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04/10/2011

  

 

Opinion: Message d’un citoyen aux béninois du Benin et de la Diaspora

 

 

Par Ilarion KINGNON

 

 

L’actualité dans notre pays ressemble étrangement à un film dont le déroulement est une suite d’événements désespérants dont le dénouement semble incertain.

 

Je voudrais très sincèrement saluer cependant les performances économiques tant louées, mais que les béninois et les béninoises peinent malheureusement

à observer. Paradoxalement la misère a atteint au niveau de toutes les couches sociales un niveau jamais égalé dans l’histoire de notre pays. Il y a donc lieu de s’interroger sur la finalité de la politique économique conduite par Boni Yayi et ses hommes. Il y a plusieurs causes à cette situation, notamment le niveau endémique de la corruption et les gaspillages qu’on observe dans la gestion des deniers publics, sans occulter l’absence de volonté politique pour la prospérité partagée au BENIN. Le bien être de la population est à ce jour apparemment loin d’être inscrit réellement sur l’agenda du Président Boni Yayi

 

Tout laisse transparaître un scénario affligeant où se déploie une tragédie collective sur un mode d’aliénation esclavagiste sans de véritables opportunités de renversement du cours des rapports de force !

 

La communauté des opprimés subit effroyablement le diktat des maîtres sans possibilité de s’en défaire alors même que tout autour d’elle se rompent bien de chaînes d’esclavage.

 

Dans sa détresse et son désarroi, elle recherche désespérément les moyens de se libérer, s’en remettant fatalement à Dieu sous l’air moqueur des maîtres tout puissants d'avantage oppressifs.

 

Si les opprimés ont pour Dieu l’Eternel des armées et Créateur de l’Univers dont les maîtres rient de l’incapacité à changer le cours du destin de leurs sujets, le Dieu des maîtres par contre est symbolisé par le pouvoir matériel.

Il s’agit de châteaux disséminés aux quatre coins du territoire et hors des limites géographiques de notre pays, des dernières limousines de série limitée en provenance de tout horizon, des orgies de belles créatures de tous les continents, des avoirs pharaoniques dissimulés dans les paradis fiscaux, des dépenses inconsidérées de luxe pour satisfaire l’égo.

 

Ce tableau dépeint la triste réalité qui de tout temps fonde la lutte et la haine des opprimés tout au long de l’histoire de l’humanité. Destin auquel semble ne pas échapper le BENIN aux heures du changement puis de la refondation !

La dictature néocolonialiste que connaît notre pays depuis plus d’une décennie a fort longtemps montré les limites de sa gouvernance surannée, et se révèle plus que jamais sous le règne de Boni Yayi comme un dangereux virus aux effets aussi dévastateurs sur le Peuple béninois que ceux d’une atteinte virale cancérigène.

 

Quand le corps chaque jour ne cesse de s’affaiblir, l’atrocité de la douleur va augmentant tandis que les chances de guérison deviennent nulles à défaut d’un miracle. Tel paraît le douloureux et poignant vécu quotidien de la grande majorité des béninois et des béninoises !

Là où la médecine est dépassée, seul Dieu, Grand Médecin et Maître de la vie, déjoue les pronostics humains et consacre la vie face à la mort. Il en est ainsi pour notre pays aujourd’hui englué dans une grave crise sociopolitique, dont l’issue semble incertaine face au refus obstiné de Boni Yayi de conduire une véritable politique d’apaisement au service de la prospérité partagée sur la Terre de nos Aïeux.

 

Les derniers développements de l’actualité sociopolitique dans notre pays n’autorisent guère d’espérer grand-chose du maître en chef des oppresseurs dont l’esprit est constamment à la fête, et qui s’envole tel un touriste fortuné aux quatre coins de la planète, profitant des meilleures sensations exotiques et s’adonnant à des pratiques que le bon sens et la morale reprouvent.

 

Tandis que certains sbires dressés, nourris et enrichis au-delà de la norme veillent au grain et écrasent au pied de leurs bottes à coups de matraque et de gaz spéciaux toxiques toute forme de révoltes.

 

En lieu et place d’une offre politique ambitieuse pour ramener la confiance et redresser le pays, duplicité et autisme, déni de droit, kidnapping, séquestration, intimidation, rapt, tortures et assassinats constituent les moyens de choix pour répondre à la détresse de la population et faire régner la discipline dans la cité pour le festin et la gloire des maitres.

 

Ainsi le dialogue annoncé ne suscite plus d’enthousiasme face aux atermoiements des maitres qui ont choisi le coup de menton en lieu et place d’actes forts qui concourent au renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie au BENIN.

Ils cherchent plutôt à gagner du temps pour un passage en force avec une victoire à la Pyrrhus dans toutes les circonstances. Qu’importe que le peuple poursuive son long chemin de croix, la misère en bandoulière, tel semble être leur crédo !

 

Le climat social fort déjà délétère, est marqué par : des règlements de compte à l’intérieur de l’exécutif, l’arrestation de l’honorable VODONOU Désiré après une vraie fausse plainte. Oui je pense que suite aux condamnations sévères de la communauté des bailleurs de fonds de la corruption endémique à tous les niveaux de la vie économique et sociale, il devenait urgent pour le Prince de trouver un agneau sacrificiel, un mouton de sacrifice, pour faire bonne figure auprès de la communauté internationale ; et les limites de leur génie politique se sont révélées à travers cette vile atteinte à la dignité de l’honorable VODONOU Désiré. Pas un seul plaignant au jour d’aujourd’hui.

 

Devant toutes ces situations, point de doute qu’il nous faut véritablement et humblement revenir de tout cœur, en acte et en esprit, à l’Eternel Dieu des armées après l’échec de la classe politique. J’en suis convaincu. C’est pourquoi je suggère vivement que chacun fasse une journée de jeune et de prière à un jour de son choix une fois par moi, les yeux rivés sur Dieu, inlassablement et avec foi, nous aurions résolument choisi de laisser la place à l’inattendu de Dieu au cœur de la désespérance du Peuple béninois nonobstant les apparences déroutantes du quotidien. Que chacun le fasse selon sa conviction religieuse.

 

Le bonheur d’une nation est loin d’être dans les possessions, le pouvoir, le savoir, les discours alléchants ou vœux pieux, les délectations, l’euphorie, l’ésotérisme, la dépravation des mœurs, les expériences sexuelles multiples, les codes et traditions humains que dans la crainte de Dieu qui «est le commencement de la sagesse » (Proverbes 1:7).

 

Ces références indiquent que la Nation béninoise ne trouvera son salut et prospérera qu’en étant dirigée par des hommes et des femmes vivant véritablement et sans hypocrisie dans la crainte de Dieu.

 

Combien nous aurions voulu que nos dirigeants s’approprient ce postulat et s’en inspirent ! Bon nombre désirent la bénédiction de Dieu uniquement pour accéder au pouvoir et s’y maintenir, comme ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays. Au lieu d’abuser du pouvoir qui use et s’use, mieux vaut s’inscrire dans son essence profonde arrimée au service du prochain en vue du bonheur et de l’épanouissement des hommes. Au lieu de travailler pour la grandeur du pays et le bonheur des populations, les maitres s’empiffrent et sont mêlés à toutes sortes de concussions quand le peuple lui croupit dans le dénuement le plus abject.

 

L’orgueil, la mégalomanie s’opposent à l’humilité et précèdent la chute. Dieu s’oppose aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles (Jacques 4:10). « Le fruit de l’humilité, de la crainte de l’Eternel, c’est la richesse, la gloire et la vie » (Proverbes 22:4).

 

Moïse, Jésus, Gandhi, Lumumba Mandela étaient des hommes humbles contrairement aux maitres actuels du BENIN. Des dirigeants suffisants, arrogants et méprisants, autistes, méchants qui oublient qu’ils sont au service du peuple, et se croient tout permis. Le souci du peuple semble ne pas les préoccuper. Dans Proverbes 29:2, il est souligné que « Quand le méchant domine, le peuple gémit ».

 

Le dirigeant doit être généreux car « l’âme bienfaisante sera rassasiée, et celui qui arrose sera lui-même arrosé » : Proverbes 11:25. La générosité procède du don, et le don par excellence est le don de soi comme l’indiquent Jean 3:16 et 2 Corinthiens 8:9 : « Car Dieu a tant aimé qu’il a donné son fils unique ».

Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir, qu’à comprendre qu’à être compris, qu’à aimer que d’être aimé. On peut donner sans aimer, mais le véritable don est amour et la main généreuse ne manquera pas de quoi donner. Il ne s’agit pas de s’entourer de courtisans ou de bénis oui-oui qui vous caressent dans le sens du poil, pour tirer avantages, mais de donner à celui qui est dans le besoin ou le mérite.

Chez nous, il est consternant de constater que nos dirigeants privent la veuve et l’orphelin de leurs droits, confisquent l’épargne des plus démunis, embastillent des innocents, réduisent les agents de l’état, les forces de sécurité et les retraités à la mendicité voire une pauvreté déshumanisante.

 

Enfin qui aspire au bonheur doit préparer la relève ! Malheureusement, de nos jours, il y a une rupture entre les générations alors qu’aucun conflit d’intérêt ou d’âge ne devrait nuire à l’harmonie générationnelle. Comme le dit l'adage : « un vieillard assis voit ce qu’un jeune debout ne voit pas ». Que « ces ruisseaux » ne tarissent pas par notre faute !

Malheureusement chez nous, en dehors des incantations et des vœux pieux à titre de bonne gouvernance, nombreux sont les méritants dont les places ont été volées aux concours nationaux, nombreux sont les diplômés contraints de se contenter des boulots de ramasseurs d’ordures ménagères, de conducteurs de taxi motos, de portefaix ou de dockers pour les plus chanceux.

 

Plus que jamais il nous faut changer la gouvernance politique suicidogène du BENIN, accompagner dignement toutes les filles et tous les fils du BENIN tout entier spécialement les jeunes, en leur donnant véritablement les moyens de préparer la relève. Ils sont la garantie de la pérennité de la Nation, et une assurance pour la bonne continuité de l’histoire et la préservation de notre identité culturelle.

 

Mes Cher(e)s Ami(e)s et compagnons de lutte,

Chers frères et sœurs,

 

Chers dignes fils et filles du BENIN, ou que tu sois ; lèves toi et armes toi de courage pour combattre l’arbitraire qui prend le pas sur le droit et la justice dans notre cher et unique pays le BENIN. Ceci est ma contribution pour un BENIN de qualité pour une jeunesse épanouie avec une égalité de chance. Nous ne devrions pas céder aux intimidations et aux pressions. Dieu nous donnera le minimum pour survivre. Ne soyons pas complices des crimes des maitres matérialistes, juste parce que nous voulons manger. Ecrivons ensemble les pages de l’histoire de notre pays. DIEU reconnaitra nos efforts et nous en revaudra. Il faut absolument sauver ce qui reste. Apres moi, il y aura encore bien des béninois dont les voix s’élèveront pour le noble combat.

 

Ilarion KINGNON

 

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Ilarionfrayahoo.fr

 

 



 
 
 
 
Tag(s) : #Politique Béninoise