’action !


Venez au secours du Bénin


En attendant d’analyser davantage les autres exorbitantes exonérations dont la Tva accordée à la Nocibé dans nos prochaines parutions, nous donnons le plaisir de prendre connaissance de la vertigineuse et scandaleuse convention minière d’exploitation et de transformation industrielle de calcaire, d’argile et de latérite dans les Communes d’Adja-Ouèrè, Pobè et Kétou que Yayi Boni et son gouvernement ont osé contracter avec un Libano-sénégalais du nom Latfallah Layousse. C’est tout un scandale dont se seraient servies les organisations de la Société civile intervenant dans la bonne gouvernance pour demander des comptes à nos dirigeants qui ont l’outrecuidance de traîner dans la gadoue l’économie nationale dangereusement asphyxiée. Les députés actuellement en session parlementaire doivent jouer leur partition en interpellant qui de droit sur cette convention à la limite cynique et inique.


Source : Le Matinal

 

 

 

 
 
  
  
Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
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