| Formation du nouveau gouvernement : Les Béninois de l’extérieur réclament 3 ministères |
11 juin 2007 La diaspora béninoise lorgne du coté du pouvoir de Yayi Boni. Elle va probablement faire son entrée dans le prochain gouvernement dont les membres seront connus dans les jours qui suivent. Si les négociations ne buttent pas sur d’autres contingences politico religieuses, les Béninois de l’extérieur arracheront trois portefeuilles ministériels qu’ils réclament avec insistance auprès de Yayi Boni, condition sine qua non avant de l’accompagner dans l’œuvre de redressement. ...Cela ne fait presque plus l’objet d’aucun doute. Pour la formation du prochain gouvernement, il y aura une ouverture aux cadres du pays qui vivent sous d’autres cieux. Le chef de l’Etat Yayi Boni a déjà eu des contacts très poussés dans ce sens. Les tractations actuelles vont certainement aboutir au choix de deux ou trois personnalités qui vont pouvoir travailler dans l’équipe du chef de l’Etat. Seulement, les ambitions de la diaspora vont largement au-delà de ce que leur propose le président de la République. Et c’est là où ce dernier n’a peut-être pas le choix. En effet, le chef de l’Etat n’a jamais cessé de solliciter le concours de ses compatriotes de l’étranger pour mener à bien ses projets et surtout mobiliser d’importants capitaux afin de les investir dans le pays. Lors de ses derniers voyages, il y a encore consacré le plus clair de son temps. Au cours des rencontres qu’il a eues, l’entrée probable dans son gouvernement des Béninois de l’extérieur est revenue plus d’une fois. L’intention du chef de l’Etat, est de créer ensemble avec cette diaspora un cadre très restreint de collaboration afin que ses sollicitations aient des chances de prospérer. Le principe est acquis dans les deux camps. Mais le chef de l’Etat et la diaspora ne sont pas sur les mêmes longueurs d’onde quant au nombre de portefeuilles à octroyer. Le locataire de la Marina leur a vraisemblablement réservé une place. Mais cela est insuffisant, estime t-on de l’autre côté. On demande à avoir jusqu’à trois postes ministériels avant d’accepter les bras tendus du chef de l’Etat. A partir de ce moment l’équation se complique pour le chef du gouvernement qui veut bien céder à cette exigence. Jusque là il n’a pas encore renoncé à composer un gouvernement qui prendra en compte les Béninois qui vivent dans d’autres pays. Ce qui indique que le pari risque d’être gagné pas ses compatriotes. L’autre exigence faite au chef de l’Etat, c’est de pouvoir être des ministres qui disposent de réels pouvoirs. Et enfin, ils veulent occuper des portefeuilles dont ils ont les compétences. Autrement, ils veulent des hommes qu’il faut à la place où il faut. Pour l’instant, ils occupent de hautes fonctions dans des organismes et institutions d’envergure internationale, principalement la Beceao et la Boad. Depuis l’arrivée de Yayi Boni en Avril 2006, des directeurs de société (Sonapra, Sbee, Bénin Télécom) proviennent de ces structures. Ce qui confirme davantage l’entrée plausible des Béninois de l’extérieur dans le prochain gouvernement. Même si c’est toujours un mystère qui entoure la composition de cette équipe, la deuxième de l’ère du changement, les choses sont toutefois claires quand aux diverses sensibilités qui la composeront. En dehors des partis politiques, les Béninois de l’extérieur très peu présents dans la gestion des affaires publiques, veulent désormais participer au pouvoir exécutif . Fidèle H Nanga |
Les Béninois de l’extérieur réclament 3 ministères
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