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Note de lecture:

Dans un état de droit, il y a longtemps que ces deux diplomates devraient être mis à la retraite d'office pour outrage à la profession de diplomate. Il n'y a rien de diplomatie dans ces déballages de foutaise. Monsieur le Ministre Bako Arifari, mettez de l'ordre dans cette maison pour le bonheur des diplomates dignes de notre pays. Il est temps d'envoyer l'I.G.E. à la chancellerie de Bruxelles pour nettoyer cette écurie !!!

 

IB

 

 

BENIN: Le ministre conseiller Désiré Adjahi répond à l’ambassadeur Euloge Hinvi

(A propos de nos publications sur l’ambassade du Bénin à Bruxelles)
Une fois le droit de réponse de l’ambassadeur Euloge Hinvi publié dans notre parution nº 2307 du vendredi 06 avril 2012, nous nous apprêtions à livrer une mise au point à la taille des intentions qui sont prêtées au journaliste auteur des articles d’enquêtes injustement incriminés. Cela, à l’intention et à l’attention des lecteurs assidus du quotidien «La Nouvelle Tribune», qui ont pu avoir un jugement similaire à celui de M. Euloge Hinvi.

Et nous en étions là, à envisager la façon la plus appropriée de rebondir et de faire se clore le jeu de ping-pong, quand nous tombe dessus le droit de réponse d’un autre acteur-clé du dossier de la résidence de l’ambassadeur du Bénin, située 2 Avenue des Chasseurs à Waterloo (Bruxelles). Nous avions, entre autres, écrit et soutenu que cette résidence est en piteux état, après le Programme d’Investissement public (PIP) qui a consacré plus du demi milliard de F Cfa pour sa rénovation, courant 2002-2008. Loin de se mettre aux antipodes de nos publications dédiées à l’affaire, M. Désiré Auguste Adjahi, depuis toujours et ce, jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse, ministre conseiller et numéro 2, à l’ambassadeur du Bénin au Benelux, confirme entièrement ces écrits et apporte plus de précisions allant dans le sens de la manifestation de la vérité.

 

La Rédaction

Adjahi Désiré Auguste Bruxelles, le 11 avril 2012
R.Solleveld, 80 A
1200- Bruxelles Monsieur le Directeur de Publication
Quotidien La Nouvelle Tribune

COTONOU

 

Objet : Mon droit de réponse

 

Références: Vos publications des 28 et 30 mars 2012 et celle du 04 avril 2012 portant droit de réponse de Monsieur Euloge HINVI.

Monsieur le Directeur de publication,

Je vous fais tenir, pour publication dans les mêmes formes que les articles et le droit de réponse susmentionnés en objet, le présent texte faisant office de «mon droit de réponse et mises au point aux propos affabulatoires et autres contre-vérités» contenus dans ledit droit de réponse exercé par le Monsieur Hinvi Euloge, précédemment ambassadeur du Bénin en poste à Bruxelles.

Dans l’espoir que vous saurez, en toute urgence, accorder une suite favorable à ce droit de réponse en vue d’éclairer la lanterne de l’opinion, je vous prie d’accepter l’expression de ma considération distinguée.

*********************************************

Adjahi Désiré Auguste Bruxelles, le 11 Avril 2012

Ambassade à Bruxelles A

Rue Solleveld, 80 Monsieur le Directeur de Publication

1200 Bruxelles du Quotidien «La Nouvelle Tribune»

COTONOU

Objet

Droit de réponse aux propos tenus par Monsieur Hinvi Euloge, précédemment ambassadeur du Bénin près les pays du Benelux et le Vatican, dans son «Droit de réponse» en date du 03 avril et publié par votre quotidien le 04 avril 2012.

Références:

Vos parutions du mercredi 28 mars 2012; du vendredi 30 mars 2012 et du mercredi 04 avril 2012.

Monsieur le Directeur de publication,

Je voudrais ici exprimer mon indignation en lisant le «Droit de réponse» qui vous a été transmis en ce qu’il contient énormément de contre-vérités et de sentences sans qu’aucun débat n’ait été engagé par la hiérarchie de l’ambassade, suite à la parution de vos trois premiers articles datés du mercredi 28, du vendredi 30 mars et du 02 avril 2012.

Je ne pouvais pas m’inviter dans un débat que je n’ai pas suscité même si j’ai eu le tort de signer, dans l’exercice de mes attributions, des correspondances en direction des autorités du MAEIAFBE en qualité de Chargé d’Affaires que je fus au moment où notre Ministre de tutelle d’alors, m’a désigné comme intérimaire pour conduire les affaires courantes de l’ambassade en attendant l’entrée en fonction d’un nouvel ambassadeur.

Toute personne qui affirmerait ou prétendrait le contraire devrait, sous peine de diffamation, en apporter la preuve, car «la preuve est la rançon du droit». Mais mon impression en ce moment est que la cause était entendue et le coupable désigné sans être interrogé ni écouté.

En effet, ce sentiment est confirmé par le «droit de réponse» de l’ambassadeur Hinvi Euloge, publié dans votre Quotidien dans sa parution du 04 avril 2012 qui me désigne d’office comme étant la source de vos publications en me traitant de délateur et autres qualificatifs sur lesquels je reviendrai et en espérant qu’il apportera la preuve de ses accusations que je me réserve le droit de poursuivre selon les moyens légaux que je jugerai appropriés.

Les documents qui ont été cités et référencés par Monsieur Hinvi Euloge lui ont été accessibles «avec promptitude» parce que disponibles au MAEIAFBE depuis 2007, soit cinq (5) années déjà. Au demeurant, tout ce que le journaliste Emmanuel S. Tachin a écrit, à travers ses articles publiés, est véridique et suffisamment documenté.

Pour en venir au contenu du «Droit de réponse», je ferai observer les contre-vérités dans une première rubrique et les points de droit dans une deuxième rubrique et je conclurai.

1. LES CONTRE-VÉRITÉS

1.1. Monsieur Hinvi Euloge écrit et je le cite: «Je voudrais signaler à votre attention que des personnes citées ont déjà réagi pour dénoncer la manipulation dont leurs propos tenus lors de la réunion du CODIR, ont fait l’objet de la part de l’initiateur de cette cabale.

C’est ainsi que Monsieur l’ambassadeur qui est l’actuel occupant des lieux et qui selon vous aurait reconnu que les travaux n’ont pas été bien menés, vient d’écrire dans un rapport circonstanciel adressé à l’autorité de tutelle que «les menaces de dégradation qui sont perceptibles aujourd’hui au niveau du bâtiment, sont dues essentiellement aux problèmes d’étanchéité et d’infiltration d’eau provenant des gouttières (corniches) ou de la toiture du bâtiment, laquelle n’avait pas été prise en compte par les travaux de rénovation». Fin de citation. Et de poursuivre: «Pour ma part, les allégations faisant état d’une résidence en état de décrépitude me paraissent excessives et disproportionnées. Je suis l’occupant actuel de cette résidence et je voudrais vous assurer que malgré les dégradations occasionnées par l’infiltration d’eau, cette résidence accueille régulièrement de hautes personnalités béninoise qui ne cachent point leur sentiment de fierté». Fin de citation.

Je voudrais relever par rapport à une telle déclaration que le nouvel occupant de cette résidence n’a pas cessé d’interpeler le Chef de la chancellerie sur l’état de dégradation du bâtiment et l’a toujours invité à se rendre sur place pour le constater afin que l’ambassade puisse demander un nouveau crédit pour sa réfection et «éviter que la maison ne s’écroule sur sa famille et lui». Mais le Chef de chancellerie, bien au fait des procédures administratives et financières, lui a recommandé de mettre sur pied un «Comité de suivi», conformément aux règles en vigueur et dont la mission serait d’aller faire les constats nécessaires afin de monter un autre projet. Ce à quoi le nouvel ambassadeur a rétorqué que la «mise sur pied d’un tel Comité n’est pas nécessaire car il suffirait pour lui-même et le Chef de chancellerie de s’en occuper étant donné que les attributions de ce dernier lui donnent cette compétence». Cette position a été encore réaffirmée lors du CODIR auquel il est fait référence et au cours duquel la question a été bel et bien débattue, suite à la présentation faite par le Chef de chancellerie et au cours duquel en effet, j’ai pu évoquer en interne, le non achèvement du projet initial en me référant au Procès Verbal du 08 août 2008 dont les recommandations et les observations n’ont pas été suivies d’effets. Quant à leur communication à l’extérieur, il revient à ceux qui prétendent en connaître la ou les sources, de le prouver.

Cependant, quelle est la réalité de ce qui est allégué quant à la bonne santé de ce bâtiment?

Le Procès Verbal de réception provisoire signé le 08 août 2008 par onze (11) personnes en ce compris les ambassadeurs Hinvi Euloge et Todjinou Charles Borromée et moi-même, mentionne noir sur blanc dans la rubrique «Observations et recommandations» ce qu’il en est et qui continue d’être d’actualité.

Ladite réception qui n’est que provisoire jusqu’à ce jour, a eu lieu le 08 août 2008 et les travaux n’ayant pas été poursuivis, les effets de la dégradation se sont fait sentir au point où, le maître d’hôtel de la résidence de l’ambassadeur a adressé, au Chef de chancellerie, une lettre manuscrite datée du 17 novembre 2010 pour l’informer des maux dont souffre la résidence et qui sont entre autres:

  • la climatisation des chambres qui ne fonctionne pas du tout;
  • la dégradation des chambres du sous-sol due à la mauvaise étanchéité constatée déjà en août 2008 par la Commission;
  • le plancher du petit salon du bas qui commence par enfler du fait de la mauvaise étanchéité
  • la défectuosité du moteur de la porte électrique de l’entrée principale de la résidence;
  • la dégradation de tout un pan de la façade que le nouvel occupant a fait reprendre tout récemment.

On peut donc se rendre compte à travers cette description que les observations et recommandations faites par la Commissions n’ayant pas été suivies d’effets, il est clair que nul ne peut prétendre à la bonne santé de ce bâtiment.

 

1.2. Dans la rubrique «Les circonstances de mon rappel» Monsieur Hinvi Euloge écrit et je cite:

«Dans votre livraison du 28 mars, vous avez affirmé que je dirigeais l’ambassade depuis la résidence. Si c’était vrai, cela démontrerait l’incompétence et l’inefficacité de l’intérimaire qui n’est donc pas capable d’assumer de façon pleine et entière les responsabilités qui lui ont été confiées. Je veux qu’on m’apporte la preuve d’une quelconque correspondance que j’aurais signée à partir du 07 août, en dépit du fait que les courriers en provenance du Ministère, jusqu’à mon départ était adressées à Monsieur l’Ambassadeur et non au Chargé d’Affaires. C’est administrativement correct». Fin de citation.

Je ne m’appesantirai pas sur l’inélégance de cette déclaration péremptoire qui appelle les observations suivantes:

- Par mes lettres N°0894/ABB/07/CM/MC/APJ/SP-C du 08 Août 2007 et N°1054/ABB/07/CM/MC/APJ/SP-C du 14 septembre 2007, j’ai en effet rendu compte à l’autorité de tutelle des irrégularités que j’ai constatées sur les comptes bancaires de l’ambassade par le tirage de chèques de montants variables co-signés par Monsieur Hinvi Euloge et Monsieur Thomas d’Aquin Ahohuendo et perçus par ce dernier du 06 au 09 août 2007, donc après le 07 août 2007. Ces documents se déclinent en de nombreux chèques tirés les 7, 8 et 9 août avec des mouvements d’un compte à un autre pour cette période.

- Lettre N°1057/ABB/07/CM du 14 septembre 2007 signée par M.Hinvi et adressée au Secrétaire général du MAEIAFBE relative au rectificatif à la Décision N°0817/ABB/CM//MC/AFA du 20 juillet 2007 qui recrute Madame Sylvie HOUNGUÈ épouse HONVOU Charles comme Opératrice de saisie après quelques mois au poste d’agent de liaison.

Monsieur HINVI Euloge me traite d’incompétent, d’inefficace et d’incapable. Pourtant, j’ai été son premier collaborateur pendant quatre années de son mandat et l’Ambassade me semble avoir été plusieurs fois félicitée pour nos performances et j’assurais la coordination des activités. J’ai à ce titre été au cœur de la préparation de toutes les visites de nos Chefs d’Etat dans la juridiction depuis 2004 à 2006 pour ce qui le concerne et jusqu’en 2010 pour ce qui concerne son successeur.

La réalité de la période où j’ai assuré son intérim pendant qu’il était encore présent est d’avoir verrouillé, en toute connaissance de cause, l’accessibilité au Secrétariat particulier, cœur de toute action, de l’efficacité et de la compétence comme il le dit. En effet, ce Secrétariat particulier était tenu depuis sa nomination en tant qu’ambassadeur en 2002, par Monsieur HONVOU Charles, petit-frère de madame Cécile HONVOU, épouse de Monsieur HINVI Euloge.

Dans ces conditions, comment le Chargé d’Affaires qu’il n’avait pas souhaité que je devienne, pouvait-il exercer avec plénitude ses fonctions? En effet, au lendemain de la lettre que je lui ai adressée pour clôturer sa gestion et prendre en main véritablement la direction de l’ambassade, n’est-ce-pas lui-même qui m’a dit que les autorités du Ministère lui ont demandé de continuer à exercer en dépit de la passation de service et m’a enjoint de les appeler pour en être fixé? J’ai alors demandé si Monsieur Hinvi Euloge pouvait mettre à ma disposition les nouvelles instructions du Ministère qui commandent un tel revirement. Ce qu’il n’a pas pu produire. J’ai accordé 26 jours à Monsieur Hinvi Euloge pour se mettre en ordre de ses affaires avant de procéder à la fermeture officielle de ses bureaux.

Monsieur Hinvi estime administrativement correct que les autorités par inadvertance aient continué pendant quelques temps de mentionner «À Monsieur l’Ambassadeur» au lieu de «À Monsieur le Chargé d’Affaires a-i»; ce qui n’a d’ailleurs pas duré. Toute personne ayant de la hauteur, de l’élégance se serait abstenue de s’impliquer dans la gestion de l’ambassade une fois la passation de service faite devant tout le personnel.

 

1-3. Monsieur Hinvi Euloge écrit et je le cite: «C’est ainsi que le Chargé d’Affaires s’est opposé à une réception que le personnel avait décidé d’organiser au sein de l’Ambassade à l’occasion de mon départ. En définitive, cette réception a eu lieu dans un restaurant en ville et certains membres du personnel ont bravé l’interdiction du Chargé d’Affaires pour y aller. Par la suite, ces personnes ont été persécutées jusqu’à l’arrivée du nouvel ambassadeur».

Celui qui dit que dans la réalité, il s’agit «d’affabulations de la part de l’accusateur qui cherche ainsi à se disculper des harcèlements et des humiliations qu’il m’a fait subir pendant mon retrait à la résidence », devrait mieux se renseigner avant d’émettre de si graves accusations étant entendu qu’au moment où certains membres du personnel -ses inconditionnels- ont pris la décision d’organiser une telle réception, le Chargé d’Affaires que j’étais, n’en étais pas informé et j’étais d’ailleurs en mission à Cotonou dans le cadre de la préparation d’une réunion statutaire des Ministres du commerce du Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, au moment où le groupe restreint a organisé sa réception d’adieu à l’ambassadeur sortant sans la participation d’une autre frange du personnel jugée par eux, proche de moi, et qui a été purement et simplement ignorée dans cette initiative. La personne assurant mon intérim n’a même pas été informée. Suis-je doté du don d’ubiquité pour me retrouver à la fois à Cotonou et à Bruxelles pour y interdire une manifestation? Monsieur HINVI Euloge a oublié de dire qu’il avait instrumentalisé cette frange du personnel qui était à ses ordres, lequel il a tout le temps incité à la rébellion contre moi. La preuve en est que l’une de ces personnes s’est un jour précipitée dans mon bureau pour essayer de me gifler sous prétexte justement que je les aurais fait souffrir. La preuve de cet évènement existe au MAEIAFBE sous forme de demande d’explication que j’ai adressée à l’intéressée qui a été rappelée à l’ordre par le Directeur adjoint de Cabinet d’alors.

1.4. La gestion de la rénovation de la résidence

Monsieur Hinvi Euloge a écrit qu’au moment où il passait service au Chargé d’Affaires, le compte rénovation présentait un solde de 104.799.430 F.CFA, soit 159.765,70 EUR (relevé du 1er août 2007). Il est bon de savoir que ce compte, à la date du 07 août 2007 présentait en réalité, suite au contrôle que j’ai réalisé à postériori, le solde de 120.396 ,90 EUR (soit 78.975.189,33 FCFA). Et le 09 août 2007, date du changement des signataires des comptes bancaires de l’ambassade, ce même compte présentait un solde de 117.677,03 EUR (soit 77.191.071,56 FCFA). Le compte rendu de cette situation avait été fait au Ministère par ma lettre N°0894/ABB/07/CM/MC/APJ/SP-C du 08 août 2007 sans aucune suite. Il faut soustraire de cette somme 15.000 EUR relative aux meubles qu’il a commandés auprès de l’Etablissement Cuir N°1 suivant le bon de commande N°16055 du 28 juillet 2007 pour la résidence avant son départ et pour lequel les chèques respectifs de 8000 EUR et 7000 EUR seront délivrés. A ces 15.000 EUR (9.839.355 FCFA), il faut ajouter 17.329,50 EUR (11.367.406,83 FCFA) en faveur de «AIR AMBIANCE» pour la climatisation et suivant la facture N°270.981 datée du 27 juillet 2007 (négociée donc avant le 06 août, date de la passation de service entre nous) et avec échéance de paiement pour le 31 août 2007 qui a été transmise à l’Ambassade. Par ailleurs, sur instruction du Secrétaire général adjoint par intérim du Ministère en la personne de Monsieur Hinvi Euloge suivant la lettre N°2629/MAEIAFBE/SGM/DRFM du 1er septembre 2008, la somme de 29.603,24EUR (soit 19.418.452,50 FCFA) a servi à payer les loyers et les salaires des mois d’août et septembre 2008 des agents rappelés ayant pour noms M. Flavien Faton, M. Thomas d’Aquin Ahohuendo, Mme Emilienne Kpèdé et M. Théodore Iroko. Par les lettres successives N°0729/ABB/08/CM/MC/APJ/SA du 14 octobre 2008 et N°0200/ABB/10/CM/MC/CC/SA du 26 avril 2010 ,l’ambassade a relancé sans succès le Ministère aux fins de remboursement de la somme de 29.603,24 EUR. Il apparait donc qu’au principal, la somme de 61.932,74 EUR (soit 40.625.214, 33 FCFA) doit être déduite des 117.677,03 EUR en plus d’autres éléments chiffrés détenus par Monsieur Thomas d’Aquin Ahohuendo, remplaçant de Monsieur Richard Sounou dans les fonctions de Chargé administratif par intérim et qui devrait pouvoir justifier ces comptes. Pour l’heure, en attendant cette comptabilité de M. Ahohuendo, le solde de ce compte était de (117.677,03 EUR – 61.932,74 EUR =55.744,29 EUR) soit 36.565.857,23 FCFA. Aussi, le Chargé d’Affaires que je fus n’avait-t-il pas jugé opportun de poursuivre les travaux qui avaient commencé avec le Comité mis en place conformément aux règles financières et non selon le bon vouloir de Monsieur Hinvi Euloge et auquel j’ai pris part au début avant de me voir peu à peu écarté suite aux positions peu flexibles que j’adoptais vis-à-vis de cette tendance des trois autres membres dudit Comité à se soustraire à l’orthodoxie financière.

En effet, Monsieur Hinvi Euloge écrit et je cite: «Je ne peux croire que le seul fait de lui reprocher la liberté qu’il a prise, d’autoriser le démarrage des travaux de rénovation sans mon accord et en mon absence et qui a abouti à son retrait du Comité de gestion, soit un prétexte suffisant pour mener cette opération de délation et de harcèlement bien avant mon départ de Bruxelles. Aucun texte ne m’obligeait à le maintenir dans ce Comité. De là à établir un lien avec une prétendue mauvaise gestion, il y a un pas qui a été trop vite franchi». Fin de citation.

Je comprends que Monsieur Hinvi Euloge mesure bien les conséquences d’une telle déclaration qui indique clairement sans en apporter la preuve, qu’il me désigne d’office comme un délateur et tous les autres qualificatifs mentionnés supra. Monsieur Hinvi Euloge a l’habitude de devancer les jugements des observateurs en se posant toujours en victime expiatoire. La réalité est plutôt aussi ahurissante qu’incroyable. En effet, après la réalisation des gros-œuvres par l’Entreprise Leloup, les trois autres membres du Comité , (M. Hinvi, M. Sounou Richard, M. Dègbo Victorin), m’ont fait venir dans la salle d’audience de l’ambassadeur pour m’informer de ce «qu’ils avaient décidé de confier la réalisation des travaux de finition et d’installation des différents appareils (climatisation, chauffage, carrelage, parquet, peinture etc.) à l’entreprise Leloup qui, pour ce faire, touchera 15% de commission sur chacun des montants destinés à ces phases». Je me suis donc étonné de cette décision étant donné que le Cabinet d’architectes Orts-Deltombe, maître d’ouvrage supervisant l’ensemble des travaux ainsi que le choix des matériaux de construction, ne touche que 5% de commission par poste. Je me suis donc opposé à cette décision et comme conséquence, j’ai été purement et simplement éjecté dudit Comité. Monsieur Leloup et les architectes peuvent attester mes propos puisque nous avons fini par tenir une réunion avec ces personnes. A l’occasion, Monsieur Leloup a effectivement reconnu son incompétence pour les domaines dont la supervision lui est confiée tout en prenant sur lui de requérir les services d’architectes. Cherchez l’erreur!

Voilà donc le crime que j’avais commis et que l’on veut camoufler sous la prétendue «liberté que j’aurais prise de faire démarrer les travaux de rénovation en l’absence de l’ambassadeur. Qui suis-je pour faire démarrer des travaux? Je ne suis ni l’ordonnateur ni le comptable. Et cela, les architectes le savent bien.

1.5. Monsieur Hinvi Euloge écrit et je le cite: «Monsieur le Ministre Conseiller et moi avons fait les classes ensemble, depuis le Lycée en passant par l’Université avant d’atterrir tous les deux au Ministère des Affaires Etrangères. J’ai eu le mérite d’avoir été nommé ambassadeur et son supérieur hiérarchique direct. Je pense que c’est là la haine viscérale dont je suis l’objet». (Fin de citation).

J’ignorais que c’est le mérite qui donne droit à la nomination au poste d’ambassadeur puisque Monsieur Hinvi Euloge a l’habitude de dire à qui veut l’entendre que ce ne sont pas les compétences qui comptent en cette matière mais les connaissances et les connexions que vous avez.

Au moment où il fut nommé en 2001, j’étais Directeur des Affaires Juridiques et de la Prévision au Ministère des Affaires Étrangères et je l’ai reçu dans mon bureau d’alors où il m’a rendu visite. À cette occasion, je lui ai présenté mes félicitations en disant ma fierté de voir des camarades de notre génération accéder à cette fonction pour laquelle je lui ai souhaité beaucoup de succès.

J’étais à mille lieues de savoir que je serais par la suite affecté à Bruxelles et quelle ne fut ma joie lorsque j’appris que c’était à ce poste que j’allais. Mais mon enthousiasme fut de courte durée, vu l’état d’esprit qui animait l’intéressé ainsi que sa conception de l’autorité. La preuve en est qu’un autre Ministre Conseiller plus ancien que lui ayant servi sous lui, a dû demander sa mutation dans un autre poste eu égard aux humiliations qu’il lui faisait subir.

Enfin, Monsieur Hinvi Euloge qui supra me traitait d’incompétent, d’inefficace et d’incapable doit quand même reconnaître qu’en année de maîtrise en droit, dans la filière «Relations internationales» dans laquelle lui et moi étions, j’ai eu le mérite et cela, c’est du mérite, de sortir major de la promotion aux termes des épreuves écrites et orales. Les preuves existent à l’Université d’Abomey-Calavi. Et ceci peut aussi expliquer l’animosité permanente qui animait Monsieur Hinvi Euloge à mon égard.

2. Les Points de droit

2.1. Lorsqu’on procède à une passation de service, la fonction de celui qui prend le témoin commence-t-elle le lendemain de cette passation où le jour-même? Dès lors que des notifications ont été envoyées partout, aussi bien par le Ministère que par l’ambassadeur rappelé lui-même, lequel entre temps s’est obligé à une passation de service, toute autre considération est nulle et de nul effet.

2.2. Monsieur Hinvi Euloge écrit et je cite: «Si certains de ces chèques n’ont pas été mentionnés dans le procès-verbal, il s’agit d’une omission du Chef de chancellerie dont la responsabilité ne peut être portée, en aucune manière, par le Chef de mission qui n’est pas le comptable au sein de l’Ambassade». (Fin de citation).

Il me semble que, selon le cours de Finances publiques que j’ai eu du très respectueux et émérite feu Monsieur Paul Gonçalves (paix à son âme), l’ordonnateur et le comptable public sont chacun, en ce qui les concerne, responsables de l’utilisation des deniers publics, à moins que nous n’ayons suivi le même cours à l’Université.

Par ailleurs, il m’est avis que dès lors que l’on paraphe et signe un document, on en endosse ipso facto la responsabilité.

3. Conclusion

La clarification des éléments avancés par «le droit de réponse» paru le 04 avril 2012, commande quand même qu’une réception définitive des travaux de rénovation de la résidence de l’ambassadeur se fasse. Ce n’est qu’une question de procédure, d’engagement, de bon sens, de respect de soi et de preuve de bonne gestion des deniers publics. Une telle exigence n’a rien à voir avec une quelconque querelle de personnes qu’on semble susciter à dessein pour noyer le poisson. C’est juste une question d’honneur.

Je vous remercie Monsieur le Directeur de la Publication.

Désiré Auguste Adjahi   

 

Source: LNT

Tag(s) : #Politique Béninoise

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