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Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 01:31

24/05/2013

 

 

BENIN: "Le Canard enchaîné" du 22 Mai 2013 se moque de Boni YAYI

 

 

 

Par Benoît ILLASSA

 

 

 

UN POLAR NOIR VENU D'AFRIQUE DANS LES MAINS DE JUGES FRANCAIS

 

C'est sous ce titre peut flatteur que le palmipède satirique français décrit le psychodrame que le Président béninois a transporté sur les bords de la seine. Le canard est encore en vente pendant une semaine.

 

C'est en sortant du palais de justice de Paris hier, en compagnie de mon frère, Me Michel LANGA, mon avocat attitré que je l'ai achété. La vendeuse s'est même permise de taper une blague avec moi en me disant:

 

"Pour vous, ce sera 1,50 € alors que le canard coûte 1,20 €. Malheureusement, étant appelé à une autre obligation, je n'ai pas pu poursuivre ... la drague.

 

Les femmes sont ainsi. C'est pourquoi on les aime.

 

Elle avait l'intuition qu'en sortant du palais, je devrais être épuisé. Pour m'attendrir, elle a tenté de faire diversion. Si elle savait seulement le contenu de ce canard, surtout en page 4...

 

Merci Madame l'inconnue.

 

 

IB

 

 
 
 
 
Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 23:17

 22/05/2013

 

BENIN – INEDIT : Le bâtonnier CHARRIRE BOURNAZEL, l’avocat de YAYI Boni, donne injonction au parlement béninois de modifier en urgence le Code pénal pour extrader TALON et BOKO

 

 

Par Benoît ILLASSA

 

 

Du jamais vu !!! Un avocat, aussi célèbre soit-il, peut-il ordonner à un Etat dit « souverain » de modifier sa législation pour satisfaire aux désidératas d’un souverain en quête de vengeance personnelle contre deux de ces concitoyens dans le seul but de les faire extrader (les sieurs Talon et Boko) pour les châtier dans son royaume à l’abri des regards indiscrets par des juges aux ordres ?

 

En effet, Le bâtonnier Christian CHARRIRE BOURNAZEL payé à ne rien foutre par le roi Boni 1er (ci-dessus souverain du peuple béninois enchaîné moralement, mentalement et financièrement) savait dès le départ que le dossier qu’il défendait était vide. Il n’a donc rien à reprocher à la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris dans son arrêt ADD prononcé en séance publique le 22 mai 2013.

 

Pour mémoire, l’arrêt rejette le mémoire de Yayi et l’invite à mieux se constituer. Entre autre griefs, l’arrêt demande à Yayi de préciser les peines encourues par les prévenus et le quantum de celles-ci. Or, si le parlement béninois a effectivement aboli la peine de mort en août 2011 (entrée en vigueur le 05 octobre 2012), cette loi n’a jamais été promulguée par Yayi Boni. Par conséquent, Patrice Talon et Olivier Boko risquent la peine de mort au Bénin en cas de leur extradition. Ce que confirme le rapport 2013 d’Amnesty international sur les droits humains au Bénin.

 

Mieux, le parlement béninois, en abolissant la peine de mort, ne l’a pas remplacée par une peine substitutive. Par conséquent, et pour justifier ses honoraires faramineux, Le bâtonnier Christian CHARRIRE BOURNAZEL fait donc injonction aux députés béninois de voter une loi en urgence (avant le 22 juillet 2013) pour permettre à Yayi Boni de satisfaire aux demandes de la Cour d’appel de Paris. Ce serait une première dans l’histoire politique du Dahomey devenu depuis Bénin. Les députés béninois vont-ils abonder dans ce sens ?Affaire à surveiller par tous les béninois comme du lait sur le feu.

 

Même si le parlement béninois offrait un tel bonus à Yayi Boni, Patrice Talon et Olivier Boko pourront toujours appeler la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) à la rescousse, notamment les articles 6 et 7.

 

Article 7 : Nul ne peut être condamné pour une action ou une omission qui, au moment où elle a été commise, ne constituait pas une infraction d’après le droit national ou international.

 

L’article 7 de la Convention interdit la rétroactivité des lois en interdisant la condamnation d’une personne pour une action ou une omission qui, au moment où elle survient, ne constituait pas une infraction.

 

La violation du droit au procès équitable par l’application d’une nouvelle législation en cours de procédure

 

Une condamnation a été prononcée sur le terrain de l’article 6 (Droit à un procès équitable), plus particulièrement en lien avec le problème de « l’ingérence du pouvoir législatif dans l’administration de la justice dans le but d’influer sur le dénouement judiciaire du litige ». En effet, les juges du Palais des droits de l’homme reprennent leur jurisprudence classique à ce sujet qui encadre l’action rétroactive du législateur au nom du « principe de la prééminence du droit et [de] la notion de procès équitable ». Ils considèrent ici que « ces principes, qui constituent des éléments essentiels des notions de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime des justiciables [...], trouvent à s’appliquer, mutatis mutandis, au procès pénal ».

 

En l’espèce, le requérant avait renoncé à diverses garanties du droit à un procès équitable en optant pour la procédure abrégée, et ce, afin d’obtenir d’autres avantages telle que la réduction de sa peine. Si cette renonciation n’est pas en soi contraire à l’article 6, à condition toutefois d’être encadrée par des garanties de libre choix, les effets du changement de législation intervenu durant la procédure au détriment du requérant est fustigé par la Cour. Selon cette dernière, « il est contraire au principe de la sécurité juridique et à la protection de la confiance légitime des justiciables qu’un Etat puisse, de manière unilatérale, réduire les avantages découlant de la renonciation à certains droits inhérents à la notion de procès équitable ». Après avoir rejeté l’argument selon lequel le requérant aurait pu renoncer à la procédure simplifié une fois constaté la perte d’un avantage (« il serait excessif d’exiger d’un accusé qu’il renonce à une procédure simplifiée acceptée par les autorités et ayant conduit, en première instance, à l’obtention des bénéfices souhaités », la Cour condamne l’Italie cette fois pour violation du droit au procès équitable.

 

Scoppola c. Italie, (Cour EDH, 17 septembre 2009, req no 10249/03)

 

IB

 

 

Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 15:46

23/05/2013

 

 

BENIN: Analyse du complexe d'infériorité refoulé de Boni YAYI

 

 

Par Issa KPARA, Philosophe

 

  

La geste politique de Yayi Boni, pour être comprise, doit être considérée du point de vue de la psychologie de son héros. La politique a beau être une action à incidence collective, ses acteurs ne laissent pas d'être des individus, qui ont une histoire, une psyché, des motivations, des désirs et des frustrations.

 

Pour comprendre la geste de Hitler depuis sa prise de pouvoir par un coup de force politique en 1933 jusqu'à son suicide en 1945, en passant par la guerre et les horreurs dont la moindre n'est pas le génocide des minorités ethniques ou morales, il faut sans aucun doute prendre en compte l'histoire personnelle de cet Autrichien d'origine devenu par la force des choses et par la force brute le Führer du Troisième Reich.

 

De même, et toutes proportions gardées, pour comprendre le drame collectif qui se joue au Bénin depuis 2006 et dont M. Yayi est l'acteur principal, on ne peut sous-estimer la dimension psychologique de l'homme, ni balayer d'un revers de main la somme des idiosyncrasies de ses acteurs. Il y a d'abord l'homme, né musulman et converti au christianisme avec aujourd'hui une dépendance assez forte vis-à-vis de la religion pour que ses conseillers les plus écoutés soient des pasteurs évangélistes.

 

La religion, comme le disait Émile Durkheim, est un délire bien fondé. En l’occurrence, elle est l'élément catalyseur et canalisateur des délires de celui qui, par un coup de chance extraordinaire, et non sans l'indécrottable haine de soi des Béninois du sud, est devenu président de la république du Bénin.

 

Cette odyssée politique dont l’ivresse de la réussite le porte toujours, il l’a réalisée en mettant en jeu l'une de ses ruses caractérielles les plus tenaces, l'humilité factice ; une humilité qui se met en scène à coups de révérence et de génuflexions et à laquelle, ceux à qui elle est adressée résistent difficilement. Mais cette humilité factice n'est qu'une façon de faire l'âne pour avoir le foin. Sa mise en jeu est des plus ambigües.

 

En raison de son extraction ethnique, de sa biographie personnelle, Yayi Boni ne mène pas large sur le plan de l’estime de soi, et sa compulsion à la soumission à ses supérieurs du moment se compense toujours par une compulsion inverse à la répression, à la domination de ses inférieurs, ceux qui sont dans son entourage immédiat, familial ou même ceux qui, à un moment donné ou à un autre, lui ont fait la courte échelle.

 

Les Soglo qui furent à l'origine de son éclosion politique, par le couteau qu’il leur tient sous la gorge actuellement, en savent quelque chose. Plus d'un de ses géniteurs politiques, en voyant sa superbe démentielle aujourd'hui ne reconnaissent pas l'humble être affable d'hier qu'ils avaient adoubé. Telle est la profondeur de la blessure complexuelle de la personnalité de Yayi Boni que, pour en guérir, il est obligé de faire montre d'une volonté de puissance sans commune mesure.

 

Ainsi, le complexe d'infériorité est refoulé sous les actes délirants de violence, d’acharnement contre des ennemis imaginaires ou nécessaires. Ce complexe s’exprime aussi dans le désir d'être au centre de l’attention ou de l'intérêt collectif en permanence. Il va juste qu'à un désir de déification auquel les délires religieux prêtent un semblant de légitimation sinon par la comparaison avec Dieu du moins par l'auto-proclamation comme messie. Enfin, d'un point de vue purement sociologique, il se traduit par la bonne volonté sociologique du simple docteur en économie qui n'a dégotté ce titre douteux que pour l'exhiber urbi et orbi, en faire un étalage ronflant.

 

Cette ostentation intellectuelle est le propre de ceux qui, ayant eu un doctorat, ne résistent pas au désir idiot de se faire appeler Docteur, désignation expressément réservée aux médecins. Face à cet édifice complexuel d'une immensité inénarrable, la solution pour Yayi Boni réside dans la compensation. Compenser le manque social et intellectuel en se faisant appeler « docteur », tout simplement parce qu'on a eu un doctorat ; compensation socioprofessionnelle en devenant Président de la BOAD ; compensation politique en devenant Président de la République.

 

Dans tous les cas, peu importe que la réalité de l'objet de sa magnification soit effective : peu importe que la BOAD soit une banque digne de ce nom ; que les transactions financières de toute l’Afrique soit inférieures à 3% du volume mondial ; peu importe que son doctorat soit écrit par lui-même ou un autre, ou bien sa pertinence ou son originalité ; peu importe enfin que le Bénin soit une république bananière ou non, peu lui chaut : dans tous les cas, il suffit que Yayi Boni soit appelé « docteur », «président de la BOAD », « président de la république du Bénin ». Cela suffit à nourrir ses désirs de grandeur.

 

Qu'on le veuille ou non, et en dépit des proclamations de désintéressement de la part des intéressés, la politique engage toujours une part de narcissisme. Ce n’est pas pour rien que dans l’antiquité elle s’opposait au foyer et était le fait des hommes libres, c’est-à-dire dégagés des nécessités, et qui se reconnaissaient entre eux.

 

Dans le cas de Yayi Boni, nous avons affaire à une recherche maladive de compensation de l'image de soi. Le métier politique n'était pas son souci -- loin s’en faut -- mais le fait d'être président de la république. Sinon, à l'instar des vrais hommes politiques concernés par la vie de la cité, il se serait fait maire, conseiller ou député. Mais, on n'a jamais entendu son nom ni vu sa présence dans ses lieux et domaines de la vie politique proprement dite.

 

L'homme est passé de la Présidence de la BOAD à la Présidence de la république du Bénin, dans une telle acrobatie de la volonté de compensation que son seul point d'appui paraît avoir été le mot Président. Et, avant de devenir président, pendant les 10 ans qu'a duré son séjour au Togo, il a eu largement le temps d'intérioriser les contours de son rêve, d'embobiner le film de son odyssée présidentielle.

 

Il l’a fait au contact du dictateur Eyadema dont il a intériorisé les manies, les manières et les manigances les plus infâmes ; il l’a fait en élisant dans le théâtre intérieur de sa psyché des personnages clés, des actes, des parcours et des faits incontournables, des passages obligés élevés à un niveau de paradigme de l'action présidentielle. Si bien qu'une fois devenu président, M. Yayi n'a de cesse de dérouler la bobine de son film du rêve présidentiel. Passionnément, et avec un entêtement qui n'a d'égal que sa volonté de compensation, il se met en devoir de réaliser ce qu'il avait intériorisé, point par point et dans les moindres détails.

 

Pourquoi Yayi Boni voyage-t-il sans arrêt au risque de ruiner un petit pays comme le Bénin ? Eh bien, parce que, 10 ans, 20 ans plus tôt, quand il embobinait son film du président de la république, il avait capté qu'un président c'est un homme dont la grandeur résidait dans les voyages officiels ; un homme que d'autres présidents considérables accueillent avec des tapis rouges.

 

Aller au-devant d'autres chefs d'État, saisir la moindre occasion pour leur rendre visite, échanger des poignées de main avec les grands de ce monde au titre du fait qu'on est Président d'une république, que peut rêver de mieux un homme affligé d'une si furieuse volonté de compensation ? C'est pour cela que d'une manière impudique, et au risque de ruiner le pays, Yayi Boni passe le plus clair de son temps à voyager, pour rappeler au monde et à lui-même qu'il est Président de la République, des fois que le monde se piquerait de l’oublier.

 

C'est aussi pour cela que M. Yayi s'est bagarré comme le diable, a vidé les caisses de l'État pour acheter (car le Président de la République reste banquier dans l’âme) toutes sortes de consciences au sommet de l'État afin de se perpétuer par un holdup de triste mémoire qui est aussi un coup de poignard dans le dos de la démocratie.

 

De même, dans l'intimité profonde de sa geste présidentielle, Yayi Boni a intériorisé qu'un président digne de ce nom doit subir des tentatives d'assassinats, de coup d'état, ou d'élimination auxquelles naturellement par sa force suprême, son intelligence, et ses pouvoirs occultes, il se doit d'échapper.

 

Des militaires haut gradés doivent organiser des complots auxquels il échapperait héroïquement ou qu'il déjouerait de justesse. De même, à l'instar d'Eyadema, ce serait bon qu'il sortît indemne d'un "accident d'avion".C'est ainsi qu'on peut expliquer les coups fumants de soi-disant attaques du cortège présidentiel à Ouèssè, à la veille des élections législatives de 2006.

 

De même au lendemain du hold-up électoral de 2011, sa guerre fratricide avec son mécène et ami cotonnier, M. Patrice Talon, tombé en disgrâce et accusé de tentative d'empoisonnement. Accusations grotesques, absurdes, qui dégradent l'image du Bénin à l'extérieur mais dont l'originalité est aux yeux de son concepteur un élément d'attrait fantastique pour la qualité d'une geste présidentielle digne de ce nom.

 

 

 
 
Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 14:24

23/05/2013

 

   

BENIN: Faut-il pleurer pour le Bénin ?

 

 

Par Basilien BIAOU (1)

 

  

 

Sur Golfe Télévision, on nous a montré des images d’évènements qui se seraient produits sur le campus de l’Université de Parakou.

Des véhicules calcinés, des bâtiments saccagés, des policiers fortement armés, des pompiers dans tous leurs états, des étudiants le vague à l’âme déboussolés, des arrestations et des bastonnades d’étudiants, et j’en passe…

 

Puis ensuite le Recteur, le Professeur Barthélémy BIAOU (Oh la là !!!), tentant de s’expliquer ou de se décharger sur le Département des Œuvres Universitaires…

 

Et aussi quelques étudiants, visages camouflés ou pas, pour expliquer à leurs manières la dérive gravissime à laquelle l’Université de Parakou a été livrée.

 

Leurs revendications ?

 

- Bouffe en qualité et en quantité non acceptables.

 

- Refus du COUS d’associer les responsables étudiants au contrôle.

 

- Bourses et secours non perçus jusqu’à presque la fin de l’année.

 

- Dépôt d’une motion de grève pour la semaine.

 

Je me suis souvenu que la première fois que j’ai été arrêté à un commissariat, c’est parce que la police était venue nous ramasser nuitamment dans nos dortoirs (Les lâches) parce que nous avons osé protester contre la viande pourrie qui nous avait été servie au restaurant du Lycée Mathieu BOUKE. Nous étions une huitaine à avoir suivi les bastonnades et connu le violon du Commissariat Central de Parakou. Et voici que plus de Trente Cinq (35) ans après, mon pays en est au même niveau. Voilà pourquoi je me demande s’il faut pleurer pour notre pays, Le Bénin.

 

Non, ne pleurons pas pour notre pays. Faisons face à la réalité et cherchons comment ne plus en arriver à de telles dérives.

D’abord, il faut que les Parakois nous fassent la chronologie des évènements (Ils sont nombreux sur ce forum, mais si un le fait à la satisfaction des autres, merci de ne pas le répéter). Dépôt de la motion de grève. Appel des forces de sécurité par le Recteur. Chasse, arrestations et bastonnades de quelques étudiants. Destruction des biens meubles et immeubles du campus.

 

De toutes les façons, remarquez que moi j’ai déjà mon idée sur la chronologie des évènements. Parce que, le pas à ne pas franchir dans de telles situations, c’est les arrestations de personnes qui se sentent dans leurs bons droits, et qui du reste sont soutenues par leurs bases. En effet, des quatre étudiants interrogés, aucun n’a trouvé à blâmer les actes de vandalisme qui nous ont été présentés. Il y en a même un qui a bien dit qu’on ne devrait pas arrêter un responsable étudiant du simple fait qu’il a déposé une motion de grève.

 

Je sais, dans les heures à venir, on nous présentera peut-être des étudiants godillots pour soutenir les actes posés par l’administration du campus et fustiger le comportement des étudiants poursuivis. Ce genre de parade ne trompe plus grand monde. Faites nous-en grâce !

Les revendications des étudiants sont assez explicites et il faut que le Rectorat se prononce sur ces revendications là au lieu d’aller à la provocation en amenant les forces de sécurité à violer les franchises universitaires. Que les responsabilités soient bien situées et punies.

DIEU lui pleurera sûrement pour ce pays qu’il a tant béni. En effet, le Président de la République doit connaître en ces temps-ci les pires moments de son deuxième quinquennat et vivement que la saignée cesse !

 

Il n’est pas bien aidé, le Pauvre, car comment comprendre qu’après un tel camouflet subi par sa gouvernance au niveau de la SONACOP, ce soit le Conseil des Ministres qui apostrophe un ancien syndicaliste, au fait qu’en son temps il n’avait pas dénoncé les faits aujourd’hui constatés. Il aurait même été arrêté puis relâché, heureusement !?

Si le ridicule pouvait tuer !? Depuis quand les syndicats et les gouvernements sont devenus des amis au point de s’aider l’un l’autre dans les tâches des uns et des autres ?

 

Ce n’est pas normal qu’un Conseil des Ministres sorte pareille bévue. Voilà pourquoi je dis que notre frère n’est pas aidé dans la gestion de l’état par ceux-là que lui-même (je suppose) a pris pour s’entourer.

Heureusement pour nous DIEU lui est au contrôle. Sinon, pouvons-nous imaginer ce qui serait entrain de se passer à l’heure actuelle dans notre pays, si ce fameux juge du sixième cabinet avait traversé la frontière pour se faire abattre par ceux qu’il croit naïvement qu’ils feront de lui un milliardaire aux Etats-Unis ?

Faites (01 Notre Père + 10 Je vous salue Marie) le tout cinq (05) fois pour notre pays.

Ou encore 99 Koulouhou Allahou toujours pour notre pays.

Remarquez que je suis très complaisant, je ne vous impose pas de jeûner. !!! Ces prières là, notre Pays en a besoin.

Merci et que le Saint Esprit demeure toujours avec nous ! Amen !

 

(1) Basilien BIAOU est un ancien prisonnier politique sous le PRBP. Natif de Savè, il est depuis 2006 l'un des soutiens indéfectibles de Yayi Boni. S'il est aujourd'hui si dépité pour crier sa colère, c'est un signal très fort pour nous qui sommes les adversaires du pouvoir moribond des change-menteurs et leur Chef, le roi Boni 1er (IB)

((1)__._,_.___

Par illassa.benoit - Publié dans : EDITORIAL
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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 02:17

 23/05/2013

  

BENIN – AMNESTY INTERNATIONAL RAPPORT 2013 : LA SITUATION DES DROITS HUMAINS AU BENIN

 

 

Le gouvernement a tenté de réprimer les voix dissidentes tout au long d’une année marquée par des désaccords concernant la gouvernance et un projet de révision constitutionnelle. Le Bénin a ratifié le Deuxième protocole facultatif se rapportant au PIDCP, qui vise à abolir la peine de mort.

 

Liberté d’expression

 

En septembre, les programmes de Canal 3, une chaîne de télévision privée, ont été interrompus pendant quelques jours après que Lionel Agbo, ancien conseiller du président Boni Yayi, eut accusé le chef d’État de corruption. La télévision d’État a invoqué le non-respect des règles de transmission pour justifier cette coupure. Lionel Agbo a été inculpé d’offense au chef de l’État. Il n’avait pas été jugé à la fin de l’année.

 

CONDITIONS CARCERALES

 

Les prisons étaient toujours surpeuplées. Dans la prison de Cotonou, le nombre de prisonniers était six fois supérieur à la capacité de l’établissement, d’où des conditions de vie très éprouvantes pour les détenus. Selon les chiffres officiels, 97 % des quelque 2 250 personnes incarcérées se trouvaient en détention provisoire.

 

Peine de mort

 

En juillet, le Bénin a ratifié le Deuxième protocole facultatif se rapportant au PIDCP, qui vise à abolir la peine de mort. À la fin de l’année, le gouvernement n’avait pas encore promulgué les lois visant à supprimer totalement la peine capitale de la législation nationale.

 

Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
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