Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 18:09

16 avril 2014

 

BENIN - Scandale autour de l’affaire Ubipharm: Yayi Boni viole les lois de la République


Dans le fameux dossier de l’autorisation ou non de la multinationale Ubipharm pour exercer au Bénin, le gouvernement béninois vient d’instruire le ministre de la Santé publique à l’effet. C’est en Conseil des ministres du 26 mars dernier que le rubicon a été franchi par la violation totale des lois de la République sous les auspices du chef de l’Etat. C’est en somme un autre scandale qui vient d’ouvrir le régime agonisant de la Refondation.



Dans cette guéguerre inutile qui oppose le ministère de la Santé publique à l’Ordre national des pharmaciens du Bénin, c’est Yayi Boni qui vient une fois encore de s’illustrer négativement, comme à son habitude, dans la prise d’une décision d’autorisation d’exercice de la multinationale Ubipharm Bénin S.A. et de l’usine African pharmaceutical generics (Apg) en violation totale des prescriptions légales régissant la matière en République du Bénin. En effet, selon la loi n°- 97-020 du 17 juin 1997 en son article 3, il y est écrit de façon expresse que : « L’autorisation de l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales est donnée individuellement, par le ministre de la Santé en Commission technique, après avis favorable du Conseil de l’Ordre compétent. L’avis du Conseil de l’Ordre doit intervenir dans un délai de deux (2) mois à compter de la réception du dossier prévu à l’article 8 de la présente loi, après enquête sur le titre, la moralité et l’aptitude professionnelle du postulant ».


Mais aussi curieux que cela puisse paraître, comme ils en sont coutumiers, les béni oui-oui et leur chef qui se rassemblent de façon intempestive en interminables Conseils des ministres, ont décidé de passer outre cette prescription légale pour autoriser le ministre de la Santé publique à délivrer un sésame à Ubipharm et Apg. Cela s’appelle simplement une violation flagrante d’une loi de la République. Car, à en croire les responsables de l’Ordre national des pharmaciens du Bénin, ils n’ont jamais donné leur avis favorable tel que la disposition légale ci-dessus citée l’a prescrit. Mais comme dans un jeu de passe-passe dont Yayi Boni et son ministre de la Santé connaissent seuls les tenants et aboutissants, l’ensemble des obligés du gouvernement a décidé en Conseil des ministres du mercredi 26 mars dernier d’accorder l’autorisation d’exercice à Ubipharm et Apg dont les activités au Bénin risquent de porter un grave préjudice aux entreprises grossistes des produits pharmaceutiques appartenant aux nationaux. Mais Yayi Boni et ses ministres n’en ont pas cure. Ils n’ont pas souci de protéger les nationaux qui ont pris le risque d’investir pour créer la richesse et les impôts et taxes qui permettent le paiement de leur traitement salarial ou indemnités mirobolantes. Ce qui les intéresse eux autres, c’est de siphonner seulement les caisses de l’Etat pour se mettre plein les poches. Mais comment procèdent les agents du ministère de l’Economie et des finances pour avoir l’argent dans les caisses ne les intéresse pas. Si non, comment comprendre qu’un Etat puisse prendre une décision qui pénalise ses citoyens au profit de multinationales qui, en réalité, ne viennent au Bénin que pour faire les affaires et des profits à exporter chez elles.


Un recours maladroit


Ce qui étonne davantage dans la manière dont l’ensemble du gouvernement Yayi a procédé pour instruire le ministre de la Santé à l’effet d’autoriser Ubipharm et Apg est pour le moins saugrenu. Tenez ! C’est sur la base d’un rapport complémentaire de l’Inspecteur général de l’Etat (Alidou Koussé) présenté curieusement par le ministre de la Santé en Conseil des ministres qui a servi de détonateur à ce fourvoiement du régime Yayi Boni comme à son habitude. L’Inspecteur général de l’Etat, Alidou Koussé serait-il devenu un subalterne du ministre de la Santé pour que ce dernier soit la personne qui présente le fruit de son rapport d’enquête en Conseil des ministres ? C’est une première pour les rapports d’enquête de l’Ige. Où était donc Alidou Koussé pour que son rapport se retrouve entre les mains du ministre de la Santé qui l’a défendu auprès de ses collègues ministres aux fins de les décider à aller dans son sens ?


Et pourtant, le même Conseil des ministres, lors de sa session du 30 octobre 2013, a bel et bien tenu à ce que l’autorisation d’exercice soit accordée à Ubipharm et Apg dans le respect des conditions générales et spécifiques. Mais jamais, d’ores et déjà, après étude des dossiers des postulants par l’Ordre national des pharmaciens du Bénin, ce dernier a conclu au rejet desdits dossiers au motif de violation de l’éthique professionnelle et des dispositions légales contenues dans la loi 97-020. 


Mais dans une acrobatie dans laquelle on a malencontreusement invité l’Inspecteur général de l’Etat, au lieu que se soit les voies de recours qui soient empruntées par les rejetés, l’Etat béninois avec son chef en peloton décide de marcher sur les lois de la République dans un pays où le gouvernement a toujours tendance à faire marcher la justice qui lui résiste malgré tout.


Le chef était bien informé, mais…


Encore que sur le dossier spécifique de Ubipharm, l’avis défavorable de la Commission technique a été clair et net pour que le comprenne un sourd et le voit un aveugle. En effet, c’est en ses séances des 09, 16 octobre 2009 et de 29 décembre 2009 et 19 février 2010 que les membres de ladite Commission technique se sont prononcés sans équivoque. Et pour ne pas se voir mélanger dans la farine par le ministère de la Santé, le Collectif des Ordres nationaux et Associations de Santé du Bénin dans une correspondance en date du 30 janvier 2012 a saisi le chef de l’Etat des micmacs qui s’entretenaient autour du dossier de Ubipharm. Mais malgré la réception d’une telle correspondance comme s’il aurait été induit en erreur, Yayi Boni a passé outre l’alerte donnée par les professionnels de la Santé pour décider d’envoyer ses compatriotes à l’abattoir. Car, avec cette autorisation à accorder à Ubipahrm, on se demande bien si Yayi Boni est toujours dans la dynamique de l’Appel de Cotonou qui est issu du Colloque tenu dans cette ville du Bénin sur l’initiative de la Fondation de l’ancien Président français Jacques Chirac sur la lutte contre les faux médicaments.


Le recours à l’Inspecteur général de l’Etat dans ce dossier sur la Santé était-elle la voie royale que devrait emprunter Yayi Boni pour régler ce conflit professionnel qui divisait son ministre de la Santé et les responsables de l’Ordre national des pharmaciens du Bénin ? Les jours à venir nous édifieront quant à l’issue ou des conséquences qui découleraient de cet acte inique du gouvernement Yayi Boni qui donne bien l’impression d’avoir orchestré un cirque lors de l’Appel de Cotonou. Autrement, il a encore le temps de revoir les choses pour rentrer les normes de la République. Car, si c’est dans cette foulée que l’on constate curieusement qu’une proposition de loi portant relecture de la loi 97-020 a été introduite à l’Assemblée nationale, il est aisé de conclure que la forfaiture est consommée. Et les tenants devront en répondre tôt ou tard devant le tribunal de leur conscience. Mais en attendant, les Organisations de la Société civile devront jouer leur rôle de veille citoyenne pour dire non au déni de justice, à l’instauration de l’anarchie qui frise le despotisme et le totalitarisme.


La rédaction

Source : Le Matinal

 

 

 
  
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Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 23:34

Note de lecture :

 

Pour aider la SHB à se relever, l’Etat et la CCIB doivent intervenir, surtout pour sauver les emplois. Sauf erreur ou omission, la SHB emploie 500 salariés au Bénin. Ce qui est énorme par les temps de vaches maigres qui courent !!! 500 salariés, c’est environ deux millions de bouches qui sont nourries sans oublier les commerçants qui en vivent.

 

A quoi serviraient les oboles données aux femmes béninoises par le truchement de la microfinance clientéliste si elles n’ont plus de clients ??? On marche vraiment sur la tête au Bénin.

 

En France, l’Etat vient en aide aux entreprises en difficulté tous les jours. Surtout que, dans le cas d’espèce, il s’agit de punir une catégorie de béninois parce que le roi est devenu aigri et parano. Pourtant, le bougre n’a jamais créé un seul emploi au Bénin avec ses propres deniers. Il maîtrise l’art de détruire ce que d’autres ont créé. Pour couler la SHB, il lui prive de la matière première, préférant la laisser pourrir !!!

 

Pour remédier définitivement à ce genre de situation, le parlement béninois doit prendre ses responsabilités en votant une loi instituant LA PROCEDURE DE SAUVEGARDE DES ENTREPRISES EN REPUBLIQUE DU BENIN.

 

La procédure de sauvegarde intervient avant la constatation de la cessation des paiements.

Elle a pour but de favoriser la réorganisation de l'entreprise en difficulté afin de permettre :
- la poursuite de son activité économique,
- le maintien des emplois,
- et l'apurement de son passif.

Elle aboutit, en principe, à l'élaboration d'un plan de sauvegarde de l'entreprise. 

 

Avec cette proposition, on ne viendra pas nous dire que nous critiquons sans jamais rien proposer. Nous sommes béninois, nous aimons notre pays et nous luttons pour l’alternance et restons vigilants pour empêcher les gouvernants actuels de tuer le pays. C’est une question de responsabilité !!!

 

IB

 

 

 

 

15 avril 2014

 


BENIN - Shb Bohicon: Les employés en chômage technique. Mais que font la CCIB et le président SATCHIVI pour sauver les emplois dans cette entreprise ???



La haine nourrie par Yayi Boni continue de causer des dégâts sociaux. La dernière en date est la mise en chômage technique du personnel de la Société des huileries du Bénin (Shb) installée à Bohicon.



Yayi Boni et son gouvernement viennent de condamner plusieurs employés de Shb-Bohicon au chômage technique. Leur volonté d’en découdre avec l’homme d’affaires Patrice Talon a provoqué un drame social en ce moment où le Bénin traverse une crise socio-économique aiguë. De quoi s’agit-il en réalité ? Il faut noter que la Shb-Bohicon qui fait partie des sociétés que contrôle Patrice Talon a fini la campagne 2012-2013 avec une perte de plus de 2 milliards F Cfa ; une perte bien immense. Cette situation est due en vérité à une conjonction de facteurs. Le premier, c’est le niveau élevé du prix de la graine de coton. Le deuxième est relatif à la mauvaise qualité des graines reçues par la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra) lors de ladite campagne. Cet état de chose avait entrainé l’augmentation des charges de consommation des intrants et une baisse du rendement d’huile. Le troisième facteur est la baisse drastique du prix de vente de l’huile de 730 F Cfa, le litre en 2011-2012 à 600 F Cfa en 2012-2013. Ceci, en raison de l’envahissement du marché béninois par les huiles importées de qualité douteuse, favorisé par une faible taxe à l’importation. Shb-Bohicon et Fludor ayant compris qu’elles étaient dans une situation intenable, ont entrepris des négociations avec la Sonapra afin d’obtenir une réduction sur le prix d’achat de la graine de la campagne 2012-2013 mais aussi une diminution du même prix au titre de la campagne 2013-2014. Mais dans une décision incongrue prise en Conseil des ministres, le 12 février 2014, on a instruit la Sonapra pour que les graines de coton ensachées soient cédées aux triturateurs au prix de 85 000 F Cfa la tonne sous réserve de paiement des sommes dues par les triturateurs au titre de la campagne 2012-2013 et du paiement avant enlèvement des graines de coton pour cette campagne 2013-2014. Une décision qui oblige les deux triturateurs de solder leurs dettes au titre de la campagne 2012-2013.

 

Détruire tout ce qui sent du Talon…

 

Pour mettre en œuvre sa politique de destruction systématique de toutes les entreprises appartenant à son vieux soutien financier, le président Yayi Boni a fait signer avec Fludor un contrat de livraison graine et a exigé qu’on ignore Shb. Et ce, malgré le courrier que cette entreprise a adressé à la Sonapra le 10 mars 2014 n° 067/2014/Shb/Dg/Sp portant demande d’acquisition de graines de coton pour la campagne 2013-2014. Il faut souligner que la Sonapra n’a jamais répondu à ce courrier. Elle a ainsi révélé et ce, sans conteste, la politisation de la gestion du secteur cotonnier et le désir insoupçonné d’un gouvernement de régler son compte à un homme d’affaires dont l’objectif est d’accompagner l’agriculture nationale. Aujourd’hui, faut-il le noter, 60 000 tonnes de graines environ « moisissent » dans les usines à cause de l’acharnement politique d’un gouvernement sclérosé. La mauvaise qualité des graines disponibles a causé la lenteur du rythme d’évacuation de celles-ci dans les usines. Shb-Bohicon ne pouvant plus assurer ses charges fixes dans ces conditions piteuses, et se trouvant dans l’obligation de se conformer aux dispositions de l’article 35 du Code du travail et d’un arrêté du ministère de la Fonction publique, a été obligée de mettre en chômage technique ses employés. Oui, face à la méchanceté des gouvernants, la société a pris l’impossible décision qui aggrave le drame social existant. Ce qui contredit fondamentalement l’une des volontés du Chef de l’Etat proclamées souvent lors des manifestations publiques, celle de promouvoir le secteur privé national.


Allégresse Sassé


Source : Le Matinal

 

 

 
  
 
  
  
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Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 11:31

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BENIN – ROUTE AKASSATO – BOHICON : Servais ADJOVI et Jonas GBIAN s’emploient à couvrir le vol scandaleux organisé sur le dos du peuple béninois par les chinois qui défient l’Union Européenne 

 

CONFERENCE DE PRESSE DU SYNDICAT NATIONAL DES TRAVAILLEURS DE L’ADMINISTRATION DES TRANSPORTS ET DES TRAVAUX PUBLICS (SYNTRA-TTP) SUR LE REFUS DE L’AMBASSADEUR DE CHINE D’UN CONTROLE INDEPENDANT DES TRAVAUX DU LOT 3 DE LA ROUTE AKASSATO-BOHICON AVEC LA COMPLICITE ACTIVE DE MESSIEURS JONAS GBIAN ET DE SERVAIS ADJOVI RESPECTIVEMENT MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES ET DIRECTEUR DE CABINET DUDIT MINISTRE


Ministère des Travaux Publics et des Transports


Cotonou, le 14 Avril 2014


Les membres du Bureau Exécutif National du SYNTRA-TTP et l’ensemble des travailleurs de l’Administration Routière, n’ont jamais manqué, comme vous le savez tous, de dénoncer à temps réel les dérives quotidiennes notées dans le Partenariat entre notre Pays et la Chine. Nous avons déjà eu à maintes occasions à démontrer qu’il s’agit d’un partenariat largement gagnant pour la Chine qui enfonce à grands pas notre pays dans le sous-développement et ceci malheureusement avec la complicité et la bénédiction de nos autorités au plus haut niveau.
Le Chef de l’Etat, le Docteur BONI YAYI a dû reconnaitre publiquement le dumping chinois lors d’un entretien médiatisé qu’il a eu avec Monsieur Donné AMOUZOU, Directeur Général des Travaux Publics, lors d’une visite de la route Pahou-Tori.

Aussi, de retour d’une visite officielle en Turquie, le même Chef de l’Etat, a-t-il dénoncé en des termes à peine voilés, la surfacturation par les Chinois du coût des travaux de construction d’un barrage électrique à plus de 400 millions de dollars au lieu d’un maximum de 300 millions de dollars.


Avec ces deux interventions publiques de dénonciation de la supercherie chinoise, nous avions jubilé en concluant très tôt à une prise de conscience du chef de l’Etat, mais erreur et pour cause.


Qu’ils vous souviennent que le 9 octobre 2013, le bureau exécutif national du SYNTRA-TTP avait adressé au Président de l’Assemblée Nationale, une lettre ouverte pour demander à la Représentation Nationale, au nom de l’intérêt supérieur de notre pays, de ne pas autoriser en l’état la ratification de l’accord de prêt entre notre pays et EXIM BANK de Chine dans le cadre du financement du lot 3 (du PK 45+760 à Allada au PK 117+865 à Bohicon) du projet de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon. 


Le Syndicat National des Travailleurs de l’Administration des Transports et des Travaux Publics (SYNTRA-TTP) et l’ensemble des travailleurs de l’Administration routière, par cette lettre ouverte, s’étaient donné un devoir patriotique d’attirer l’attention de la Représentation Nationale sur certains éléments qui ne militaient pas en faveur de la ratification en l’état dudit accord de prêt qui dépouille notre pays au profit du géant chinois.


Malheureusement, la majorité mécanique a fait fi des voix dissonantes de certains Députés comme l’Honorable VLAVONOU en balayant d’un revers de la main notre démarche pour ratifier sans réserve le poison.


Pour rappels :

• Acte n°1 : le Gouvernement béninois, sur injonction du Gouvernement Chinois, a paradoxalement rejeté une subvention de l’Union Européenne pour le financement partiel de ce projet au profit d’un prêt onéreux du Gouvernement Chinois.


• Acte n°2 : le Gouvernement Chinois conditionne la mise à disposition du financement à l’actualisation par un bureau chinois (à désigner unilatéralement et sans appel d’offres par la partie chinoise), des études techniques réalisées à moins de trois cent millions (300.000.000) de francs CFA par le bureau béninois ETRICO Ingénieurs Conseils sur financement du budget national.


• Acte n°3 : le Gouvernement Chinois accorde un prêt dit sans intérêts de six milliards quatre vingt dix millions (6.090.000.000) de francs CFA pour l’actualisation des études citées ci-dessus et désigne unilatéralement un bureau chinois à cet effet.


• Acte n°4 : les travaux initialement évalués à cinquante deux milliards (52.000.0000.000) de francs CFA par le bureau ETRICO sont réévalués à environ cent sept milliards (107.000.000.000) de francs CFA par le bureau chinois. Ces travaux sont répartis en trois lots 1, 2 et 3.


• Acte n°5 : Face aux dénonciations répétées du SYNTRA-TTP, l’ex Ministre Lambert KOTY décide de la mise en place d’un bureau de contrôle indépendant pour le suivi des travaux de la route Akassato-Bohicon.


• Acte n°6 : Le Gouvernement Chinois s’oppose à la mise en place de tout contrôle indépendant.


• Acte n°7 : Face à l’insistance du Ministre Lambert KOTY, le Gouvernement Chinois concède la mise en place d’un contrôle indépendant uniquement sur le lot 3 (dont le financement provient d’un prêt accordé par EXIM BANK de Chine).


• Acte n°8 : Le Ministère Lambert KOTY contraint, accepte que les travaux des lots 1 et 2 se réalisent sans contrôle indépendant et se satisfait de la mise en place du contrôle indépendant sur le lot 3. 


• Acte n°9 : Sur initiative du Ministre Lambert KOTY, le Gouvernement béninois a adressé à l’Union Européenne, une requête de financement pour la mise en place d’un bureau indépendant pour la surveillance et le contrôle des travaux du lot 3. 


• Acte n°10 : Aboutissement de la requête de financement par la signature de la convention n° BJ/FED/023-241 du 15 avril 2013 entre le Bénin et la Commission Européenne.
• Acte n°11 : Le Gouvernement Chinois désigne et impose au Bénin le groupe XINXING de la République Populaire de Chine pour la réalisation des travaux du lot 3.


• Acte n°12 : l’entreprise XINXING dépose un devis anormalement élevé (surfacturation) pour la réalisation des travaux du lot 3.


• Acte n°13 :le Directeur Général des Travaux Publics, par la lettre n° 0846/DGTP/DTN/COORD.S/SA du 14 août 2013, rejette le devis et demande à l’entreprise de le revoir substantiellement à la baisse.


• Acte n°14 : Rejet paradoxale de la position du Directeur Général des Travaux Publics par EXIM BANK de Chine qui a pris fait et cause pour l’entreprise et a menacé de retirer son financement si la partie béninoise n’approuvait pas en l’état le devis présenté par l’entreprise.


• Acte n°15 : Vu la gravité de ces injonctions de la banque, le Ministre Natondé AKE soumet la situation au Gouvernement par la communication n° 47/MTPT/DC/SGM/DGTP/DTN/COORD-S/SP-C du 27 août 2013.


• Acte n°16 : Malheureusement pour notre Pays, le Gouvernement, plutôt que de soutenir les cadres dans leur position, a préféré appuyer la banque en approuvant la Communication et en donnant des instructions à l’effet de l’approbation en l’état du devis prohibitif de l’entreprise chinoise.


• Acte n°17 :l’accord de prêt est élaboré sur la base de ce devis prohibitif et transmis à l’Assemblée Nationale pour demande d’autorisation de ratification.


• Acte n°18 : le SYNTRA-TTP adresse une lettre ouverte à l’Assemblée Nationale pour demander à la Représentation Nationale de ne pas ratifier en l’état cet accord de prêt.


• Acte n°19 : la majorité mécanique fait fi de cette lettre et donne l’autorisation au Gouvernement de ratifier cet accord de prêt.


• Acte n°20 : Lancement par la Délégation de la Commission Européenne (de concert avec les Ministères des Finances et des Travaux Publics) de la procédure de recrutement d’un bureau pour le contrôle indépendant.


• Acte n°21 : Choix du Consortium LOUIS BERGER/ACEP/DECO pour assurer le contrôle indépendant des travaux du lot 3.


• Acte n°22 : Le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Economie et des Finances notifie l’attribution du marché de service au Consortium LOUIS BERGER/ACEP/DECO pour un montant hors toutes taxes de 2.443.900 euros.


• Acte n°23 : Le Consortium LOUIS BERGER/ACEP/DECO répond au Directeur de Cabinet du MEF et marque la disponibilité de ses experts affectés à la mission. 


• Acte n°24 : Sur demande pressante de la Direction Générale des Travaux Publics et de la Cellule FED du Ministère de l’Economie et des Finances, le Consortium LOUIS BERGER/ACEP/DECO effectue une mission au Bénin du 11 au 13 mars 2014 pour organiser un démarrage rapide de son équipe pour répondre aux exigences de validation du dossier d’exécution fourni par l’entreprise XINXING. 


• Acte n°25 : Contre toute attente, l’Ambassadeur de Chine remet tout en cause et s’oppose à la mise en place d’un contrôle indépendant sur le lot 3.


• Acte n°26 : Le Ministre Natondé AKE, le Coordonnateur de la Cellule FED du MEF et l’Ambassadeur Chef de Délégation de la Commission Européenne font fi de cette réaction anachronique de l’Ambassadeur de Chine et élaborent le Contrat de service du Consortium LOUIS BERGER/ACEP/DECO.


• Acte n°27 : L’Ambassadeur Chef de Délégation d l’Union Européenne (DUE) signe le marché de services du Consortium et le transmet au Ministre de l’Economie et des Finances pour approbation.


• Acte n°28 : Le Coordonnateur de la Cellule FED introduit le marché signé par l’Union Européenne à la signature du Ministre de l’Economie et des Finances.


• Acte n°29 : Le Directeur de Cabinet du MEF, Monsieur Servais ADJOVI (pourtant signataire de la lettre de notification du marché au Consortium), refuse de transmettre le marché à la signature de son Ministre au motif que l’Ambassadeur de Chine s’y serait opposé.


• Acte n°30 : Monsieur Servais ADJOVI exige du Ministère des Travaux Publics, une communication conjointe MEF-MTPT pour requérir l’avis du Conseil des Ministres avant toute signature du marché par son Ministre.


• Acte n°31 : Le Ministre Natondé AKE élabore la Communication conjointe demandée par Monsieur Servais ADJOVI, la signe et la transmet au MEF pour signature avant transmission au Secrétariat Général du Gouvernement.


• Acte n°31 : Contre toute attente, le même Servais ADJOVI, pour des raisons inavouées, refuse de faire signer la communication conjointe qu’il a lui-même exigée.


• Acte n°32 : le Gouvernement entérine la position de l’Ambassadeur de Chine et rejette la mise en place du contrôle indépendant alors que c’est le même Gouvernement qui a sollicité de l’Union Européenne des ressources pour la mise en place de ce contrôle indépendant.


• Acte n°33 : L’Ambassadeur de Chine désigne sans appel d’offres un bureau chinois pour le contrôle indépendant et l’impose à notre pays en remplacement du Consortium retenu par appel d’offres par une équipe conjointe MTPT-MEF-DUE.


• Acte n°34 : Le Gouvernement se plie à la décision de l’Ambassadeur de Chine et donne des instructions à l’effet de la signature d’un contrat sur les ressources du budget national avec le bureau désigné unilatéralement par l’Ambassadeur de Chine. 


Somme toute, la partie chinoise avec la complicité active de Messieurs Servais 
ADJOVI et Jonas GBIAN s’emploient à couvrir le vol scandaleux organisé sur 
le dos du peuple béninois. 


L’Ambassadeur de la Chine au Bénin impose à notre pays un bureau pour 
couvrir le scandale et les autorités béninoises consentent de rémunérer à plus 
d’un milliard ce bureau pour sa sale besogne.


Le SYNTRA-TTP lance un appel au peuple béninois afin qu’il s’oppose par 
tous les moyens légaux à cet enième scandale sous le régime YAYI.


Le SYNTRA-TTP quant à lui appellera les travailleurs du Ministère des 
Travaux Publics à des mouvements de protestation de tous genres à compter 
du vendredi 25 avril 2014 si le Gouvernement s’entête à participer à ce 
complot contre le Bénin et son peuple.

 

 

 
  
  
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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 22:39

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14/04/2014

 


BENIN : Les diplomates exigent l’annulation de la décision de nomination de Monsieur Omar AROUNA en qualité d’Ambassadeur du Bénin à Washington


Ambassades et services du ministère des Affaires étrangères fermés pour 48 Heures


Ils sont aussi fâchés ; les cadres en fonction au ministère des affaires étrangères
ne sont pas contents. Ils tiennent dents aussi bien à leur ministre de tutelle qu’au
gouvernement et à son chef. Nominations contestées d’ambassadeurs, recrutements
illégaux et fantaisistes d’agents en postes à l’extérieur du Bénin, et protestation
contre le traitement qui leur est réservé dans les ministères ; tout est fin prêt pour
que les diplomates démarrent leur grève d’avertissement dès mercredi prochain.


(Lire la motion de grève).


MOTION DE GREVE


• Considérant que la nomination de Monsieur
Omar AROUNA en qualité d’Ambassadeur extraordinaire
et Plénipotentiaire du Bénin près les
Etats-Unis d’Amérique viole l’article 127 du Décret
n° 2012-196 du 03 juillet 2012 portant Attributions,
organisation et fonctionnement du Ministère
des Affaires Etrangères, qui dispose en son alinéa 3
« Les Chefs de Mission des Postes diplomatiques
à compétence multilatérale ou à compétence mixte
sont nommés parmi les diplomates de carrière » ;


• Considérant les frustrations et injustices qui résultent
de la volonté du Chef de l’Etat de confier nos
Ambassades et Consulats généraux à des hommes
politiques, affairistes et autres opportunistes, étrangers
à la profession de Diplomate ;


• Considérant que la revalorisation salariale (de
1950 euros à 4160 euros, quasiment le même
que celui d’un Ministre Conseiller) et le décaissement
de la somme de 193.000 euros, soit environ
127.000.000 de francs CFA, au profit de Monsieur
Ludovic DAKOSSI, interprète-traducteur, recruté
local à l’Ambassade du Bénin à Berlin, au motif
d’une régularisation de la situation contractuelle de
l’intéressé, n’est rien d’autre qu’un enrichissement
sans cause ;


• Considérant que l’administration du Ministère
des Affaires Etrangères s’est autosaisie de ce dossier
sans qu’aucun prud’homme allemand ne l’y ait
obligé ;


• Considérant le contenu de la motion de protestation
adressée au Ministre des Affaires Etrangères,
de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et
des Béninois de l’Extérieur, au cours du sit-in du
10 mars 2014 ;


Les travailleurs du Ministère des Affaires Etrangères,
réunis en Assemblée Générale extraordinaire
le lundi 07 avril 2014,


Décident d’observer, aussi bien au Département
que dans les services extérieurs, un mouvement
de grève d’avertissement de 48 heures, pour
compter du mercredi 16 avril 2014 à 00 heure,
au jeudi 17 avril 2014 à minuit, pour :

A. PROTESTER CONTRE les conditions de vie

et de travail qui leur sont faites par l’Etat béninois ;

B. DENONCER AVEC LA DERNIERE
RIGUEUR
 le peu de considération et de sollicitude
du Chef de l’Etat et de son Gouvernement à l’égard
des acteurs de la Diplomatie béninoise, désabusés,
blasés et résignés malgré eux face aux humiliations
répétées dont ils font l’objet depuis l’avènement de
l’actuel régime ;

C. EXIGER :


1. le respect par le Chef de l’Etat et le Ministre des
Affaires Etrangères, du principe « la Diplomatie
aux Diplomates » et des quotas institués dans le
cadre de la nomination des Chefs de Mission des
postes diplomatiques et consulaires.


2. l’annulation de la décision de nomination de
Monsieur Omar AROUNA, en qualité d’Ambassadeur
du Bénin à Washington, en ce qu’elle
viole l’article 127 du Décret portant Attributions,
Organisation et fonctionnement du Ministère des
Affaires Etrangères ;


3. l’annulation immédiate de la mesure de revalorisation
salariale au profit de Monsieur Ludovic
DAKOSSI, recruté local à l’Ambassade du Bénin
à Berlin et du versement à l’intéressé de rappel
de moins perçus sur salaire au titre de plusieurs
années et s’élevant à 193.800 euros, soit environ
127.000.000 francs CFA, avec les mesures suivantes :

- la suspension dans la lettre d’annonce de crédits
délégués au profit de l’Ambassade du Bénin
à Berlin, au titre du premier trimestre de l’année
2014, du point relatif aux mesures de revalorisation
de salaire et de rappels de moins perçus portant sur
plusieurs années ;


- la résiliation immédiate du contrat de travail de
Monsieur Ludovic DAKOSSI qui s’est à maintes
reprises rendu coupable de faits et agissements
répréhensibles ainsi que d’actes d’insubordination
notoire ;


- l’affectation à l’Ambassade du Bénin à Berlin
d’un interprète-traducteur ;


4. l’adoption par le Conseil des Ministres des textes
fondamentaux du Ministère à savoir :


- le Décret en cours d’élaboration fixant les avantages
dans les postes diplomatiques et consulaires
(en remplacement du Décret 149 du 20 avril
1965) et la prise de ses Arrêtés d’application (en
abrogation de l’Arrêté n° 25 du 04 mars 1977) ;


- le Décret en cours d’élaboration, portant statuts
particuliers des personnels du Ministère des
Affaires étrangères, en actualisation du Décret n°
98-190 du 11 mai 1998 ;


5. un environnement de travail sain et une amélioration
des conditions d’exercice de leur profession ;


6. un recrutement spécial au titre de 2014, pour étoffer
l’effectif du Ministère, le concours de recrutement
organisé en décembre 2012 ayant été annulé;


7. la généralisation de la mesure de nomination
des Chefs de service dans toutes les Directions du
Ministère ;


8. l’encadrement du redéploiement diplomatique
par un Arrêté fixant les critères d’affectation et de
rappel de poste ;


9. la relecture du manuel de procédures de gestion
des postes diplomatiques et des consulats généraux
pour un apaisement du climat de travail entre les
Chefs de chancellerie et les Attachés financiers ;


10. un manuel de procédures pour l’encadrement
et la gestion du contrat de travail des agents dits
« recrutés locaux » dans les postes diplomatiques
et consulaires ;


11. la relecture du Décret n° 94-143 du 24 mai 1994
portant régime des frais de mission à l’étranger ;


12. la tenue de la deuxième édition des Etats généraux
de la diplomatie béninoise ;

 


13. la reprise des travaux de réfection de l’ancien
bâtiment administratif interrompus depuis des
lustres, et sa rétrocession au Ministère des Affaires
étrangères.


RENDENT LE GOUVERNEMENT ENTIEREMENT
RESPONSABLE DES DECONVENUES
QUI DECOULERAIENT DE SON REFUS DE
SATISFAIRE LESDITES REVENDICATIONS.


Fait à Cotonou, le 08 avril 2014
Pour le Bureau Directeur,
Le Secrétaire Général

 

 
  
  
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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 13:57

SATCHIVI-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

14/04/2014

 


BENIN – CCIB : Jean-Baptiste SATCHIVI va-t-il enfin s’affranchir de la tutelle encombrante du roi Boni 1er ???


 


Par Benoît ILLASSA


 

« Le Général qui voit avec les yeux des autres n’est pas capable de commander une armée. » Napoléon BONAPARTE


 

Nous avions soutenu sa candidature contre la candidate du pouvoir, Madame Saratou KABASSI – ADEOTI car nous étions convaincus qu’il était l’homme de la situation. The right man at the right place disions-nous.


Jean-Baptiste SATCHIVI a été installé comme président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin le samedi 25 janvier 2014 par Naomie AZARIA, ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME. Dans 10 jours, cela fera trois mois !!!


Depuis trois mois donc, aucun audit de la gestion de la CCIB n’a démarré ni en cours. Après des années de gestion provisoire de cette maison, nul ne sait combien le nouveau président a trouvé dans les caisses de l’Institution consulaire. Comme toujours au Bénin, ses prédécesseurs qui ont piqué dans la caisse ne seront pas inquiétés. Impunité garantie même si en haut lieu on scande des slogans farfelus de lutte contre la corruption. Dans ces conditions, peut-on parler de la création des tribunaux consulaires sans mettre la charrue avant les bœufs ???


Malgré la crise énergétique et de l’eau qui sévissent dans le pays, les autorités consulaires restent muettes comme une carpe alors que bon nombre d’entreprises sont tributaires de l’énergie et de l’eau. Une entreprise comme la sobebra utilise à elle seule un quart de l’eau produite à Cotonou et à Parakou. La crise sociale bat son plein dans le pays depuis bientôt trois mois. On aurait aimé voir le président de la CCIB à la bourse du travail comme l’avait fait Sébastien AJAVON, le patron du patronat béninois. Il est absent comme les vieux grabataires de la médiature et son collègue de la gouvernance concertée.


Dans un pays où le roi chante, du haut de sa forteresse de la marina, le partenariat public – privé, les entreprises de Patrice TALON sont dépiécées quand elles ne sont pas purement et simplement volées par l’Etat. Face à cette situation, le silence du président SATCHIVI est alarmant.


Pour les cents premiers jours à la tête de la CCIBJean-Baptiste SATCHIVI saura-t-il nous convaincre que c’est lui qui détient véritablement la clé de l’institution consulaire ???

 


IB

 

 

 
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