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18/12/2013


 

BENIN – L’honorabilité du roi Boni 1er vaut 10 briques. En assignant Benoît ILLASSA pour cette somme, le roi accepte que tout béninois chie sur sa tête pour la modique somme de 65 millions de FCFA


 

Par Benoît ILLASSA


 

« L’Univers est lutte et la Justice conflit » HERACLITE d’Ephèse


 

Ce qui m’arrive aurait bien plu à mon Maître à penser, pour le juriste que je suis, Maître Jacques VERGES, l’apôtre de la «  Défense de Rupture ». Il est vrai que, depuis son départ dans l’univers infini, beaucoup d’hommes en robe noire qui ne connaissaient rien de l’Afrique tentent vainement d’occuper son fauteuil. Certains, dont on ne soupçonnait guère hier la probité, ont décidé de vendanger leur aura d’antan pour quelques billets gantés de sang et de prévarication chez les dictateurs et autres roitelets nègres dont les méthodes sont à l’antipode de la démocratie et des droits humains, héritages fondamentaux du siècle des lumières !!!

 

« Quand je défends un homme accusé à tort ou à raison des pires méfaits, ce n’est pas lui que je plains mais ceux qui ne comprennent pas que je puisse le faire.


Le crime est comme le soleil. Certains ne peuvent pas le regarder en face. Pour exclure l’assassin de la société des hommes, ils font appel aux experts dont on attend qu’ils le déclarent fou. Mot magique qui évite de réfléchir.

Réfléchissons justement. Rappelez-vous le dernier film qui vous a ému, le dernier roman qui vous a bouleversé, la dernière pièce qui vous obsède encore. De quoi s’agit-il, sinon d’un crime ?


Il est là, omniprésent comme dans la vie. Et je préfère la vulgarité d’un reportage de Détective au plus beau prêche humaniste. L’un fouette le sang, l’autre embrume l’esprit. L’un sent le sexe, l’autre pue le moisi.


Quand un renard est pris au piège, il ne se plaint pas de l’injustice subie. Il n’invoque pas le ciel ni n’appelle la SPA (Société Protectrice des Animaux). Il coupe simplement sa patte. Trop heureux d’en garder trois. Il a le sens du destin » Me Jacques VERGES


Pour mémoire, le roi Boni 1er m’avait déjà assigné en France en 2010. A cette occasion, il avait attrait le cimentier LAFARGE pour avoir une chance de me faire condamner au civil et au pénal par une citation directe. Il a mordu la poussière mais les juges ont fait droit à LAFARGE par une condamnation symbolique assortie de sursis. J’ai saisi la Cour de cassation qui, après le filtre habituel, a considéré que mon pourvoi, au vu des pièces du dossier, présentait un moyen sérieux de cassation. L’affaire est donc toujours pendante devant la plus haute juridiction française.

 

 

Après avoir échoué dans l’extradition de Patrice TALON, les avocats du roi Boni 1er veulent rembourser les honoraires dans la poche de Benoît ILLASSA

 

 

L’article prétendu diffamatoire a été publié sur mon blog le 20 octobre 2013. Le 29 octobre, l’avocat du roi Boni 1er demande à l’huissier de justice, Me Nocquet, de faire constater l’infraction supposée qu’il garde sous le coude. Evidemment, dans l’attente de l’arrêt de la Cour d’appel dans l’affaire TALON. Il est de notoriété publique que je suis proche de l’homme d’affaires dont le roi veut la tête, vif ou mort.

 

Lorsque le roi Boni 1er est arrivé à Paris pour le sommet de l’Elysée (au cours de laquelle le roi a eu une crise aigüe de chiasse), il a refusé de recevoir ses deux super-conseillés des bords de la seine (l’avocat et le transfuge de Jeune Afrique qui se prend pour un esthète alors qu’il est nul de chez nul !!!). Mais, le jour de son départ, le roi-ventilateur et bonimenteur les recevra après que nous tourtereaux aient fait le pied de grue pendant trois quarts d’heure. La rencontre va durer deux bonnes heures. C’est au cours de cet entretien que le roi a donné pouvoir à son avocat blanc pour m’assigner aux fins d’aller chercher les honoraires dans ma poche.

 

Alors que, généralement, dans ce genre d’affaire, le plaignant demande 1 euro symbolique, le roi Boni 1er demande 100 mille euros pour réparer son honneur Sali !!! Il s’agit d’une assignation au civil alors que, pour les mêmes écrits, le roi avait fait condamner Andoche AMEGNISSE à six mois de prison fermes.

 

Le plus ancien procès de rupture rapporté par l’Histoire est celui de Socrate à Athènes au V° siècle, poursuivi sous l’accusation de corrompre la jeunesse. Pour sauver sa tête, Socrate aurait pu faire un pas vers ses juges, feindre un demi-accord, émouvoir sur sa situation personnelle, chercher un compromis, invoquer des circonstances atténuantes. Il s’y refusa.

 

Eh bien, comme Socrate, je ne viendrai jamais devant le roi avec ma femme et mes enfants pour lui arracher des larmes de crocodile. Le roi et sa cour veulent un spectacle, eh bien moi je leur opposerai un débat d’idées et de rupture à l’audience !!!  

 

 

 

IB


 
Femme-battue.png
 
Femme africaine battue

  
  
Tag(s) : #Politique Béninoise

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