Lundi 28 juillet 2014 1 28 /07 /Juil /2014 17:51

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AFP 28-07-2014 - 15:10

 


La Russie condamnée par la cour d'arbitrage de La Haye à payer une indemnité record de 50 milliards de dollars à IOUKOS. Une jurisprudence qui doit satisfaire Patrice TALON et Samuel DOSSOU-AWORET en litige avec le Bénin.


 

La Russie a été condamnée par la cour d'arbitrage de La Haye à payer une indemnité record de 50 milliards de dollars aux ex-actionnaires majoritaires de la compagnie pétrolière Ioukos, démantelée par Moscou il y a dix ans.


"Le tribunal a de façon unanime et spécifique confirmé que l'offensive de la fédération de Russie contre Ioukos, ses fondateurs, dont Mikhaïl Khodorkovski, et ses employés, était motivée par des raisons politiques", s'est réjoui Tim Osborne, directeur de GML, l'ancien actionnaire majoritaire.


Cette décision sans précédent intervient dans une période déjà tendue pour le pouvoir en Russie, qui fait l'objet de sanctions croissantes des Occidentaux pour son implication dans la crise en Ukraine.


Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a prévenu que Moscou utiliserait "toutes les options juridiques disponibles" pour défendre sa position.

Mais bien que le Kremlin ait adopté ces derniers mois une attitude de défi dans l'affaire ukrainienne, des experts ont souligné qu'il serait difficile pour la Russie d'ignorer cette décision judiciaire sans appel.


"Elle sera appliquée, que ce soit avec ou sans l'accord de la Russie. Ses avoirs à l'étranger peuvent être saisis", a averti le juriste Konstantin Loukoïanov, cité par l'agence de presse russe Itar-Tass.


"Si la Russie refuse d'exécuter volontairement la décision de la Cour, les pays qui reconnaissent l'arbitrage devront récupérer les biens russes qui ne sont pas sous le coup d'une immunité", a confirmé Victor Gerboutov, du cabinet de consultants en arbitrage international Noerr.


Il s'agit donc d'une victoire pour les représentants de GML, dont deux filiales avaient porté plainte contre Moscou aux côtés d'un fonds de pension des ex-salariés de la compagnie pétrolière.


Ils estimaient avoir été floués par le dépeçage de Ioukos, l'ex numéro un du pétrole en Russie accusé par Moscou de fraude fiscale et escroquerie à grande échelle il y a une dizaine d'années.


Ioukos avait été vendu à la découpe en grande partie au groupe pétrolier public russe Rosneft, qui a réaffirmé lundi que l'achat de ces actifs à l'époque "était tout à fait légitime et conforme à la législation", déniant pouvoir faire "l'objet de quelque réclamation que ce soit".


Ioukos avait été placé en liquidation judiciaire en août 2006, à l'issue d'un procès retentissant largement considéré comme inspiré par le Kremlin pour contrecarrer les ambitions politiques affichées par son patron Mikhaïl Khodorkovski.


Le principal objectif de Moscou dans cette procédure "n'était pas de récupérer des impôts mais de précipiter la banqueroute de Ioukos au profit de l'Etat", a souligné M. Osborne, ravi que la cour d'arbitrage permanente de La Haye ait donné raison à GML.


Cette holding basée à Gibraltar appartenait à M.Khodorkovski, oligarque milliardaire jeté en prison à l'époque avant d'être gracié à la surprise générale en décembre dernier par le président russe Vladimir Poutine, après une décennie passée derrière les barreaux.

 

- "Mafia liée à l'Etat" –

 

M.Khodorkovski a salué lundi la décision de la cour de la Haye, "premier tribunal indépendant à s'être penché de façon pleine et entière sur le cas Ioukos".

"Du début à la fin, l'affaire Ioukos a constitué un cas exemplaire du pillage sans réserve d'une entreprise brillante par une mafia liée à l'Etat", a-t-il ajouté sur son site internet.


M. Khodorkovski a toutefois cédé ses actifs dans GML dès 2005 à son ex-partenaire d'affaires et homme de confiance Leonid Nevzline et a réaffirmé lundi qu'il ne tirerait aucun profit financier du verdict.


Reste qu'il "s'agit d'un grand pas en avant pour les actionnaires majoritaires", s'est réjoui M. Osborne lors d'une conférence de presse à Londres.


Ils réclamaient 113 milliards de dollars au total, quatre fois le montant de leur investissement d'origine dans l'entreprise aujourd'hui disparue, arguant que sa valeur serait nettement plus importante aujourd'hui.


Leur avocat, Emmanuel Gaillard, a salué une décision "historique et unanime" de la cour d'arbitrage de La Haye après "dix ans de bataille": l'indemnité fixée représente 20 fois le montant le plus élevé jamais exigé par cette instance.


Pour l'emporter, les plaignants se sont appuyés le Traité sur la charte de l'énergie (TCE), qui protège les investissements dans les projets énergétiques.


Interrogé sur l'opportunité d'éventuelles poursuites contre le géant pétrolier britannique BP, qui possède 20% de Rosneft, M. Osborne a prévenu: "Personne n'est à l'abri".

 

 

 

 
  
  
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Lundi 28 juillet 2014 1 28 /07 /Juil /2014 12:07

Michel LANGA

 

COMPTE-RENDU  DU  FORUM  SUR  LA  PAIX  EN  REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RCA)


Organisé par l’Association des Amis de la République Centrafricaine (ARC),

Le samedi 28 juin 2014 à la Maison des Associations, 22 Rue de la Saïda, 75015 Paris

Le FORUM est ouvert à 10 h 40 par un mot de bienvenue de Monsieur  Michel LANGA, président de l’ARC. D’abord, il souhaite que les échanges et les réflexions de ce forum soient riches et contribuent à ramener la paix en RCA. Ensuite, il demande aux différents intervenants d’autoriser l’Association à publier et diffuser leurs exposés. Enfin, il demande d’observer une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes des guerres en RCA.

A son tour, le modérateur, Monsieur  Nicolas ABENA, journaliste, assure la distribution  de la parole aux intervenants sur les différents points du programme :

PAIX ET CARAVANE DE LA PAIX 

A - Médiation et facilitation, quelle voie  pour la Paix en RCA ?
Par Monsieur Emmanuel DUPUY, Président de l’I.P.S.E. (Institut Prospective et Sécurité en Europe).

Monsieur Emmanuel DUPUY remercie le Président de l’A.R.C. d’associer l’I.P.S.E. aux médiateurs alternatifs de la crise centrafricaine à côté des médiateurs institutionnels. Son intervention comprend deux parties :

  1. Le constat

1.1 La crise centrafricaine qui persiste malgré les interventions militaires africaine et française
      renvoie à la responsabilité collective,

1.2 La crise n’est ni interethnique, ni interreligieuse, mais elle est politique et attend une
       solution politique,

1.3 Le premier objectif est politique, ce sont les élections,

1.4 Le deuxième objectif est la reconstruction de l’Etat, de l’administration et de l’armée
       nationale.

1.5 Les précautions à prendre : éviter que les forces militaires et les investissements
        importants du FMI n’induisent la perte de souveraineté du pays.

  1. La France est mobilisée sur 5 chantiers 

2.1 La sécurité par le programme DDR (Démobilisation, Désarmement et Réinsertion).

2.2 La RSS  (Réforme du Système de Sécurité : reconstruire l’Armée).

2.3 La Reconstruction de l’Etat par une gouvernance responsable, inclusive et participative (incluant la Société civile et de la Diaspora) reposant sur 3 piliers : des institutions solides et crédibles, la légitimité des autorités législatives et exécutives, la refondation judiciaire par la mise en place d’une Justice transitionnelle et d’une Commission vérité-réconciliation pour permettre le Vivre ensemble,

2.4 La Relance de l’économie pour nourrir les populations et payer les fonctionnaires,

2.5 La lutte contre l’impunité et la corruption, la répartition équitable des richesses du pays.

En conclusion, l’agenda de la Communauté internationale consiste à faire de la RCA un laboratoire d’un nouveau modèle de coopération internationale.

B - La réflexion sur la problématique de la paix
Par Monsieur Gabriel NZAMBILA, Sénateur de la République du Congo.

L’intervention de Monsieur le Sénateur est centrée sur les deux points suivants :

Un manque d’anticipation de la guerre.

Les méfaits de cette guerre (destruction et régression du pays).

Pour Monsieur NZAMBILA, le destin de la RCA est d’abord entre les mains des Centrafricains. Il recommande des approches pacifiques des voies et moyens de sortie de crise pour toutes les communautés. L’objectif est de ramener la concorde en RCA. Il est nécessaire pour chacun de prendre sa part de responsabilité, quelle que soit son appartenance politique, religieuse ou ethnique pour arrêter la guerre : envoyer un message de Paix et de réconciliation nationale et poser les bases d’une Nation réconciliée par des actes concrets.

Calendrierdes engagements suivis d’actes concrets sur le terrain pour la Paix en RCA :

 1. Concertation entre les centrafricains au Forum de l’ARC pour la Paix et rédaction de la
     Charte pour la Paix et le suivi en RCA.

 2. Vulgarisation de la Charte en RCA.

 3. Caravane de la Paix en RCA en s’inspirant de l’exemple de la République du Congo en
     1959, lorsque Messieurs Youlou et Opango ont fait le tour d’honneur ensemble pour
     arrêter un conflit grandissant.

SECURITE ET DEFENSE
Par le Général Francis BROSSARD, Consultant, Expert près de l’ONU.

Ami de l’Afrique, fort de ses multiples missions dans plusieurs pays d’Afrique, le Général précise que l’importance de la défense et de la sécurité en Afrique dans un pays en situation sécuritaire difficile est le but final. Le schéma à suivre est le suivant : 

  1.  Définir le but final national et afficher sa détermination

Ce but peut être de faire revenir la sécurité et de la maintenir. Puis de recenser les grands acteurs : le gouvernement, la coopération avec les organisations internationales (ONU, UE, UA) et les aides ciblées : la France, la Belgique, les Etats-Unis, l’Angleterre, etc…

  1. La RSS (Réforme du Secteur de Sécurité) dans un pays en crise et en post-crise.

Recenser les moyens nécessaires pour faire revenir la paix :

2.1  Les OMP (opération de maintien de la Paix),

2.2  La RSS : un outil remarquable qui demande du temps, mais son maniement est délicat,
2.3  Le DDR (Démobilisation, Désarmement, Réinsertion),

2.4  La lutte contre la prolifération des armes légères,

 2.5 La lutte contre les trafics,

 2.6 L’instauration d’un Etat de droit, la justice et la bonne gouvernance qui garantissent les
        intérêts de tous.

 

  1. Le mode opératoire

Par où commencer ? Il n’existe pas de baguette magique, la solution est locale et par les locaux, sur tous les fronts en même temps, après un audit validé par le Gouvernement. Aller rapidement sur le terrain, lancer la réforme des forces armées (formation, entraînement, vision capacitaire au niveau de l’état opérationnel, cibler les menaces par une analyse capacitaire), avoir un corpus juridique. Bref, avoir une stratégie détaillée, adaptée et rapide bénéficiant d’un accompagnement.

  1. Les conditions d’efficacité 

4.1 Afficher sa détermination,

4.2 Réaliser une bonne analyse de l’état des lieux sans complaisance,

4.3 Disposer de forces opérationnelles efficaces,

4.4 Réfléchir et voir ce qui a réussi ailleurs et s’en inspirer,

4.5 Réintégrer les anciens opposants et rebelles, bien piloter et maîtriser le processus.

 

III - L’ETAT DE DROIT
Par Monsieur Victor TOPANOU, Maître de conférences en sciences politiques, Ancien Ministre de la Justice du Bénin

L’intervention de Monsieur  Victor TOPANOU est centrée sur l’Etat de droit en RCA et la responsabilité des élites politiques centrafricaines.

Il définit l’Etat de Droit comme un Etat qui respecte les droits de l’Homme et l’Etat comme un Etat contractualiste, issu d’un contrat social, selon Thomas Hobbes, John Locke et Jean-Jacques Rousseau. Cet Etat repose sur la Constitution qui assure la sécurité des individus. Cette définition écarte l’origine divine du pouvoir. Pour garantir l’Etat, il faut une armée pour assurer la sécurité des frontières, une Police et/ou une Gendarmerie pour la sécurité intérieure et il faut aussi une Loi.

Ces définitions montrent que, comme dans beaucoup de pays d’Afrique, il n’existe pas d’Etat, ni d’Armée, ni de Police ni de Loi en République Centrafricaine. La responsabilité sur cette situation est locale et incombe aux élites. Elle interpelle les élites centrafricaines sur leur capacité à s’asseoir autour d’une table et à dialoguer.

Le débat qui suit soulève des questions sur la responsabilité locale, la responsabilité sous régionale, régionale et internationale, et sur les résolutions de l’ONU qui ne sont pas appliquées entièrement.

Le Sénateur Gabriel NZAMBILA, attribue une certaine responsabilité sous régionale  à une alerte insuffisante et à l’insuffisance des moyens, mais il insiste sur la responsabilité locale.

Monsieur  Emmanuel DUPUY explique que la France est toujours présente quelle que soit la situation. C’est aux Etats africains de s’approprier les aides qui leur sont fournies et de mieux les coordonner.

Le Général Francis BROSSARD propose le contrôle démocratique des forces armées africaines comme le font les Anglais et les Suisses. Il pense qu’il existe de bons éléments dans les armées africaines. Mais l’efficacité d’une armée est une alchimie, un puzzle à savoir construire. Les résolutions de l’ONU ne sont pas appliquées à la lettre à cause de la lenteur et de la complexité du processus de création d’une force de maintien de la Paix.

IV – RECONCILIATION ET REPARATIONS

A – Le cas de la Côte d’Ivoire
Par Monsieur Norbert NAVARRO, Journaliste à R.F.I. 

Monsieur Navarro estime que la réconciliation définie comme « le rétablissement de l’entente entre des personnes brouillées », exige la sincérité des parties protagonistes et ne s’opère pas par des jeux Intervilles. Trois facteurs expliquent les difficultés de réconciliation en Côte d’Ivoire :

1. Le manque  de sincérité entre les protagonistes,

2. La mésentente entre les Etats de la région,

3. L’influence de la France. Le contrôle démocratique  de l’armée est difficile, il n’est même
    pas possible en France.

Au final, la réconciliation est une question complexe. En ce qui concerne la RCA, la réponse ne dépend pas seulement des centrafricains, mais aussi des Etats régionaux et de la Communauté internationale (l’Afrique du Sud, la France, les Etats-Unis, …).

B - Le cas de la République Centrafricaine  
Par Maître Marie-Edith DOUZIMA, Avocate au Barreau de Centrafrique et Consultante à la Cour Pénale Internationale.

Selon Maître DOUZIMA, les échecs des négociations successives obligent à prendre le mal par les racines. Les causes de la crise sont : le mode de gouvernance, le mode d’accession au pouvoir, le maintien au pouvoir par les armes et la culture de l’impunité.

Les solutions pour la réparation doivent être centrafricaines :

1. D’abord connaître la vérité,

2. Que le fautif reconnaisse le mal causé, se repente et  manifeste la volonté de ne plus
     recommencer,

3. Pas d’amnistie.

En conclusion, pour Maître DOUZIMA, tout le monde est responsable et il n’y a pas de paix sans justice.

C - Les Conditions d’une paix durable dans les pays multiethniques
Par Monsieur  Nestor BIDADANURE.

S’inspirant de son expérience au Burundi, au Rwanda et en Afrique du Sud, Monsieur Nestor   BIDADANURE est optimiste : « Le meilleur est devant nous ». Mais sous deux conditions : une analyse et un projet pour la paix.

1. La recherche de la paix durable en RCA nécessite une stratégie claire.

2. Pour cela, il est nécessaire d’impliquer tout le monde et ne pas évoquer que les extrémistes (les anti-balaka et la Seleka). Ce n’est pas la multiplicité des ethnies et des religions qui sont la cause des conflits. C’est l’idéologie manipulée sur un terrain de pauvreté qui jette l’huile sur le feu.

 3. Le défi est de ne pas léguer à la génération future les mêmes problèmes que nous avons vécus. Savoir que les interventions extérieures sont toujours là bien avant nous et apprendre à les gérer.

En conclusion, il subsiste une note d’espoir. Comme le dit l’adage anglais « c’est impossible jusqu’à ce que vous l’ayez fait ».

IV – SOCIETE CIVILE ET ACTION HUMANITAIRE

A - La culture et le sango pour « le Vivre-Ensemble »
Par Monsieur Vincent MAMBACHAKA, Directeur de l’Espace Linga Téré à Bangui.

Monsieur Vincent MAMBACHAKA revendique un langage de vérité. Selon lui:

1. Toutes les minorités,  à l’instar des peulhs de la RCA, n’ont jamais été associées à la
     gestion du pouvoir.

 2. Il faut se regarder dans les yeux pour parler de la réconciliation et donner la place à toutes
     les minorités dans le nouvel Etat à mettre en place.

3. La légitimité aujourd’hui passe par les armes, d’où l’existence de la Seleka et des anti-
     balaka.

 

Les solutions proposées :

Reverser l’argent des opérations Sangaris et de la Misca aux jeunes pour leur fournir du travail et ainsi supprimer le réservoir de la Seleka et des anti-balaka,

Travailler à l’éducation et à la culture des valeurs ancestrales,

Organiser les Assises nationales à Bangui, au lieu d’un Forum à Brazzaville, pour signer un Pacte républicain,

Pas d’élections avant la constitution et la définition de l’identité centrafricaine.

 

B - Le viol des femmes comme « arme de guerre »
Par Madame Edwige DONDRA, Présidente de « Femmes en danger ».

Selon Madame DONDRA, quatre mille (4000) femmes sont victimes de viol de masse en RCA et subissent des conséquences graves : mutilations physiques, MST, grossesses non désirées, chocs psychiques et mort sociale.

Les statistiques de l’O.N.U. estiment à six mille (6000) le nombre d’enfants soldats en RCA. Les enfants sont les cibles des groupes armés parce ce qu’ils coûtent moins cher et sont facilement influençables.

Que faire ?

Apporter des aides médicales, un soutien psychologique et le soutien de la communauté aux femmes.

 

Après une interruption à 14h30 pour le déjeuner, le Forum reprend à 15h30 avec comme modérateur Monsieur Victor BISSENGUE

 

V – JEUNESSE ET EDUCATION

Le texte de Monsieur AGBA OTIKPO Mêzodè, Ancien Ministre de l’Education Nationale de la RCA est lu par le porte-parole de l’A.R.C. Monsieur Jean-Claude YOMBOT.

 Le Ministre constate :

1. L’Education Nationale de la RCA s’est effondrée (effectif, démobilisation, manque de matériel,…). Il s’est installé une culture de déresponsabilisation et de l’assistanat, une perte de réflexion.

2. Une reconquête du savoir par la lecture et l’écriture s’impose.

3. Les priorités sont : la réhabilitation des équipements, la remise à niveau des enseignants, des actions de base d’instruction et de l’activité périscolaire culturelle et civique, sans oublier le projet de jeunesse pionnière nationale.

 

VI - LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Par Monsieur  Jean-Pierre REDJEKRA, Président de la Ligue pour l’Education, les Sciences et la Culture en RCA.

Monsieur  REDJEKRAconsacre son exposé sur :

1. Le rôle central de la formation initiale en déplorant l’absence de l’éducation nationale
    depuis 2 ans et insiste sur la formation des enseignants et la réhabilitation de leurs statuts.
2. L’absence de vision sur la formation professionnelle en RCA, d’où la facilité pour les
    enfants à prendre les armes.
3. Les enjeux sont d’ordre politique (il faut définir les besoins et les moyens), d’ordre
    économique et social (définir les secteurs prioritaires comme le projet d’un lycée des
    métiers des mines et un lycée de métiers de l’eau et de l’Energie.)

4. S’inspirer du modèle des autres pays comme ceux de l’Afrique de l’Ouest et pratiquer dans
    la région une spécialisation par pays.

5. La condition première est le rétablissement de l’Etat de droit avec l’aide des contributions
    extérieures (BAD, FMI, etc…).

 

Deux contributions supplémentaires ont enrichi le forum.

 A - La diaspora émergente de la RCA
Par Monsieur Bertrand  KEMBA, ancien coordonnateur de la diaspora centrafricaine.

En s’inspirant de l’initiative de 2010 d’une organisation en commissions thématiques d’un forum aux investissements en RCA, Monsieur Bertrand  KEMBA propose :  

1. D’accompagner le processus de DDR avec des projets concrets des entreprises,

2. De créer un fonds d’investissement pour créer des emplois,

3. De réorienter une partie des fonds destinés aux missions militaires vers ces projets.

 

Concrètement, il s’agit de :

1. De recenser toutes les associations centrafricaines en France,

2. De rassembler toutes ces associations par un FORUM plus grand,

3. De réfléchir à l’organisation des partis politiques en les limitant à six,

4. De lancer à la rentrée en septembre, un message sans exclusion en RCA sur cette initiative.

 

B - La santé

Par Monsieur Clément ATCHE, Président des Professionnels béninois de Santé en France en l’absence du Docteur Désiré ESSOMBA.

 

Monsieur Clément  ATCHE inscrit sa contribution dans la sagesse africaine qui dit « quand le feu brûle chez le voisin, fais quelque chose sinon le feu peut arriver chez toi ». En cas de guerre, le système de santé est détruit et demande des solutions immédiates : les ONG peuvent constituer des stocks (médicaments, matériel de pansement, matériels médicaux et chirurgicaux) et les acheminer en RCA; informer le gouvernement qui peut toujours écouter ; la contribution des voisins est un complément à l’action des nationaux.

Le débat est animé par le Modérateur, Monsieur  Victor BISSENGUE  

Monsieur Séverin AMAVI s’interroge dans son intervention sur la place de la laïcité en RCA. D’autres interventions exigent de repenser totalement l’Education Nationale et de faire une place à l’école de la Deuxième Chance. Certains s’interrogent sur les auteurs de l’instrumentalisation des populations et le facteur externe.

Dans sa réponse, Maître Marie-Edith DOUZIMA qualifie les oppositions entre musulmans et chrétiens de manipulations et d’instrumentalisation par les politiques et la presse, sous- tendues par une idéologie.

Monsieur  REDJEKRA insiste sur la formation professionnelle pour occuper les jeunes et donner un sens à leurs occupations. Par l’apprentissage des connaissances pratiques basiques, par exemple sur un site internet.

Madame Nelly GOUANDJIA, présidente de l’association AS du Cœur, femme très engagée, demande à quoi va servir ce forum de plus et réclame des actions concrètes et crédibles.

Monsieur  Bedel BAOUNA pense que la RCA ressemble à un cadavre, elle n’a pas besoin d’élection mais plutôt d’un homme fort pour la ressusciter.

Monsieur  Benoît ILLASSA conseille :

De créer le Haut Conseil des Centrafricains de l’étranger,

D’envoyer une délégation de la diaspora de chaque pays de l’Occident à Bangui,

De s’adresser à l’Ambassade pour le  recensement des associations.

Madame Denise YAKAZANGBA, Présidente du REFAD s’étonne de l’importance attribuée au processus DDR au détriment du sort des femmes.  Elle s’interroge : après la création du Haut Conseil de la Diaspora, que va-t-on faire des réflexions déjà faites ? Enfin elle propose de ne pas laisser les soldats libres de tout mouvement mais de les cantonner dans des camps avant de les désarmer.

Les réponses des intervenants :

1. Il est souhaitable de créer un Comité d’un grand rassemblement des associations pour une contribution efficace en RCA,

2. La crise étant politique, la diaspora peut mettre l’accent sur l’unité, appeler à arrêter la division et agir pour l’unité,

 3. Eviter une colère aveugle et avoir une colère lucide, exhumer les haines enfouies et penser à la RCA de demain pour tous,

 4. L’objet de ce forum est de rassembler tous les éléments contribuant à concrétiser la Paix : adopter la Charte à faire signer par tous les partis politiques.

Ensuite organiser une Caravane de la Paix réunissant toutes les parties à Bangui pour reconstruire le pays grâce à une véritable réconciliation.

Le Président Michel LANGA annonce la tenue de la première Université d’été des Amis de la République Centrafricaine le samedi 27 septembre 2014 à Villeneuve-Saint-Georges (94190), Gymnase Léo Lagrange, Avenue Léo Lagrange  de 9 h 00 à 20 h 00.

Puis on passe à la présentation et à la lecture par le Porte-parole de la Charte de la Paix (projection assurée par Monsieur  John DECKON COVI) enrichie des contributions des participants.

Le texte final, enrichi par différents apports est approuvé par tous les participants au forum. Il comprend les éléments suivants :

1. Une citation de la Charte africaine des droits de l’Homme ou  Charte du Mandé,

2. Une citation du préambule de l’Acte Constitutif de l’UNESCO : « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être  élevées les défenses de la paix »,

3. Une allusion à la jeunesse, à la femme, à l’éducation et à la citoyenneté,

4. Une allusion à la diaspora.

Cette Charte est voulue impersonnelle et s’adresse à toutes les sensibilités. Ecrite en français, elle sera traduite en sango et en d’autres langues.

Le Président de l’A.R.C. présente :

les membres du Bureau :

Monsieur Michel LANGA, Président

Monsieur Roger N’GBAMA, Secrétaire

Les membres du Conseil d’administration :

Monsieur  Raymond Max SIOPATHIS, 1er Vice-président

Monsieur  Serge-Aimé SINGHA, 2ème Vice-président

les membres du Comité d’organisation du Forum :

 Madame et Monsieur GOUANDJIA

Madame Pascaline KINGUELEOUA

Monsieur Jean-Claude YOMBOT: Porte-Parole

Monsieur Nicolas ABENA, Monsieur Antoine AKAKPO

Monsieur Victor BISSENGUE, Monsieur KUDAWOO James

Monsieur Gabriel NZAMBILA, Monsieur Richard DOSSANTOS

Il les remercie pour leur implication à la réussite de l’événement, puis il procède à la clôture du forum à 18h00 en entonnant « la Renaissance », l’hymne national de la République Centrafricaine.

P.S : Les thèmes ci-après qui n’ont pas été abordés à ce forum seront traités à l’Université d’été des Amis de la RCA le samedi 27 septembre 2014 :

Elections & Partis Politiques

Santé

Economie

Et d’autres thèmes à choisir.

En annexe figurent la liste des participants au forum ainsi que celle des intervenants et membres du Comité d’organisation excusés.

Fait à Paris, le 28 juin 2014

Le Secrétaire du Forum                                                           Le Président du Forum

N’GBAMA  Roger                                                                      LANGA Michel

 

 

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Vendredi 25 juillet 2014 5 25 /07 /Juil /2014 21:26

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25/07/2014

 

 

RCI : Laurent GBAGBO va divorcer de sa femme Simone EHIVET – GBAGBO pour épouser Nadiana BAMBA

 

 

« Il faut savoir choisir sa femme ».  Laurent Gbagbo

 

 

Laurent Gbagbo, l’ancien président de la République de Côte d’Ivoire, incarcéré à la prison de la Cour Pénale Internationale (CPI) à La Haye, veut divorcer d’avec son épouse légale, Simone Ehivet-Gbagbo, elle aussi incarcérée à Odienné, suite à la crise postélectorale de 2010-2011. Laurent Gbagbo, lui-même, avait déjà annoncé les couleurs, après son arrestation et incarcération à Korhogo et avant son transfèrement à La Haye. "Il faut savoir choisir sa femme", a-t-il conseillé. Ce qui n’a pas manqué de susciter des débats sur les relations difficiles et conflictuelles avec son épouse légale, Simone Ehivet. Ce serait cette dernière qui l’aurait induit en erreur lors de la crise postélectorale quand il a voulu démissionner pour remettre son fauteuil présidentiel à Alassane Ouattara, l’actuel président de la Côte d’Ivoire. Laurent et Simone n'ont jamais regardé dans le même sens, quand il s'agit de la gestion du pouvoir. Ce serait elle qui aurait rendu le Président Gbagbo dictateur.

 

À la Une de «L’Eléphant déchaîné», il a été écrit : "Vers un divorce Gbagbo-Simone". A l’intérieur de ce bihebdomadaire satirique ivoirien, traitant de la crise qui secoue actuellement le Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo : "Laquelle (Ndlr : Simone Gbagbo) n’a toujours pas pardonné à Affi son attitude à Marcoussis et de s’être rapproché, dans l’esprit de Simone Gbagbo, de Nadiana Bamba qui, dans les mois à venir, selon les sources de « L’Eléphant », risque bien d’être la seule et unique épouse de Laurent Gbagbo", a écrit le très déchaîné «Eléphant» qui est connu pour ses sources très fiables.

 

Déjà, des démarches pour obtenir le divorce, selon des sources proches de l’ex-président, "sont très avancées". Le Woudy (garçon) de Mama (son village natal), voudrait, après son divorce d’avec Simone, légaliser son union avec Nadiana Bamba, la mère de son fils. Une affaire à suivre.

 

Guy TRESSIA

 

 

 
 
  
  
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Vendredi 25 juillet 2014 5 25 /07 /Juil /2014 13:26

Victor Prudence TOPANOU

 

25/07/2014

 


BENIN - « L’Affaire Samuel DOSSOU-AWORÊT » : Belle sortie de Victor Prudent TOPANOU qui fustige les tares du gouvernement

 


Par Victor Prudent TOPANOU

 


Depuis quelques semaines, c’est l’affaire Samuel Dossou-Aworêt, du nom de notre compatriote homme d’affaires, qui défraie la chronique politico-judiciaire de notre pays.


J’ai écouté le Ministre du développement, Marcel de Souza, lors de sa sortie médiatique sur la chaîne nationale l’ORTB, exclusivement réservée aux membres de l’Exécutif et de leurs obligés. J’ai également écouté Madame Claudine Prudencio, lors de sa réplique cinglante sur Canal 3 qui est encore la seule chaîne de télévision crédible qui donne la parole équitablement à la majorité et à l’opposition. Elle a infligé une magistrale leçon d’irresponsabilité au Ministre qui est resté assourdissement silencieux depuis. J’ai également écouté mes sources d’informations, généralement bien informées.


Il ressort de toutes ces informations que le Bénin, notre pays est impliqué dans trois procédures judiciaires et arbitrales avec à la clé, des astreintes très lourdes que nous, pauvres contribuables, aurons à payer si rien est fait pour mettre un terme amiable à cette affaire. 


Le fait que l’affaire soit devant les tribunaux devrait m’empêcher d’opiner là-dessus et comme il ne s’agit pas d’une affaire au pénal, je peux valablement en parler sans porter atteinte à l’honorabilité de quelqu’un. Je le ferai en deux points, sous toutes réserves d’éléments techniques à venir, pour souligner ce qui apparaît, d’une part, comme un trait caractéristique de la politique économique du Gouvernement actuel et, d’autre part, comme une leçon tirée de « l’affaire Talon » (ii). 


(i) Pour ce qui apparait comme un trait caractéristique de la politique, il faut bien croire que le Gouvernement béninois choisit délibérément d’exclure le capital privé national de sa politique économique. Ainsi, après Talon et Ajavon, voici le tour de DOSSOU. Les inexactitudes relevées par la députée Claudine Prudencio dans les propos du Ministre de Souza montrent bien que le Gouvernement béninois a délibérément dépouillé notre compatriote de son projet, même s’il considère que ce projet a été « dilué dans un projet plus grand ». Comment peut-on construire un pays sans et contre ses fils ? C’est inacceptable. C’est inadmissible et il convient de le dénoncer avec la dernière vigueur. 

 


(ii) En ce qui concerne les leçons tirées de la sentence arbitrale du « dossier Talon », nous avons été agréablement surpris de voir que cette fois-ci, ni le Ministre de Souza, ni le Ministre de la Justice ne sont venus décrier les décisions de la justice béninoise. Ils ont manifestement compris qu’une décision de justice rendue définitive est faite pour être exécutée. Le Ministre du développement est resté sur le registre de l’apaisement. Il a réitéré à plusieurs reprises, l’invitation à négocier du Gouvernement. Il est donc important de comprendre pourquoi Monsieur Dossou refuse obstinément cette fameuse « main tendue » et a préféré se faire représenter. Ce peut être pour deux raisons, d’abord à cause des termes des négociations et ensuite à cause de l’absence totale de confiance entre les deux parties. En effet, le Ministre du développement, lors de sa sortie médiatique, a osé subordonner la reprise des négociations au retrait pure et simple par Monsieur Dossou des procédures judiciaires engagées. Cette condition est bien évidemment inacceptable. Elle l’est encore plus pour dans une affaire qui engage des dizaines, des centaines, voire des milliers de milliards de Francs CFA. Il semble plus logique d’avancer dans les négociations avant de demander un éventuel retrait des plaintes. Par ailleurs, si le compatriote Dossou ne veut aller voir, lui-même les Ministres, c’est bien parce qu’il ne leur fait plus confiance, et c’est bien là le fond du problème à savoir l’absence totale de confiance entre les deux parties. Il s’agit d’une crise de confiance grave, d’une crise morale profonde. C’est d’abord ce que doit régler le Président de la République si l’on ne veut pas qu’après le « dossier Talon », le contribuable Béninois que nous sommes tous, soient encore condamné à payer toutes ces somme d’argent qui seront autant d’argent jeté par la fenêtre de l’iniquité et de la maladresse de nos gouvernants. C’est aussi et surtout autant d’argent en moins dans les caisses de l’État pour réaliser les œuvres sociales dont nos compatriotes ont tant besoin. Il urge donc que le Gouvernement prenne ses responsabilités pour régler avantageusement pour les Béninois cette affaire qui ne fait qu’entamer la crédibilité et l’image de notre pays à l’extérieur.



 
 
  
  
Par illassa.benoit
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Vendredi 25 juillet 2014 5 25 /07 /Juil /2014 12:55

25/07/2014

 


BENIN – CARNET NOIR : Madame Cécile AVOGNON s’est endormie dans les mains du Seigneur



 

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Madame Cécile AVOGNON s’est endormie dans les mains du Seigneur le mercredi 23 Juillet 2014 à l’Hôpital Cochin de Paris des suites d’une longue maladie.

 

 


Elle était la Secrétaire Administrative de la Délégation du Bénin près l’UNESCO à Paris.


 

Madame Cécile AVOGNON était la cousine de Patrice TALON et belle-sœur des anciens ambassadeurs du Bénin à Paris, Richard ADJAHO et Yves-Edgard MONNOU. Elle était aussi la cousine germaine de Clémence AVOGNON, Adjointe au Maire de Fontenay-sous-Bois (94120) et Première Présidente de l’association EFOB (Elus Français d’Origine Béninoise).

 


Le lieu et la date des obsèques vous seront communiqués très prochainement.


 

Prions pour le repos de son âme.  

 


Jean 11:25 - Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort.

 


 

IB



 
 
  
  
Par illassa.benoit - Publié dans : Contribution de la Diaspora
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