Rémunération de l'auteur

Jeudi 9 juillet 2009
Togo : un port en eaux troubles
 
LE MONDE | 09.07.09 
LOMÉ (TOGO) ENVOYÉ SPÉCIAL
 

n s'amuse bien, au Mandingue, ce club de jazz caché dans une rue poussiéreuse de Lomé. On y croise de jeunes et jolies filles, des caciques du régime togolais, des diplomates, quelques hommes d'affaires. Parfois, les vendredis soir, le ministre conseiller du président togolais, Faure Gnassingbé, le juriste français Charles Debbasch, vient s'asseoir au piano, immortel interprète de Patapata, de Miriam Makeba.
 

 

Forcément, entre deux gorgées de Flag, la bière locale, les conversations portent de temps à autre sur l'affaire du port de Lomé et le duel Vincent Bolloré-Jacques Dupuydauby. L'histoire d'un combat acharné entre deux hommes, associés puis ennemis. L'enjeu ? Rien de moins que le contrôle des ports d'Afrique de l'Ouest. Lomé, c'est un port en eaux profondes, une rareté dans la région, et la porte d'entrée vers le Burkina Faso, le Niger et le Mali...

 

Au Togo, Vincent Bolloré vient de remporter la dernière bataille judiciaire. Evincé, Jacques Dupuydauby ne décolère pas. Pour lui, c'est sûr, Vincent Bolloré a usé de son amitié avec Nicolas Sarkozy pour influer sur le pouvoir togolais et obtenir un jugement favorable. Mais le président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis le décès de son père, le général Eyadéma, en 2005, n'a-t-il pas simplement voulu s'attirer les bonnes grâces de la France, à l'approche de l'élection présidentielle de 2010, en précédant les désirs de M. Sarkozy ?

 

Ce qui est sûr, c'est que l'homme d'affaires Jacques Dupuydauby a déplu, un jour, au clan présidentiel togolais. Il faut dire que, souvent, il est de mauvaise humeur. On ne va pas refaire ce gaulliste invétéré de 63 ans, qui fut le bras droit de Francis Bouygues. "J'aime la guerre", lâche-t-il, de son bureau, à Séville, en Espagne. Depuis qu'il est l'objet d'un mandat d'arrêt international, délivré le 27 mai par la justice togolaise, il ne fait pas bon l'asticoter.

 

D'un côté, un industriel, Vincent Bolloré, qui pèse 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires en Afrique, 20 000 salariés présents dans 41 pays. Sa stratégie : emporter la gestion des principaux ports du continent. Il y est parvenu à Douala, au Cameroun, au prix d'une bataille judiciaire intense, déjà contre M. Dupuydauby. Une information judiciaire ouverte pour "favoritisme et corruption" sur l'initiative de M. Dupuydauby est toujours en cours, mais les citations adressées à M. Bolloré de comparaître comme témoin ne sont jamais parvenues jusqu'à Paris. Il gère aussi les ports d'Abidjan (Côte d'Ivoire), de Lagos (Nigeria), de Cotonou (Bénin) et de Pointe-Noire (République du Congo).

De l'autre, une société, Progosa, créée par M. Dupuydauby, qui compte dans ses rangs l'ancien ambassadeur Michel Dupuch, conseiller Afrique à l'Elysée du temps de Jacques Chirac, ou Rémy Chardon, ancien directeur de cabinet de Jacques Chirac à la Mairie de Paris. Brigitte Girardin, l'ex-ministre à la coopération de Jacques Chirac, vient de quitter Progosa. Cette société était fortement implantée à Lomé, où elle escomptait même obtenir la création d'un troisième quai dans le port. Il lui reste aujourd'hui des intérêts en Libye.

 

M. Dupuydauby paie-t-il, comme il le soutient, ses sympathies politiques ? Ce n'est pas l'opinion du procureur de Lomé, Robert Bakai, qui exhibe les mandats d'arrêt émis à l'encontre de M. Dupuydauby, de son fils et d'un responsable de son groupe, Gérard Perrier. M.Bakai - qui n'engage que lui - n'en démord pas : "M. Dupuydauby a volé M. Bolloré, et il s'est soustrait à la justice, alors que nous avons découvert ses détournements de fonds et ses escroqueries. Qu'il ne vienne pas dire que la justice est manipulée ! Il a pris la fuite en détruisant des documents. Je n'ai reçu aucun ordre du gouvernement, même si toutes les décisions rendues dans ce dossier, depuis 2006, ont été favorables à M. Bolloré."

 

Le contentieux est simple. Jacques Dupuydauby et Vincent Bolloré ont travaillé ensemble dès 1999. Très introduit en Afrique, en particulier au Togo, M. Dupuydauby fait valoir son entregent auprès de l'industriel breton, qui lui octroie 30 000 euros par mois. A travers sa société espagnole, Progosa, M. Dupuydauby obtient dès 2001 des contrats de manutention sur le port de Lomé, attribués aux entreprises SE2M et SE3M, dont le financement a été assuré par M. Bolloré. "L'argent qui a été mis dans ces sociétés, c'est celui que me devait M. Bolloré, soutient M. Dupuydauby. Je connaissais depuis 1977 le général Eyadéma, nous n'avons versé aucun centime pour obtenir nos licences, mais le président togolais ne voulait en aucun cas que M. Bolloré soit visible sur son port."

L'affaire est vite florissante. Au point que M. Dupuydauby finit par organiser, selon ses détracteurs, un véritable hold-up : il fait rapatrier les actifs des sociétés togolaises, avancés par M. Bolloré, dans des entreprises de droit luxembourgeois à son nom, créées pour l'occasion. M. Bolloré - qui n'a pas souhaité s'exprimer - n'apprécie pas le procédé, il dépose des plaintes de tous côtés. En Espagne, mais aussi au Togo où, dès 2006, une première décision annule la cession des titres. La cour d'appel est saisie. Il faudra attendre trois ans avant qu'elle ne se prononce, le 28 mai. Parallèlement, le fisc togolais réclame de grosses sommes d'argent à M. Dupuydauby, qui s'estime piégé.

 

Les basses manoeuvres n'ont pas manqué dans ce dossier. Comme en 2006, quand des cadres du groupe Bolloré sont interpellés à Lomé, suspectés, sans preuves, d'avoir voulu corrompre des magistrats. En 2005, c'est le détective privé Patrick Baptendier, ex-gendarme, qui avait été sollicité par la société de sécurité GEOS, afin d'obtenir des renseignements sur le duo Perrier-Dupuydauby. "La demande venait de Vincent Bolloré en personne, se rappelle M. Baptendier. J'ai appelé mon contact à la DST (ex-service de contre-espionnage) qui m'a fourni de nombreux renseignements : plaques d'immatriculation, casiers judiciaires..."

Dans l'entourage de M.Bolloré, on confirme avoir lancé une enquête. "Mais il s'agissait de vérifier la solvabilité de M. Dupuydauby", assure Me Olivier Baratelli, avocat du groupe Bolloré. Reste que les renseignements sont transmis aux opérateurs de Bolloré au Togo, qui tentent de convaincre quelques journalistes de publier des informations sur Gérard Perrier, le bras droit de Jacques Dupuydauby. Plusieurs journalistes refusent le procédé. Comme Augustin Assiobo, chef de tribu et patron de l'hebdomadaire Tingo-Tingo, proche de Progosa : "Les représentants du groupe Bolloré voulaient que je publie ça, moi je voulais vérifier ces infos", dit-il.

Quoi qu'il en soit, le jugement de la cour d'appel tombe et il est favorable à M. Bolloré. Sur le point d'être interpellé, M. Dupuydauby quitte le continent en toute hâte. "Les foudres de M. Bolloré se sont déchaînées", lâche-t-il. Depuis, l'affaire fait les gros titres de la presse togolaise. D'autant que M. Dupuydauby tient désormais un blog. Il y affirme, par exemple, qu'il rémunérait Charles Debbasch, le tout-puissant conseiller présidentiel, ex-président de la faculté d'Aix-Marseille, condamné par la cour d'appel d'Aix-en-Provence, en 2005, à deux ans de prison pour détournement de fonds dans l'affaire Vasarely. Sur le blog, des factures signées par le juriste sont produites. "Nous lui avions fait une forme d'abonnement, il était devenu notre avocat, explique M. Dupuydauby, on a dépensé énormément d'argent... on a fini par lui couper les vivres." M. Debbasch - qui a décliné une proposition de rencontre - a-t-il pu décréter la disgrâce de M. Dupuydauby ? "Ce genre de chose (le retournement de la présidence en faveur de M. Bolloré) peut difficilement se faire sans l'accord tacite de Debbasch", fulmine l'homme d'affaires.

 

Mais, pour lui, M. Bolloré aurait aussi usé de ses bonnes relations avec l'Elysée pour le supplanter. Le président Faure Gnassingbé a rencontré Nicolas Sarkozy au moins à deux reprises. La première, lors du sommet de Lisbonne, en décembre 2007, il ne fut question, d'après les notes diplomatiques prises à cette occasion, que de macro-économie, de dettes et de...

Charles Debbasch, qualifié par M. Sarkozy de "mercenaire" appartenant à une "époque révolue". Rien sur le port de Lomé, d'après le Quai d'Orsay, où l'on affirme n'avoir "reçu aucune instruction à ce sujet, (...) nous ne sommes soumis à aucun diktat".

 

La France, sans se bercer d'illusions, soutient le régime en place. En novembre 2008, un autre rendez-vous est organisé à Paris entre l'Elysée et M. Gnassingbé, par l'intermédiaire de l'avocat Robert Bourgi. Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, rend visite au président togolais, qui séjourne à l'Hôtel Bristol. "J'imagine difficilement le président ou M. Guéant intervenir dans ce dossier du port de Lomé", indique M. Bourgi. Le port de Lomé est géré par une structure autonome togolaise. Plusieurs opérateurs se partagent le marché de la manutention. Ici, pas de monopole Bolloré. Il faut, disent les observateurs, aller dénicher la clé de l'affaire Bolloré-Dupuydauby dans le marigot de la politique togolaise. "C'est un régime corrompu, soutient l'ex-premier ministre Yao Agboyibo. Quand j'étais au gouvernement, le contact avec les investisseurs m'échappait systématiquement..." Candidat à l'élection présidentielle de février 2010, l'ancien secrétaire d'Etat franco-togolais Kofi Yamgnane a une certitude : "Le Port autonome de Lomé est la vache à lait de ce pays, dit-il. Faure (le président togolais) veut récupérer Bolloré pour financer sa prochaine campagne..."


Gérard Davet
Article paru dans l'édition du 10.07.09




Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Africaine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009

  Désignation démocratique de la candidature unique du G 4 : Lettre ouverte aux leaders du G 4

 

9 juillet 2009 - LEMATINAL


 

Il me plait de m’adresser à vous, chers leaders du G4, face à ce que j’estime être des hésitations stériles et parfois ce que je perçois être des manipulations improductives à propos des défis de l’heure.



Je me permets de le faire sous la forme d’une lettre ouverte afin de vous ouvrir mon cœur plutôt que de me lancer dans des démonstrations intellectuelles qui souffriraient forcément de comparaisons avec d’autres analystes très expérimentés tels que les professeurs Dénis Amoussou-Yéyé, Ismaël Kaffo ou Jean Roger Ahoyo. Ce sont d’ailleurs les écrits de ces éminences à travers les médias qui en rajoutent à la confusion de nous beaucoup plus jeunes et pas du tout habitués à ces passes d’armes subtiles où chacun dévoile son camp, à coup de portraits-robots, de critères et de références politico-historiques. Nos lanternes auraient définitivement trouvé éclairage en nous confrontant à ces réflexions si chacun n’essayait pas de se déterminer plus ou moins ouvertement vers une préférence en ce qui concerne la candidature unique au G4 à l’orée de la présidentielle 2011. On assiste d’ailleurs depuis quelques temps à des échanges de bons procédés entre les trois exégètes cités plus hauts (Ismael Kaffo, Denis Amoussou-Yéyé et Jean Roger Ahoyo), le premier dans le quotidien Fraternité, N°2359 du 12 juin 2009, le deuxième à travers les colonnes de la Nouvelle Tribune N° 1680 du 19 juin 2009 et le dernier dans le quotidien La Presse Du Jour N°0928 du 26 juin 2009. Excusez-moi de le dire, mais je trouve qu’il s’agit-là d’une très mauvaise représentation. Pas parce que les personnalités en question n’ont pas le droit de partager ou de faire partager leurs opinions respectives avec le commun de leurs compatriotes mais à les lire, on a l’impression d’assister à un mauvais film dont je parlais tantôt où chacun compte les coups ; un pour Léhady Soglo, deux pour Adrien Houngbédji, etc… Une chianlit qui, de mon humble avis, ne fait qu’à alimenter des rivalités qui ont été pourtant surmontées depuis la déclaration du 12 mars 2008. Ces analystes se présentent plus en consultants des Fcbe et son candidat naturel Yayi Boni qu’en facilitateurs pour le débat interne au G4. En effet, aussi bien Kaffo, Ahoyo que Amoussou-Yéyé excellent à dévoiler les « tares » de l’un par-ci et les « qualités » de l’autre par-là. Aussi curieux que cela puisse paraître, tous les textes en question tournent autour de Léhady Soglo et de Adrien Houngbédji, reléguant les autres acteurs du G4 au rang de « spectateurs joyeux ». L’un de ces libres penseurs se permet de prétendre vous raisonner, vous de l’opposition incarnée par un ancien président de la République , trois anciens présidents de l’Assemblée nationale, de nombreux anciens ministres, des maires en exercice, des députés, des élus locaux etc…  

 

La sale bataille médiatico-électronique 

 

  Chers leaders du G4,
Le débat sur la candidature unique est d’abord et surtout le vôtre. L’hérésie médiatique actuellement en cours se nourrit certainement de ce que vous laissez transparaître au sein de l’opinion, auprès de vos militants, qu’en dehors de quelques déclarations sporadiques, on ne vous sent pas véritablement engager dans un processus visant à cette désignation du candidat unique. La réflexion est sûrement en cours en votre sein : on se souvient des déclarations faites par Léhady Soglo devant les caméras au sortir d’un déjeuner chez Me Adrien Houngbédji dans lesquelles il affirmait qu’au menu de l’entretien figurait la question du choix d’un candidat unique pour le G4 à la présidentielle de 2011. Des signes très en deçà des attentes des Béninois qui croyaient en l’avènement d’une nouvelle ère dans la manière de faire de la politique après les engagements pris le 12 mars 2008 au stade de l’amitié de Kouhounou et ceux des 28 et 29 novembre 2008 au séminaire d’Abomey-Bohicon. Il est impensable, après tout ce qui a été dit sur les alliances politiques entre acteurs politiques de l’époque de la naissance de la République du Dahomey jusqu’à nos jours, que le G4 nous fasse revivre un nouvel épisode sur les accords non respectés, les promesses non tenues, les divorces, les empoignades qui finissent par lasser tout le monde. Car à mon avis, le choix en lui-même est l’exercice le plus facile. Le plus dur est de faire passer cette décision pour un véritable accord politique ouvrant des perspectives réelles pour le débat national. Et là, le G4 se révèle avec toutes ses composantes : les élus nationaux, les élus locaux, les personnalités, les sponsors, les militants et tous les autres Béninois. Toutes ces composantes rentrent en ligne de compte lorsqu’on doit déterminer le consensus commun. On est loin, dans ces conditions, de l’indécent face à face que l’on tente d’établir entre deux acteurs uniquement quels que soient leurs poids politiques respectifs. Les autres aussi, appelés à faire partir de l’entité G4, comptent autant que les préférés des analystes de tous bords. 

 

  Du régionalisme

 

J’avoue personnellement ne pas comprendre les développements de Roger Ahoyo sur le régionalisme. L’évocation même de ce terme à travers une analyse sur le G4 me parait très dangereux. Nous avons entendu beaucoup de choses sur ce regroupement politique jusque là mais jamais des allusions sur un quelconque clivage nord-sud. Beaucoup de gens ont dû s’attrister après avoir lu les démonstrations de l’ancien ministre à propos de sa trouvaille sur la rotation des régions à la tête du pays. Ainsi l’Ouémé-Plateau incarné par vous, Me Adrien Houngbédji serait indiqué pour faire le job après un long règne du nord (Mathieu Kérékou) succédant à un court règne du Dah d’Abomey, Nicéphore Dieudonné Soglo. A propos du qu’en serait-il du Mono-Couffo qui n’a jamais goûté à ses hautes fonctions depuis que le Dahomey a accédé à la souveraineté nationale, l’essayiste ne dit pas grand-chose dans son texte relayé par le quotidien La Presse du Jour. Rapprochés à un débat au sein du G4, ces évocations s’assimilent à un dangereux recul vis-à-vis duquel vous, leaders devez garder une bonne distance. Le profil et le parcours de chacun d’entre vous, chers leaders du G4, constituent les témoignages de la stabilité politique du Bénin depuis l’avènement du renouveau démocratique. C’est en cela qu’il n’est jamais superflu de faire quelques rappels historiques. Ainsi par exemple, Bruno Amoussou et Adrien Houngbédji qui avaient appelé à voter Kérékou en 1996, bien que culturellement, issus de l’aire d’Adja-Tado tout comme Nicéphore Soglo alors président de la République en quête d’un deuxième mandat. Si Houngbédji n’a partagé qu’à peu près la moitié des deux mandats cumulés du président Mathieu Kérékou (1996-1998 et 2003-2006), Bruno Amoussou n’a pas cillé un seul instant durant toute cette décennie. On lui doit le grand rassemblement politique, Union pour le Bénin du Futur (UBF), ouvert qui a fait la promotion de nombreuses personnalités politiques originaires de toutes les régions du Bénin y compris le député Rachidi Gbadamassi, aujourd’hui chantre d’un pseudo courant hégémonique visant à défendre les intérêts du Nord contre un Sud en quête du pouvoir.

 

A ce propos, comment ne pas évoquer Léhady Soglo considéré comme un inclassable en ce qui concerne les ressentiments identitaires à relents régionalistes ? Musulman de confession né de père et mère catholique, il me semble résumé, à lui seul, la communion parfaite entre un nord majoritairement musulman et un sud chrétien, indépendamment de l’attachement connu des Béninois aux religions traditionnelles. Que dire du mandat du président Nicéphore SOGLO taxé d’avoir eu plus de projets de développement pour le Nord que pour sa région natale ? Donc, tout emprunt pouvant accréditer la thèse des clivages ethnico régionalistes ne peut être rapporté à un débat au niveau du G4. Tout récemment, le 28 mai 2009, on a vu l’action citoyenne organisée par des partis et regroupements politiques dont le G4 justement pour crier haro sur le pourrissement du climat social au niveau du secteur de la santé donnant lieu à la cessation de travail dans la plupart des centres de santé publics sur toute l’étendue du territoire national. Ce jour-là, les rues de Cotonou n’ont pas été prises d’assaut uniquement que par des gens d’une région spécialement. La dynamique unitaire dénommé « UN » à l’occasion a été reprise en chœur par des personnalités de toutes les régions du pays, de Issa Salifou, à Sèhouéto en passant par Bruno Amoussou, Nassirou Bako, Léhady Soglo, Adrien Houngbédji. Ceux qui mourraient (et meurent encore) sur les lits d’hôpital, abandonnés ne se recrutaient pas exclusivement dans des régions en fonction de leurs religions, de leurs cicatrices raciales ou de leurs appartenances à une classe sociale déterminée.  

 

 L’apathie des leaders du G4

 

Chers leaders du G4,
 Vous avez contribué à alimenter ces amalgames néfastes sur votre engagement politique en ne prenant pas suffisamment des initiatives visant à traduire en acte votre vœu de vous rapprocher de votre base électorale en particulier et de vos concitoyens en général. D’autres qui n’ont même pas reçu mandat le font sans servir forcément vos intérêts. On a vu pire à travers les tracts qui circulent sur le Net depuis plusieurs semaines déjà et qui tentent de présenter le G4 comme un front uni pour le Sud. Léhady Soglo y est traité avec une rare violence. Rien que l’accusation qui est portée sur sa personne donne une idée de la grave méprise qui risque d’emporter tout le G4 et ses idéaux. Il serait le traître à la cause du Sud, servant ainsi les intérêts du Nord. Un peu le Bio Tchane en sens inverse si l’on s’en tient à l’activisme débridé de Gbadamassi en vue d’éviter, comme il le chante si bien, l’émiettement des voix du Nord. Et pourtant, selon nos informations c’est ce même Léhady Soglo qui a œuvré pour l’élargissement de l’alliance « Wologuèdè » au Parti du Renouveau Démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji. Au départ, le groupe n’était composé que de la Renaissance du Bénin (Rb), du Mouvement Africain pour le Développement et le Progrès (Madep) et le Parti Social Démocrate (Psd). Il a été mis sur les fonts baptismaux entre les deux tours de la présidentielle de 2006. Il a évolué pour devenir le G4 avec l’intégration du Prd à l’occasion de la déclaration du 12 mars 2008. On constate également que le seul qui ose évoquer publiquement le projet de candidature unique est encore le premier adjoint au maire de Cotonou. Deux actes politiques majeures d’envergure qui à priori devraient épargner à son auteur tout soupçon de saper les bases de l’entente générale. Avis totalement contraire observé par l’entremise du débat par procuration à travers lequel certains s’investissent du rôle de faiseurs de candidat unique ou d’esquisseurs du portrait idéal. Ce schéma préconise tout simplement que tout débat est inutile. Sur le modèle d’un Jean Roger Ahoyo qui n’établit aucune démarche unitaire tenant compte de la modernisation des procédures au sein de nos officines politiques mais qui clame que ses prismes de références sont les meilleurs. Ne se vante-t-il pas (Ahoyo) d’avoir « conseillé » à Léhady Soglo de s’éclipser et d’aller déposer son baiser aux pieds de Houngbédji comme au cinéma lors des rituels de reconnaissance de puissance entre seigneurs de guerre. On peut légitimement formuler des interrogations à haute voix au sujet de ces conseils supposés de l’ancien ministre de l’Environnement de Nicéphore Soglo (le deuxième de l’histoire du Bénin démocratique) à son jeune frère en considération de l’option de la publicité autour de cet échange « amical » alors même que rien ne prouve que celui à qui le conseil a été donné persiste à miner l’entente envisagée. La vie politique béninoise est parsemée de tant d’incongruités que je préfère m’en arrêter-là sur ce volet de la polémique. 

 

Les leaders en question et leur agenda

 

Une parenthèse me tient à cœur, cependant. Lorsque parle de l’instauration d’un dialogue entre leaders du G4, ceux qui me reviennent à l’esprit sont, fondamentalement, tous ceux du regroupement qui ont été candidats en 2006. Je vois déjà des gens conjecturer sur les grands exercices d’équilibrisme qui ont permis de ménager les susceptibilités jusqu’ici à propos des patriarches qui n’auraient pas encore dit leurs derniers mots : Nicéphore Soglo, Séfou Fagbohoun ou Rosine Soglo. Une logique implacable scientifique nous met tous d’accord qu’il s’agit d’un G4, c’est-à-dire un groupe composé de 4 entités. Nicéphore et Rosine Soglo ont déjà réglé la question de leur succession à l’issue du congrès extraordinaire de la Rb à Ouidah en septembre 2005 (si mes souvenirs sont bons) Léhady y a été investi comme le candidat du parti pour la présidentielle de l’année qui suit en 2006. Je ne crois pas que l’ancien couple présidentiel est enclin à changer de vision à chaque événement électoral. La remarque vaut pour Fagbohoun qui a cautionné le choix de Idji Kolawolé afin de représenter le Madep à cette même élection de 2006. Mon objectif n’est pas de vous faire des propositions ou de me laisser aller au jeu de mes illustres aînés analystes, mais ma proximité avec les gens de ma génération qui façonnent l’essentiel de l’opinion voire de l’électorat m’incite à vous livrer les idées qui se partagent aujourd’hui le plus sur le terrain en ce moment où tous les regards sont tournés vers vous. Mais avant, une clarification des concepts me paraît assez utile à l’évolution des lignes qui s’observent sans que personne n’ose franchir le premier pas. Tout en se remémorant que les motivations à l’origine de la décision de se mettre ensemble en mars 2008 valent encore plus aujourd’hui. Malheur au premier qui tentera de s’émanciper des autres.


Ma conception du leadership au G4 constitue, selon moi, une des clés du retour à une discipline adéquate au sein du groupe. Et là c’est pour embrayer en même temps sur les yo-yo enregistrés à l’Assemblée nationale. Les élus RB détiennent la palme de ces inconstances à répétition sans que personne n’en sache les limites éventuelles. Les prises de positions d’un Epiphane Quenum, d’un Yacoubou Malehossou ou d’une Justine Chodaton n’inspirent plus tellement confiance à leurs autres partenaires. Néanmoins, il serait réducteur de s’en arrêter aux jeux des parlementaires RB qui mettent véritablement en mal l’entité G4 elle-même. De la même manière qu’il faut faire une halte sérieuse sur la présence de deux responsables du Madep et non des moindres dans le gouvernement Yayi. Lorsqu’on dit deux responsables, il s’agit du Secrétaire général et d’un député du parti. Le Prd non plus n’a pas été épargné par les soubresauts avec le départ à la mouvance Fcbe d’un de ses apparentés, le député du PRS, Isidore Gnolonfon. Et plus grave l’épisode rocambolesque du faux départ de l’honorable Augustin Ahouanvoébla, qui plus est le président du groupe parlementaire Prd à l’Assemblée nationale. Des coupures de presse ont brièvement évoqué cette escapade de Ahouanvoébla qui aurait été en duo avec son collègue du Psd, Jean-Baptiste Edayé. L’établissement d’un conclave des leaders clairement définis à raison d’un représentant unique par parti politique en l’occurrence les candidats potentiels (une exception cependant pour Amoussou frappé par l’âge limite constitutionnel) peut être une première démarche vers le but recherché. A eux désormais la responsabilité d’établir le processus de désignation proprement dit et dans le cas échéant un chronogramme détaillé. Il ne s’agit pas pour vous les quatre leaders, de sortir un nom depuis un salon feutré au détour de moult combinatoires. Votre rôle se limite à donner les grandes lignes du cheminement à entreprendre en vue de parvenir à sortir ce fameux nom. Ce n’est que lorsque ce creuset aurait échoué que les facilitateurs autoproclamés auront droit de cité. Pas avant. A mon avis, ce qui les unit est si fort qu’il serait vraiment inimaginable que le groupe ne parvienne pas à s’entendre sur un minimum face au défi Yayi.

 

Le projet de société du candidat unique

 

Le projet de société ! Voilà un autre concept dont je n’ai pas trouvé trace à travers les analyses qu’il a été donné aux lecteurs béninois d’apprécier aussi bien sur le Net que dans les colonnes des journaux locaux. Le candidat unique ne porte pas seule la lourde responsabilité de légitimer le choix porté sur sa personne puisqu’il entraîne dans son sillage tous les autres leaders qui lui servent de caution. D’où la question de l’outil de vulgarisation de la marche unitaire vers 2011. Un collège des candidats à la dernière présidentielle me semble approprié face à la nécessité de l’édiction d’un projet de société à soumettre aux Béninois. Parce que l’actualité nous démontre chaque jour que le successeur de Yayi Boni ne fera pas qu’être chef de l’Etat. Son équipe et lui auront à faire face au défi du redressement économique, de l’assainissement des mœurs et des pratiques au sein d’une administration publique tournée vers le clientélisme et les faveurs, du règlement des conflits sociaux, de l’assistance à apporter aux couches les plus pauvres de la population, de l’établissement d’un climat propice pour les affaires, de la résorption du chômage. Il faut, au G4, faire la différence avec le camp présidentiel qui mise tout sur l’exacerbation des tensions locales basées sur l’ethnie. C’est à bout de tunnel que les Béninois aspirent après la trop longue décennie de nuit noire sous Kérékou et les égarements de l’ère Yayi Boni.


A ne perdre de vue également qu’il ne suffit pas d’un gentlemen agreement entre leaders pour que tous les problèmes se solutionnent d’eux-mêmes. La Rb est une réalité qui n’est pas pareille à celle du Psd, du Madep ou du Prd. En 2011, les Béninois se choisiront un président de la République et se doteront presque concomitamment d’une nouvelle législature, la 6ème de l’ère du renouveau démocratique. Une alliance G4 suppose une liste unifiée aux législatives donc des arbitrages au niveau de certaines localités notamment à Cotonou où le Prd et la Rb nourrissent de légitimes prétentions électorales. Ce débat ne peut que déboucher sur l’avenir de tout le regroupement en considérant que ses motivations ne se limitent exclusivement à la candidature unique pour la présidentielle.


En cela, chers leaders du G4, vous n’êtes pas libres de faire ce que vous voulez et quand vous le voulez. Le temps presse lorsqu’on procède à la revue de toutes les tâches qui vous attendent une fois que le canevas tracé en vue de la désignation du candidat unique aurait été achevé et à voir l’ampleur de la mission de mobilisation de l’heureux élu autour de sa personne. Le temps qu’il faut aux responsables des différents partis concernés à rallier les leurs à la cause commune tout en les convainquant du gain à tirer d’une mise en commun des forces. Chaque jour de perdu est un jour favorable à l’éclosion des inspirations partisanes jouant les uns contre les autres comme s’il s’agit d’une compétition de chiffonniers en désespoir de cause. Je ne veux pas croire que Séfou Fagbohoun, Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou et Léhady Soglo ne sont pas capables de se frayer un destin commun sans se faire aider de chroniqueurs aux orientations qui ne servent pas souvent la cause de la majorité de leurs militants.
Ce n’est que lorsque vous avez fait le tour et le pourtour de vos contradictions internes que le portillon peut s’ouvrir sur d’éventuels partenaires du G4. Pour ma part je n’en vois que deux voire un et demie. En effet, autant Force Clé qui ne dispose que de 4 députés à l’Assemblée nationale, deux à trois conseils municipaux sous contrôle se prévaut d’une cohésion avérée. Autant le G13 est à la recherche d’une identité unitaire capable de faire converger ses membres vers un même objectif. Nul doute que la capacité du G4 à se montrer uni et solidaire des décisions prises en commun est en mesure de fédérer une plus large partie des adversaires du régime Yayi.

 

Epilogue

 

Voilà, chers leaders du G4, ce que je me propose de vous exposer, taraudé que je suis par le foisonnement d’avis concurrents voire contradictoires dans les médias sur le sort de votre regroupement politique face aux défis qui vous attendent et attendent le Benin. Le 12 mars a été pour des milliers de Béninois la naissance d’un espoir nouveau vu les agressions répétées subies par les acquis de la Conférence Nationale des Forces Vives de février 1990. on avait compris que vous avez voulu à l’époque redonner un sens à l’action politique en structurant la revendication politique qui sort des balises inquiétantes des invectives gratuites, de l’activisme destructeur et des compromissions qui ont conduit le Bénin vers de nombreux déboires. Je crains ne pas vous satisfaire dans ce qui transparaît comme mon niveau de langue ou ma culture qu’il ne me vient pas à l’idée de hisser au même rang que les parcours respectifs des Amoussou-Yéyé, Ahoyo et autre Kaffo. Je m’autorise néanmoins à leur contester le privilège de parler et de décider en votre nom et surtout de tenter de vous diviser pour des raisons qu’eux seuls maîtrisent. Ma proposition tient finalement en un cri unique que je hurle à pleins poumons : prenez votre destin en main.


Veuillez recevoir, monsieur les leaders du G4, mes sentiments les plus distingués.   
Fabrice Boco, Enseignant



Par illassa.benoit - Publié dans : EDITORIAL
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009

Braquage sanglant et viol à Tchaourou, chez le roi Boni 1er 

 

9-07-2009 - FRATERNITE

 

Les coupeurs de route tuent un conducteur de gros porteur, violent une femme et emportent environ 1.000.000 Fcfa


Le braquage est survenu dans la nuit du mardi au mercredi aux environs de 23 heures sur l’axe Parakou Tchaourou. Le premier véhicule à tomber dans le piège tendu par les malfaiteurs est une voiture taxi Peugeot 405 en provenance de Parakou à bord duquel se trouvent trois passagers. Le conducteur dudit véhicule aperçoit de loin un tronc d’arbre qui barrait la route. C’est alors qu’il freine subitement avant d’entamer une marche arrière. Mais entre temps, les braqueurs qui étaient cachés dans la broussaille le rattrapent. Les passagers ont été tenus en respect avant d’être dépouillés de leurs biens. Deux portables et une somme de douze mille constituent le butin des malfrats. Un autre véhicule, cette fois-ci un camion qui venait de Cotonou subit le même sort. Là, les coupeurs de route, à l’aide de coupe-coupe ont donné une bonne correction au conducteur qui ne voulait pas se plier à leurs injonctions, lui amputant le pouce droit avant de lui arracher 250 mille FCFA. Le convoyeur du camion, de nationalité nigériane fut dépouillé de 450 mille F CFA. Quelques minutes après, c’est un autre gros porteur qui revenait de Cotonou qui tombe dans le piège des bandits. Le chauffeur de ce camion a reçu lui aussi une bonne correction, les malfaiteurs lui arrachent 200.000fcfa avant de dépouiller son camion. C’est un autre camion à bord duquel se trouvent deux passagers, un conducteur et deux apprentis qui viennent fermer la liste des victimes du braquage. Le chauffeur, pris de panique tente de prendre la clé des champs, mais il fut rattrapé par ces hommes sans foi ni loi après avoir reçu un coup sec de coupe-coupe dans le dos, il tombe alors sur le champ et rendit l’âme. La femme qui se trouve à bord du véhicule avec trois enfants fut emportée et violée par ces bandits. Selon les recoupements d’une victime, ces braqueurs sont au nombre de sept et parlent le peulh. Ils étaient tous armés d’arme blanche. D’après toujours les mêmes sources, les chasseurs traditionnels, venus sur les lieux des heures après, n’ont pu rien faire. Toutefois, une patrouille conjointe de la gendarmerie et des chasseurs font des recherches pour rattraper ces hommes sans foi ni loi qui sèment la terreur dans le rang des usagers de la route.

Alassane AROUNA


Par illassa.benoit - Publié dans : Actualités Béninoises
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009

Frap : Dans la stupidité de l’usage familial

 

jeudi 9 juillet 2009, par DP Le Grand Journal

 


Titus FOLLY

 

Donner des licornes aux arbres et aux éléphants pour faire gagner Boni Yayi en 2011. Telle est la leçon d’escrime du parti Front républicain pour une alternative patriotique suite à son 1er congrès ordinaire qui a eu lieu samedi dernier à Cotonou. Hortense Yahouédéou, la présidente a dû céder sa place à Marcel de Souza, frère de la première dame et beau-frère de Boni Yayi.

 

En prenant les commandes du Frap grâce à sa soeur Chantal de Souza Yayi, première dame du Bénin et manitou de ce parti, tout porte à croire que c’est une démarche qui semble provenir de la piètre opinion. Mais comment faire une telle profession et s’enfermer dans ses propres talons et souliers ?

 

En effet, le bureau qui a été mis en place n’est qu’un restreint cercle familial et dans une certaine mesure ressemble à une étoile de pôle dans le ciel de Ouidah. Dans le champ de l’esprit politique et surtout dans le contexte du changement débridé, une pareille option ne peut offrir qu’un petit avantage tandis que les corollaires sont naturellement nombreux. En se recroquevillant sur lui-même comme l’a fait le Frap, l’une des soupapes politiques de sécurité du changement, c’est que la première dame s’appuie et ce avec une foi invincible sur sa famille de Souza comme un réduit.

 

Si le régime actuel a évité de tomber dans ce panneau depuis trois ans, il vient de recourir à cet artifice avec en prime un instinct de nouveaux verrous autour d’un pouvoir qui vacille. On n’est jamais mieux servi que par soi dit l’adage. Mais si le frap dans sa carapace familiale fait l’objet de contribution, il n’en résultera qu’un phénomène contre nature. Quand on fait la promotion familiale politique dans les " entrailles de Souza " c’est une fatalité de conseiller, une erreur d’appréciation.

La fierté d’inspirer une flamme familiale pour consolider le changement met le Frap sur la trace des trahisons nationales. Le repli identitaire qu’on entrevoit au présent apparaît pour la race des marmousets de l’Etat FCBE qui est en interface entre Boni Yayi et le peuple ressemble à plus d’un titre à une jouissance. Pour les mouvanciers, c’est une jouissance dans la vengeance tandis que le peuple, c’est une jouissance dans les privilèges. Le parti de Marcel de Souza devra combattre de ce fait sur deux fronts. D’où les bulles qui se signalent déjà pour étouffer et vaincre avec talent ce machin qui ne pourra changer le sort de Yayi en 2011.





Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009
23 milliards de dette en trois ans pour Bénin Télécom Sa: Le ministre Adadja et le DG Bénon sont à limoger

 

 

jeudi 9 juillet 2009, par DP Le Grand Journal

 

La polémique autour de la privatisation de Bénin Télécom Sa ces derniers jours a permis de comprendre beaucoup de choses quant à la gestion scabreuse, calamiteuse et scandaleuse dont a été victime cette société d’Etat sous le changement. En moins de trois ans, ses responsables lui ont occasionné une dette de plus de 23 milliards de francs CFA.


Hubert HOUNWENOU

 

Le régime en place qui se prenait à son avènement pour le bon exemple en matière de gestion de la Cité ne cesse de décevoir et de s’enliser dans la turpitude à travers sa gestion désastreuse et fumeuse des entreprises d’Etat. Celle qui vient de s’inscrire sur la longue liste des victimes des vraies limites de ce pouvoir, c’est Bénin Télécom Sa avec plus de 23 milliards de dette en moins de trois ans.

Il aura fallu la sortie médiatique des quatre syndicats de la maison au début du week-end dernier pour que le monde se rende compte des scandales commis sous l’actuel ministre en charge des Télécommunications, premier directeur de la société sous le régime Yayi d’une part, et de l’autre, ceux causés sous la férule de son actuel responsable, Patrick Bénon.

En effet, c’est le secrétaire général du syndicat national des télécommunications (Synatel), Hospice Tokpanou qui a déclaré lors de la rencontre avec les hommes des médias que : « A l’avènement du gouvernement du change-menteur, on nous a présentés une ardoise de Bénin Télécom Sa qui avoisine 177 milliards. A la veille du processus de recapitalisation, la dette de l’entreprise est passée à 200 milliards ». Cette dénonciation est soutenue par des preuves.

 

En effet, le 30 novembre 2006, à cause des 177 milliards de dettes contractées par l’entreprise, le gouvernement a adopté la communication N°1486/06 du relevé N°48/PR/SGG/Rel. Elle est relative au plan de redressement de la société. Mais depuis cette date qui relève de moins de trois ans, la situation s’est empirée. Et pourtant, ce plan de redressement était basé sur un financement extérieur d’environ 14 milliards. Tout cela se passait sous celui qui se dit plus expert du domaine des télécommunications au Bénin, Désiré Adadja. Cette situation montre bien qu’il a lui aussi sa part de responsabilité engagée dans cette affaire de banqueroute.

 

Pourquoi plus de 23 milliards de dette en moins de trois ans malgré la gestion du « grand technicien » des télécommunications Adadja qui lui a permis de prendre en main le ministère des Télécommunications ? Cela montre qu’en réalité le gouvernement et ses cadres trompent les populations et le ministre Adadja et l’actuel directeur Bénon devaient démissionner s’ils sont sincères envers eux-mêmes.



Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009
Par illassa.benoit - Publié dans : Actualités Béninoises
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009

Comment solder l’ordonnance du collectif budgétaire 2008 ?

 

Le 08 juillet 2009 - Par Arimi CHOUBADE

 


 

Bravo Yayi ! Le démantèlement des gonfleurs de factures tapis au sein du pouvoir est un chef d’œuvre de gouvernance. Honneur immaculé pour le docteur-poujadiste. Unique tâche au tableau, cependant, les séquelles de l’ordonnance portant mise en vigueur du budget remanié 2008. Les émergents sont les mieux placés pour savoir qu’on ne peut passer sous silence ce douloureux épisode pour la démocratie béninoise. Eux qui n’ont pas hésité à éjecter Soulé Mana du gouvernement parce que ces agissements allaient compromettre le rêve d’un deuxième mandat pour leur champion. Les parlementaires qui ont rejeté majoritairement le budget remanié, qui va leur faire justice ? Malmenés, humiliés, insultés parce que hostiles aux dépenses folles et excentriques inscrites aux documents soumises à leur appréciation.

Ils en ont subi, ces parlementaires « éclairés » : stress, psychose, insomnie, persécutions en tout genre.

 

 Tous les habitués du Palais des Gouverneurs auraient remarqué, à l’époque, les mouvements inhabituels d’éléments armés à l’entrée de la ville de Porto-novo, comme si l’hémicycle était devenu un objectif militaire, le siège des « ennemis » de la République, des apatrides. Ils avaient osé refuser la réfection du Centre international des conférences et du Palais des congrès à près de 7 milliards. Il suffit de se placer dans la position du parlement Nigérien réduit en miette par le président Mahamadou Tandja qui s’est auto-investi de pouvoirs exceptionnels pour comprendre l’état d’âme des députés béninois. Imaginez que la dissolution de l’Assemblée nationale figure dans la constitution béninoise ! Yayi l’aurait utilisé sur la base d’un dossier dont-il avouera plus tard ne rien savoir. On aurait englouti une dizaine de milliards environ à organiser des législatives anticipées. Avec le risque de déstabilisation au cas où la rue ou l’armée s’en mêlerait. On l’a échappé bel.

 

Les mémoires retiennent encore le spectacle des têtes couronnées repues posant en photo auprès du chef de l’Etat sur le perron du Palais de la Marina célébrant presque cette ordonnance qui consacre l’hérésie au sommet de l’Etat. A peine si ce jour-là, des malédictions n’avaient pas été prononcées contre toutes les voix qui ont contribué au rejet du budget remanié au niveau de l’hémicycle. Je préfère ne pas être dans la peau d’un député d’une lignée royale qui se voit publiquement désavouer par son roi sur les écrans de télévision, cautionnant du coup le vol de deniers publics, les malversations, les détournements massifs.

 

 La publication des conclusions de l’Inspection générale de l’Etat (Ige) dévoile le degré de perversion et de manipulation des valeurs traditionnelles atteint par le régime du Change-menteur.

Solde pour solde, il reste une décision pour parachever l’œuvre d’assainissement entamé par le conseil des ministres à propos de ce scandale. Le gouvernement ferait œuvre hautement plus utile en publiant ce qu’a coûté au contribuable béninois la tournée des ministres, des conseillers techniques du chef de l’Etat et des députés Fcbe chargés d’expliquer aux populations le bien fondé de la prise d’ordonnance. La morale voudrait que cette mauvaise action gouvernementale puisse trouver réparation dans un contexte de crise économique où chaque kopeck compte. On attend que chaque émissaire ayant participé à cette vulgarisation populaire soit mis en débet à hauteur ne serait-ce que les frais de mission perçus dans le cadre de cette mauvaise action. Un solde à minima puisque les poches de mégalomanie contenues dans le budget remanié 2008 ne se limitent pas à la réfection du Cic et du Palais des congrès : organisation du 1er août à Parakou, aéroport de Tourou, nouveau siège de l’Assemblée nationale etc…

 

Attendons de voir !!!


 

Par illassa.benoit - Publié dans : EDITORIAL
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009

Affaire Cen-Sad: Le roi Boni 1er est Docteur en poujadisme !!! 

 

mercredi 8 juillet 2009, par dp 24 H

 
Yayi et la liste des ministres mafieux à révoquer d'urgence

 
La gestion scandaleuse de la Cen-Sad à Cotonou en 2008 a éclaboussé tout le gouvernement du Président Boni Yayi. Le Chef de l’Etat et plusieurs ministres doivent être sanctionnés.
 

6,4 milliards. Rien que ça !!! C’est le montant géré scandaleusement par le gouvernement du président Boni Yayi. Le ministre des Finances et de l’économie d’alors, Soulé Mana Lawani, porte seul la croix de cette malversation financière. Beaucoup pensent, avec raison, qu’il y a des complices au sommet de l’Etat soit par leur laxisme, soit par leur participation active. La première personne à sanctionner dans ce dossier est le roi Boni 1er lui-même. Si l’on accepte, par manque de preuves palpables, qu’il n’est pas impliqué, il doit faire les frais de ce scandale. C’est comme si le président de la République ne contrôle plus la direction du pays. Il a prêté serment pour servir loyalement le peuple à qui, il a promis la lutte contre la corruption, le clientélisme, la gabegie et autres.

 

 Aujourd’hui, le Chef de l’Etat joue à Ponce Pilate. En 2011, il doit être sanctionné pour avoir trahi la nation. Mais avant cela, l’Assemblée nationale doit l’interpeller sur ce problème. En dehors de lui, le ministre d’Etat chargé de la coordination de l’action gouvernementale, Pascal Koupaki, doit être sanctionné. Quel rôle joue-t-il aujourd’hui aux côtés du Président de la République, au moment où l’ancien ministre des Finances et de l’économie, Soulé Mana Lawani, gérait unilatéralement la somme de 6,4 milliards de francs Cfa dans le cadre de la réfection du Centre international de conférences et du Palais des congrès de Cotonou ? Il est un homme au cœur du système Yayi. Tout doit transiter par lui. Il lui sera difficile de dire qu’il n’était pas au courant de cette affaire de malversation au sommet de l’Etat. D’ailleurs, c’est à ce titre qu’il était monté au créneau pour défendre ce dossier. M. Koupaki n’avait pas hésité à soutenir qu’il n’y avait aucune irrégularité au sujet de l’affaire Cen-Sad. Aujourd’hui, il devrait répondre de ses actes, si vraiment la lutte contre l’impunité est encore le leitmotiv du Changement.

 

De même, le ministre de l’Urbanisme, François Noudégbèssi, maître d’ouvrage de la réfection desdits lieux, ne peut pas convaincre les Béninois de son innocence dans le dossier Cen-Sad. Le protège-t-on parce qu’on aurait besoin de lui politiquement dans l’Ouémé en 2011 ? D’une manière ou d’une autre, ce ministre ne peut pas rester sans sanctions. Les ministres Bernard Davo de l’Enseignement secondaire, Christine Ouinsavi du Commerce, Victor Topanou de la Communication et porte-parole du gouvernement et Joseph Ahanhanzo chargé de la réforme administrative qui avaient donné une conférence de presse commune au temps fort de cette affaire doivent être sanctionnés pour avoir défendu le faux. Au total, le chef de l’Etat et tous ces ministres cités ne peuvent pas être blanchis dans ce dossier. Le peuple béninois doit se réveiller pour exiger la manifestation de la vérité sur ce scandale à l’ère du Changement. Des têtes doivent tomber et les fonds détournés doivent être retournés dans les caisses de l’Etat qui souffrent actuellement. C’est cela le vrai changement.

 

Wilfrid Babatoundé

Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 8 juillet 2009

Bénin: Lutte contre la corruption ou règlements de comptes ?

 

8 juil, 2009 | Par lautrefrat 
 
 

Les derniers développements de l’actualité nationale obligent à se poser quelques pertinentes questions. Depuis bientôt douze mois, la presse n’a cessé de marteler que la gestion financière d’une conférence au sommet de certains puissants de l’Afrique noire fut émaillée de très graves irrégularités. A l’époque personne au sein du Sanhédrin n’a voulu reconnaître les faits. Mieux c’est à une ligue gouvernementale qu’on avait assistée car tous les membres de ce Sanhédrin ont tôt fait de prendre partie, sans rien comprendre vraiment de ce qui s’était passé, pour leur camarade argentier. Certes, certains parmi eux, comme le « saint » d’Avrankou, ont pris part à cette bouffe monstrueuse. Pour le reste, ils ne sont que de gros pantins en foire. Mais le problème est et demeure que l’argent du contribuable a été dilapidé entre copains et proches de l’exécutif. Dans cette course à la fortune illicite on peut citer en bonne place « Une Première Dame » dont les agissements n’ont pas baissé depuis avril 2006 à ce jour. Au nombre des bénéficiaires de cette manne céleste, figurent deux frères « siamois » qui ont la particularité d’avoir comme marraine cette Première Dame. Du coup, ce petit groupe s’est fait attribuer les plus gros des gré à gré. De sources concordantes, ces jeunes gens continuent d’affirmer qu’ils ont pris leur part et que rien ne pourra encore leur arriver tant que cette Dame sera au « cœur » du pouvoir. Tout ceci est bien connu du Raïs qui sait également que cette « Première Dame particulière » a mis la main sur tous les circuits pourvoyeurs de gains rapides et faciles. Mais alors, beaucoup se demandent si la brutale réaction contre le siphonage des deniers publics par l’ex argentier national n’est pas pour lui régler d’autres comptes. On sait que cet argentier avait eu le vilain plaisir de procéder à des transferts réguliers de fonds importants sur des comptes bancaires (lui appartenant tous) à l’extérieur via l’Afrique du Sud. On peut également affirmer que ce qui lui arrive aujourd’hui est tout sauf une réelle volonté de Thomas de réduire sensiblement la corruption dans son pays. Cet argentier s’était aussi livré une guerre d’intérêt contre un des innombrables « beaux ».

 

Quand des ministres du Raïs commencent par financer les amis d’en face !!!

 

La conquête ou la reconquête du pouvoir dans moins de 24 mois sera d’une rare étrangéité.

D’abord, la nature des futurs ou potentiels candidats est constitutive de risques de dérapage. Mais une enquête minutieuse vient de prouver que des proches du pouvoir pactisent avec des amis d’en face. Plus surprenant est le soutien matériel voire financier que certaines personnalités apportent à l’autre partie. On cite des ministres bien en vue et qui sont fréquemment sur le « terrain » pour le compte de leur leader : le Raïs. Dans ces conditions on imagine ce que réservent les mois à venir car ceux-là ne vont-ils pas abandonner le navire dès les tout premiers mouvements de vagues ? En réalité, tous ceux qui parlent d’un premier tour KO sont de vulgaires profiteurs qui savent qu’ils ne pourront pas survivre sans les privilèges du pouvoir. Il leur faut donc abreuver le Raïs de tout et de rien. Ce premier tour KO est non seulement irréaliste car fondé sur les besoins du ventre et du bas ventre de ses auteurs. Selon la sociologie électorale du Quartier Latin d’Afrique, cela ne pourra pas être réalisable avant au moins un demie siècle. Ceux qui en parlent le savent si bien puisqu’ils sont, pour la plupart, restés auprès du Vieux. Malgré son immense popularité, due essentiellement à l’inexistence quasi-totale de sentiments régionalistes en lui, ce qui est très loin d’être le cas actuellement, le Vieux n’a jamais pu s’offrir une telle balade de santé politique. Même s’il est permis de rêver, il serait encore sage de se coller aux réalités de sa planète. On a déjà vu d’autres qui ont failli mettre la terre de leurs ancêtres à feu et à sang pour s’être laissé aller à de pareilles rêveries. Cette histoire est fraîche dans bien d’esprits qui ont connu ces moments où un ancien président, après avoir perdu, voulut qu’on procède à un troisième tour.



Par illassa.benoit - Publié dans : EDITORIAL
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 8 juillet 2009
 
  LA LETTRE DU CONTINENT N° 568 DU 09 JUILLET 2009
 
  GABON
  Bongo voulait une Constitution monarchique et faire d'Ali son héritier
     Tout comme Nicolas Sarkozy, Ali Bongo pense depuis bien longtemps à s'installer au pouvoir en se rasant le matin au Palais du bord de mer. La preuve historique !

La Lettre du continent a retrouvé une anecdote oubliée sur la volonté du dauphin de succéder à son père dans le tome II des mémoires de Jacques Foccart publiées en 1997 par Fayard/JA. Le journaliste Philippe Gaillard, qui conduit l'entretien, interroge ainsi à propos du Gabon l'ancien "monsieur Afrique" du général De Gaulle, puis de Jacques Chirac, alors premier ministre de François Mitterrand. A la question : "Parmi toutes les influences qui s'exercent sur Bongo, la plus forte n'est-elle pas celle du clan familial ?", voici la réponse de Jacques Foccart, brut de décoffrage et sans commentaire : "Elle peut l'être. Un beau jour de 1986 ou 1987, quand je suis au cabinet de Jacques Chirac lors de la première "cohabitation", Ali Bongo, fils du président, me téléphone. Il est à Paris, me dit-il, porteur d'un message de la plus haute importance de son père pour le chef du gouvernement. Il souhaite donner à sa démarche une certaine solennité et il me demande de lui envoyer des motards. J'informe le premier ministre. J'ajoute qu'à mon avis et suivant mes informations, il s'agirait d'instituer une monarchie héréditaire. Chirac éclate de rire. « Enfin nous verrons bien, fait-il. Envoyez-lui des motards ».

Ali Bongo arrive à l'hôtel Matignon avec ses motards, accompagné de l'ambassadeur du Gabon. Les deux Gabonais et moi sommes introduits dans le bureau du premier ministre. Après deux ou trois minutes d'échange de civilités, Ali Bongo dit à Chirac qu'il est chargé par son père d'une communication hautement confidentielle qu'il ne peut faire que seul à seul. Chirac l'emmène alors dans un bureau voisin, me laissant avec l'ambassadeur qui, manifestement, ignore de quoi il s'agit. Après l'audience, le premier ministre, à nouveau hilare, me raconte : « Vous aviez raison, Omar Bongo veut bel et bien faire adopter une Constitution monarchique et faire d'Ali son héritier, du moins si j'en crois mon interlocuteur. J'ai eu du mal à garder mon sérieux. J'ai fait part de mes réserves à l'héritier présomptif. Je l'ai chargé de les transmettre à son père et de l'inviter de ma part à prendre le temps de la réflexion avant de confirmer sa décision, à méditer sur l'exemple de
Bokassa . Il n'a pas caché qu'il était très déçu ». Déçu : le mot était faible. Mais l'affaire en est restée là. Le président de la République du Gabon est demeuré président ; il ne nous a jamais parlé de ce projet".

© Copyright Indigo Publications. Reproduction et diffusion interdites
(photocopie, Intranet, web, etc.) sans autorisation écrite.
 
 



 

Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Africaine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus