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08/11/2012

  

BENIN : Balade de santé du Président du C.B.F. et Madame à Cotonou, avec la complicité de certains membres, aux frais du FORIM, de l’A.F.D. et du C.B.F. (*)

 

Par Benoît ILLASSA

 

Veritas odium parit, obsequium amicos (La franchise crée des ennemis, la flatterie des amis). Je ne serai jamais celui qui courbera l’échine pour une quelconque valeur en sacrifiant la mienne qui est bien ancrée dans mes profondes convictions. Parce que je crois fermement, avec toutes mes forces que, « La vie de l’homme ici-bas n’est qu’un passage ».

 

Concernant le CBF, on ne peut pas être partisan d’une approche  consensuelle et transparente du mode de de représentation à la tête de notre diaspora et manquer autant d’audace et de clarté dans les ambitions, dans les choix et dans l’expression  des méthodes de communication et d’action, lorsqu’il s’agit de protéger les intérêts majeurs de tous ses concitoyens de la diaspora et de tout un peuple.  

 

Les béninois de la diaspora en général et ceux de France, en particulier, se sont toujours constitués en association :

-        La FEANF et l’AED se sont surtout illustrées dans les luttes pour les indépendances des pays africains et du Dahomey. Ce fut l’œuvre de nos illustres devanciers ;

-        Pour notre génération, celle née après les indépendances, les années 80 furent celles des luttes pour la revendication de la démocratie et contre les Programmes d’Ajustement Structurel (P.A.S.) de sinistre mémoire ;

-        Puis vint les années 2000, celles des luttes pour le développement économique  et industriel de l’Afrique et du Bénin que nous attendons toujours.

 

Comme on le voit, les premières associations des béninois de France sont nées bien avant la Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation de février 1990. Aux côtés de la FEANF et de l’AED, plusieurs associations à caractère social et/ou politique ont toujours coexistées dans la métropole.  Mais, l’idée de rassembler tout ce beau monde dans un creuset unique s’est toujours heurtée à l’égo des uns et des autres. C’est ainsi que les béninois de France iront en ordre dispersé à la Conférence Nationale.

Cette dispersion est aussi le résultat de la méfiance congénitale des béninois de France de se faire caporaliser par certains vils individus ou par le pouvoir en place. Il a donc fallu la dextérité  du Président Mathieu Kérékou et de ses proches collaborateurs pour initier le rassemblement de tous les béninois de la diaspora dans un creuset unique, le Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur. Témoins actif des préparatifs, j’ai participé à toutes les rencontres avec les délégations ministérielles venues de Cotonou pour prêcher la bonne parole. C’est ainsi qu’une délégation fut mise sur pied et nous partîmes pour Cotonou en ce mois de décembre 1997. A noter que les billets et les frais de séjour étaient à la charge de chaque participant, le gouvernement n’assurant que le couvert.

Le HCBE naquit donc en ce mois de décembre 1997 à Cotonou avec à sa tête, le chef de la délégation venue de Côte d’Ivoire, Michel d’Almeida. Le Président Mathieu Kérékou clôtura la cérémonie par acclamations.

A notre retour de Cotonou, la délégation de France, conduite par le sieur Aristide AMEGAN, devrait créer la section française du HCBE. C’est à partir de cet instant que la ruse du béninois est entrée en action. Courant 2008, Aristide AMEGAN commence par s’approprier notre œuvre commune, aidé en cela par des courtisans dont beaucoup n’avaient pas fait le voyage de Cotonou. Les réunions qui se tenaient à l’Ambassade du Bénin à Paris ont fini par accoucher d’un monstre unijambiste mais à une tête. Etant minoritaire parmi les comploteurs, j’assistais à toutes ces réunions en spectateur joyeux et inquiet. Et, comme toujours dans ces cas-là, l’irréparable se produit. Amégan Aristide venait de créer, dans les locaux l’Ambassade du Bénin à Paris, une association dénommée HCBE-EUROPE dont il est naturellement le Président avec un Conseil d’Administration dont je suis membre.

En quittant les lieux, j’ai téléphoné à des amis pour ourdir et tuer dans l’œuf le « machin », pour ne pas dire le bébé adultérin, que venait d’enfanter Aristide Amégan. C’est alors que les personnes suivantes ont décidé de saborder ce machin pour créer ce qui deviendra le Conseil des Béninois de France (C.B.F.). Il s’agit de :

Feu Blaise AKINDES, Benoît ILLASSA, Pierre FAYEMI, Gad GODONOU, Bernard AKPLOGAN, Faustin AÏSSI et Jean d’ALMEIDA.

Par la suite, Pierre FAYEMI ramènera Emmanuel AHOUANMENOU et Jean-Charles AHOMADEGBE alors Président de l’Association ATOUT-BENIN.

Lors de nos réunions préparatoires, nous avons réussi à nous rallier le Président du HCBE, Michel d’ALMEIDA et le Secrétaire du HCBE, Pierre Pascal ALECHOU. De la même manière, la quasi-totalité des associations des béninois d France nous ont rejoints. Pour montrer que le CBF n’était guère une association de parisiens, il a été décidé de délocaliser l’AG fondatrice du CBF en province. Après plusieurs voyages exploratoires, le choix définitif fut porté sur la ville de Villeneuve d’Ascq (près de Lille). C’est ainsi que naquit le CBF lors des Assises Nationales des 7 et 8 mai 1999 à Villeneuve d’Ascq.

On pouvait lire dans le quotidien « LA VOIX DU NORD » du mardi 11 mai 1999 cet extrait :

« Les premières assises nationales des ressortissants du Bénin en France se sont tenues à Villeneuve d’Ascq : Fédérer les béninois pour aider leur pays. Ils sont plusieurs dizaines de milliers en France. Essentiellement là où il y a des pôles universitaires : la région parisienne, Rhône-Alpes… et bien sûr le Nord-Pas-de-Calais. Ces béninois ont créé de nombreuses associations qui font connaître l’ex-Dahomey en France, instituent une solidarité entre béninois et aident leur pays d’origine qui n’est pas très riche (6 millions d’habitants, 100.000 km²). Ces associations sont éparpillées. « Nous avons envie de fédérer ces énergies en mettant sur pied un Conseil des Béninois de France » explique Jean d’Almeida, président de l’Association des ressortissants béninois de France dont le siège est à Villeneuve d’Ascq, près de Lille. Gérard Caudron, maire et député européen, a ouvert ces assises. »

La création du CBF est le fruit d’un compromis historique entre ses membres fondateurs. Ce compromis historique se retrouve dans les statuts à travers l’organigramme du bureau permanent :

-        Président

-        1er Vice-Président

-        2nd Vice-Président

-        Délégué de l’Organisation

-        Délégués aux Régions

-        Secrétaire Général

-        Secrétaire Général Adjoint

-        Trésorier

-        Trésorier Adjoint

Si vous allez sur le site du CBF aujourd’hui  (http://cbfdiaspora.fr) et ce, depuis la Présidence de Jean-Charles AHOMADEGBE, vous verrez que cet organigramme n’est plus respecté notamment, parce que le N°4 s’appelle Benoît ILLASSA. Homo sum : humani nil a me allenum puto !

Pour mémoire, voici le bureau permanent issu des assises fondatrices du CBF :

-        Président : Pierre FAYEMI

-        1er Vice-Président : Gad GODONOU

-        2nd Vice-Président : Clément KOTAN

-        Délégué de l’Organisation : Benoît ILLASSA

-        Délégués aux Régions : Blaise AKINDES, Faustin AÏSSI, Bernard AKPLOGAN, Justin HODONOU, Claude AGBNAGLA.

-        Secrétaire Général : Emmanuel AHOUANMENOU

-        Secrétaire Général Adjoint : Youssouf BALOGOUN

-        Trésorier : Hortense AUGE

-        Trésorier Adjoint : Rogatien HOUNFODJI

 

Aujourd’hui, j’apprends que Jean-Charles Ahomadégbé se rend au Bénin, en mission d’inspection, avec son épouse et certains de ses affidés, du 29 novembre au 04 décembre 2012.  De quelle mission s’agit-il ?

Deux ans après la création du CBF, la 1ère AG s’est tenue à LYON en 2001. Toujours dans la volonté de ses fondateurs de délocaliser les activités du CBF pour être à l’écoute et au service de toute la diaspora béninoise de France, la 2ème AG s’est tenue à TOURS en 2003. A l’étape de LYON comme à celle de TOURS, le gouvernement béninois nous a toujours délégué un de ses ministres avec la présence effective de l’Ambassadeur du Bénin en France.

A Tours, Gad Godonou ayant refusé de prendre la présidence du CBF après les deux mandats de Pierre Fayèmi, Emmanuel Ahouanmènou fut élu Président. L’assistance et les délégués à l’AG furent choqués par la guérilla emmenée par Jean-Charles Ahomadégbé et sa clique de courtisans. Ils hurlaient comme des loups prêts à dévorer le candidat Emmanuel Ahouanmènou au motif qu’il n’avait jamais été Président d’une association alors qu’aucun texte de nos statuts ne mentionnait cette qualité. De omni re scibili et quibusdam alliis, Emmanuel Ahouanmènou sera porté à la tête du CBF.

Parmi les faits d’armes d’Emmanuel Ahouanmènou, il faut souligner et saluer la gestion de la crise née de la maladie de GNONNAS PEDRO en août 2004. Emmanuel et le Délégué de l’Organisation du CBF que je suis, avions géré cette affaire de manière efficace pour le CBF et en liaison directe avec le Président Mathieu KEREKOU et notre ami et frère, Pascal ZOUNON. C’est d’ailleurs en ma qualité de Délégué de l’Organisation du CBF que j’ai préfinancé, sur fonds propres, le voyage à Paris de l’une des épouses de feu GNONNAS PEDRO, Madame Esther JOHNSON. J’ai été remboursé par le gouvernement béninois sur instruction personnelle du Président Mathieu KEREKOU qui nous aidé à gérer cette malheureuse situation, de mains de maître. Ita diis placuit !

Rendons à César ce qui est à César. Les premières journées béninoises de France, du 17 au 23 avril 2000 à Dourdan, sont à mettre à l’actif de tout le bureau du CBF et plus particulièrement à l’actif du Président Pierre FAYEMI. Pendant une semaine, la culture béninoise était fêtée en France avec des troupes, des artistes et des commerçants venus du Bénin. Le Président KEREKOU marqua sa reconnaissance officielle du CBF en n’y dépêchant rien moins que sept ministres de son gouvernement. C’était l’apogée du CBF.

Mais comme toujours, la béninoiserie finit par prendre le dessus et, l’intelligence, déserter le forum.

Gad GODONOU, encore membre non démissionnaire du CBF, va créer HCBE (section France). Les querelles de personnes ont repris de nouveau (si elles avaient vraiment cessé ?) mettant les autorités béninoises dans un embarras que chacun peut aisément comprendre. En lieu et place d’un interlocuteur unique chargé de porter et défendre les intérêts légitimes de la diaspora béninoise de France, nous revoilà plongés dans la nuit noire qui s’éternise à ce jour.

Pour corser le tout, Emmanuel AHOUANMENOU, Président en exercice du CBF, commettra l’irréparable en faisant l’entrisme au profit du HCBE (section France). C’est l’occasion de raconter ici l’extraordinaire histoire de Sixte Quint et de ses béquilles :

« Elu en 1572, le pape Grégoire XII donna très vite des signes de faiblesse et on ne parlait que de sa succession. Elle tardait pourtant à venir, tant il avait le souffle long. Un cardinal, Félix Peretti, imagina un stratagème qui le rendit célèbre à jamais. Cet homme de dieu, autrefois robuste, se mua progressivement en vieillard quasiment impotent. Il fit semblant d’être accablé d’infirmités et ne marchait plus qu’avec des béquilles. Pris d’épouvantables quintes de toux, il donnait l’impression de ne plus avoir longtemps à vivre. Cette comédie dura pendant les treize années du pontificat de Grégoire XIII et était devenue vérité pour tous. Quand des amis venaient lui dire qu’il avait de sérieuses chances de devenir pape, le vieux cardinal assurait qu’il mourrait bien avant le prochain conclave. L’heure du conclave sonna et Peretti était toujours en vie. Les cardinaux, largement divisés, finirent par décider de gagner du temps en élisant un pape de transition. Beaucoup songèrent alors à Félix Peretti, et son nom s’imposa rapidement. Dès que le nombre de voix requis fut atteint, avant même la proclamation des résultats du scrutin, Peretti, à la stupéfaction générale, se redressa brusquement, jeta ses béquilles et entonna un vibrant Te Deum qui fit trembler les vitres de la chapelle du conclave. Le cardinal Peretti fut élu pape le 24 avril 1585  sous le nom de Sixte Quint. Les béquilles de Sixte Quinte devinrent le symbole de la ruse parfaite pour la conquête du pouvoir ».

C’est par cette ruse que Jean-Charles Ahomadégbé deviendra le président du CBF lors de l’AG du CBF des 24, 25 et 26 novembre 2006. Après sa meute qui a échouée à Tours en 2003, l’homme s’est rangé  comme notre cardinal Peretti. En effet, l’entrisme d’Emmanuel Ahouanmènou a jeté un grand froid sur les activités du CBF. Trois personnes avaient alors été chargées de conduire les activités courantes. Faustin AÏSSI, Bernard AKPLOGAN et Benoît ILLASSA. Militants expérimentés, associatifs et politiques de longues dates, aucun d’entre nous n’était intéressé par la présidence.

Déjà à Lille, Jean-Charles était arrivé avec quelques uns de ses affidés pour être sûr de ne pas perdre la présidence. On n’est jamais assez prudent.

Président du CBF, certains avaient jugé qu’il fallait quelqu’un d’autre pour représenter  le CBF au bureau du FORIM. Pour la petite histoire, c’est Blaise AKINDES qui a introduit le CBF auprès de certaines associations appelées OSIM. Dès la création du CBF, Blaise AKINDES y a introduit son président, Pierre FAYEMI. Rapidement, le premier sera mis à la touche par le second.

J’ai moi-même assisté à la création du FORIM à Paris en mars 2002. Il est placé sous tutelle de la Commission Coopération et développement du Ministère des Affaires Etrangères de la France. Le CBF verse des cotisations annuelles. Jean-Charles n’y est pas donc à titre individuel, mais au titre du CBF même si les statuts ne désignent pas d’office le président du CBF comme représentant du CBF au FORIM.

Le Forim devrait, entre autres, permettre au CBF d’avoir des salles de réunion, une logistique, outre l’appui aux projets de développement de la diaspora béninoise de France. A ce jour, c’est l’opacité totale. Non seulement, plus de dix ans après sa création, le CBF continue de faire ses réunions dans des restaurants. Mais, pire encore, aucune communication verbale avec le président qui ne communique qu’à travers des courriels. Sur le site du CBF, vous n’y trouverez aucun projet de développement en cours ni terminé. Mais, vous y lirez l’actualité politique béninoise comme œuvre de défoulement du gestionnaire du site.

 

Aujourd’hui, il est clair qu’à cause de l’obsession d’un homme, le CBF est pris en otage. La volonté, plus ou moins inavouée, de son président de vouloir être décoré à tout prix de la Légion d’Honneur par les autorités françaises l’enfonce dans sa ruse.  Dans ce cas, est-on encore au service de l’Afrique, du Bénin ou de la France ? Même si la France se sépare de la françafrique, on trouverait toujours des apatrides pour la faire revenir par la fenêtre.

Pourtant, les anciens m’ont enseigné que le président Justin  Tométin AHOMADEGBE, qui n’aura dirigé le Dahomey que pendant 6 mois, renversé par un coup d’état monté et piloté contre lui par ses propres frères officiers d’Abomey, était le plus patriote des béninois. Sur le site du Doyen Olympe BHELY-QUENUM http://www.obhelyquenum.com/lebenin.htm, on peut encore y lire l’un de ses derniers discours publié dans DAHO-EXPRESS du jeudi 03 août 1972. Je retiens ceci :

« Il faut ressusciter notre pays ; et le ressusciter, c’est  s’en faire une idée, y mettre son cœur, faire de cette idée une raison de vie. Non que nous soyons appelés tous à être des Héros. Nulle part, sauf au royaume des utopies, il n’existe de nation constituée essentiellement de surhommes. Mais consentir à être dahoméen, c’est comprendre une fois pour toutes, que Indépendance ne se conjugue pas avec facilité, c’est comprendre que chaque dahoméen doit avoir ce réflexe de santé qu’est le désir de changer ». Trahit sua quemque voluptas !!!

Depuis la présidence de Jean Charles AHOMADEGBE, les réunions du bureau ne se tiennent plus en province. A vouloir tout régenter comme s’il manquait d’intelligence au CBF, on sacrifie l’intérêt général au profit de son seul intérêt vil et égoïste.

Sur le site du FORIM http://www.forim.net/?q=contenu/liste-des-projets-financ%C3%A9s-dans-le-cadre-du-praosim-2011-2012 vous trouverez la liste des 52 projets financés par l’institution dont Jean Charles AHOMADEGBE est le président (pour le compte du CBF dont il est également le président) au titre de l’exercice 2011 – 2012.

Ces quatre projets de 15 mille euros chacun, font un total de 60 mille euros. Ni sur le site du CBF, ni sur celui du FORIM, vous ne trouverez rien d’autres. Aucune réponse ne m’a été donnée alors que je suis membre du bureau du CBF. Mieux, combien de béninois de la diaspora française sont au courant de ce que fait le CBF alors qu’on parle en leur nom et qu’on se targue de les représenter ? Qui veut tromper qui ? Sic transit gloria mundi !!!

Pour quatre projets financés par le contribuable français que nous sommes et par nos cotisations, pour un montant de 60 mille euros, une délégation de 7 personnes (quatre du CBF et trois du FORIM dont le président du CBF) va donc inspecter les projets. D’ores et déjà, les billets d’avion des inspecteurs et les frais de bouche représentent, si l’on ramène le coût minimal par personne à 2 mille euros, à la somme de 14 mille euros. Soit 23, 33 % du montant des projets. Un montant exorbitant !!! Si nous-mêmes commençons par faire du charity business, pourquoi nous transformer en donneurs de leçons à nos gouvernants ? On nous dit que certains seront pris en charge par le FORIM, d’autres par l’AFD et le reste par le CBF. Impossible d’avoir le budget global et chaque poste de dépense. Mieux, on y emmène Mme la présidente (Secrétaire Adjointe du CBF !!!) et s’il vous plaît, un photographe de Paris pour immortaliser les séances de serrage de pinces aux hauts perchés comme si nous n’avons pas des professionnels du domaine dans notre cher pays. Une étudiante française en doctorat de codéveloppement fera aussi partie du voyage  sans, qu’à aucun moment, un appel à candidature soit lancée à l’endroit des étudiants béninois.

Il se passe tellement de choses dont nous ne sommes pas informés, tout simplement  parce que ceux qui prétendent nous représenter n’ont pas appris à le faire et, surtout, parce qu’ils n’ont aucun intérêt à le faire dans le contexte actuel où on leur aura donné l’impression et l’illusion qu’il y a de l’argent à prendre.

Que reprochons-nous finalement à ces gouvernances africaines dont nous nous disons si fièrement différents et que nous critiquons toujours plus sévèrement, pour leurs comportements anti démocratiques et suspects, à souhait, lorsqu’il s’agit de parler de leurs rapports avec les ressources propres et étriquées de nos pays ?

Notre pays a signé un accord de codéveloppement et de gestion des flux migratoires avec la France. Nous, au CBF, avions donné notre accord et notre caution pour rendre difficile l’obtention des visas à nos concitoyens. Qui peut aujourd’hui nous dire quels avantages notre pays a tiré de cet accord ? Quid des cinq millions d’euros promis pour la création d’un hôpital de référence dans notre pays et la formation des personnels de santé ? Quid des projets de développement promis dans le cadre de cet accord ? Pourquoi une opacité totale entoure cette situation d’intérêt national ?

En mai 2009, L’AG du CBF a élu un nouveau bureau dont le mandat a été porté de deux à trois ans suite à une modification statutaire. Par conséquent, le mandat de l’actuel bureau est expiré depuis mai 2012. C’est donc des membres d’un bureau illégal qui se rendent en ballade à Cotonou.

Est-il besoin de rappeler ici que c’est pour coincider avec le mandat de Jean-Charles AHOMADEGBE à la tête du forim que cette modification opportuniste est intervenue ? Mieux, de nouveaux adhérents affidés à ce dernier ont été enregistrés en masse le jour de l’AG pour être sûr de sa réélection. Tout cela se fait en pure violation des textes.

De la trentaine d’associations présentes lors de sa création à Villeneuve d’Ascq, il en reste à peine quatre aujourd’hui. Mieux, l’association ATOUT-BENIN dont Jean-Charles fut le président a disparu depuis.

Dans le bureau du CBF, la moyenne d’âge est aujourd’hui de 55 ans. Et rien n’est fait pour attirer la jeunesse et préparer la relève. On fonctionne en vase clos comme une association de base alors même qu’il s’agit d’une fédération à vocation nationale. Last but not the least, depuis le décès de mon ami Blaise AKINDES, aucune réunion du CBF n’a été tenue en Région Ile de France alors même que nous avons un Représentant dans celle-ci.

Finalement, les béninois de la diaspora, sociologiquement individualistes, n’ont-ils pas transporté dans leurs bagages, cette béninoiserie qui mine tant notre pays et dont les racines sont si profondement ancrées ?

IB

 

(*)

- C.B.F. (Conseil des Béninois de France) ;

- FORIM (Forum des Organisations de Solidarité Internationales issues des Migrations) 

-  A.F.D. (Agence Française du Développement)

 

  

 

 

 

  

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