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19/04/2015

BENIN – LEGISLATIVES 2015 : Osons vaincre la tyrannie d’un homme seul, Boni YAYI et ses valets ; osons vaincre les listes F.C.B.E. partout. Hétchoboé !!! Héya !!!

Par Benoît ILLASSA

« Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles. » Sénèque

Il ne changera donc jamais, Man YABO. Le voilà qui veut encore forcer la chance et son destin en multipliant des sorties médiatiques nauséabondes pour, dit-il, avoir cinquante députés à l’Assemblée Nationale. Doit-on renvoyer YABO dans les contrées qui l’on vu naître pour excès de fanfaronnade et d’ambition ??? Oui, car cet éternel usurpateur ne connaît ni la honte, ni la mesure.

Personne n’a oublié les 68 propositions du candidat du changement Boni YAYI. La proposition N°1 dit ceci :

« Créer des conditions favorables au plein exercice, par les partis politiques, des responsabilités que leur confèrent la Constitution, soit l’animation de la vie publique, dans la perspective d’un véritable système démocratique alternatif performant ».

Et dans la proposition N°2, on peut y lire :

« Combattre fermement toute instrumentalisation de citoyens par les politiciens qui utilisent les périodes électorales pour attiser la haine ethnique ».

Neuf ans plus tard, c’est le même personnage qui attise la haine raciste et régionaliste au Bénin en opposant les fils du sud du pays à ceux du nord. Les mots n’ont apparemment pas de sens pour celui que les béninois ont élu pour gérer la cohésion nationale.

La République béninoise fonctionne selon le principe du gouvernement représentatif. La fonction première des élections est de permettre aux citoyens de choisir leurs gouvernants, lesquels doivent conduire leur destinée et leurs représentants, qui rédigeront et voteront la loi en leur nom à l’Assemblée nationale. Ainsi, l’élection est une délégation de souveraineté (laquelle appartient toujours au peuple).

La possibilité pour les citoyens de pouvoir, régulièrement ou occasionnellement, exprimer une alternance ou, au contraire, de donner un nouveau mandat au pouvoir sortant, évite que les désaccords politiques majeurs ne trouvent un autre terrain d’expression (la rue) et d’autres modalités (la violence).

Les élections législatives du 26 avril 2015 seront démocratiques si elles permettent au peuple béninois de se choisir librement et sans aucune contrainte ses députés. Le pouvoir détenu par les hommes politiques est donc l’émanation du peuple. A ce niveau, ils l’exercent par procuration. Cette relation ou ce type de contrat n’est valable que si chacune des parties respecte et exécute scrupuleusement sa part de responsabilité. Ce qui n’est pas le cas avec Boni YAYI qui, non content d’avoir berné son peuple, a l’outrecuidance de lui demander une majorité à l’Assemblée nationale à seulement un an du terme de son mandat constitutionnel.

Boni YAYI a certainement vendu son âme au diable. Pendant le temps de son règne et l’exercice de l’impérium, tous les béninois peuvent aisément mesurer l’écart qui existe entre ses réalisations et ses promesses de campagne. L’arrogance, le mépris, l’ingratitude, le mensonge, l’insouciance et les rapines sont sa marque de fabrique.

Pour remédier à ce sombre tableau, le devoir de patriotisme s’impose aux acteurs de la scène politique béninoise : il s’agit, pour toute l’opposition béninoise, de trouver un consensus à minima afin d’éviter de briser cette belle vitrine démocratique que le pays a longtemps servi au reste du monde depuis la Conférence Nationale Historique des Forces Vives de la Nation.

En effet, Boni YAYI n’a cure de la démocratie béninoise et pour cause. Il était absent de la Conférence Nationale. A y voir de près, c’est un nostalgique de la période révolutionnaire de triste mémoire. Nos aînés ont tracé le chemin en février 1990. Pour la plupart, ils sont aujourd’hui out !!! Il nous appartient désormais, ici et maintenant, de prendre nos responsabilités. J’y prendrai, personnellement, ma part de responsabilité et d’actions.

Soyons engagés et résolument engagés car nous ne pouvons plus compter que sur nous-mêmes pour barrer la route aux velléités de YAYI de torpiller notre loi fondamentale pour un troisième mandat. Les anciens présidents de la République sont fatigués par l’usure du temps et la vieillesse. Aussi je souhaiterais qu’une fois élus députés, notre maman nationale, la Présidente Rosine VIEYRA SOGLO, les Présidents Adrien HOUNGBEDJI et Bruno AMOUSSOU cèdent leurs sièges à leurs suppléants respectifs. Le pays leur sera reconnaissant pour leur patriotisme.

Pour tordre le cou à toute révision opportuniste de notre Constitution, nous devons, dès maintenant, saisir officiellement les grandes Institutions internationales afin qu’elles nous aident à défendre notre démocratie. En effet, la question de la limitation du nombre de mandats présidentiels, souvent évoquée par la diplomatie américaine et abordée par le président français au Sommet de la Francophonie de Dakar le 30 novembre 2014, a été fin 2014, reprise par l’O.N.U. Son Secrétaire Général, Ban Ki-Moon s’est clairement exprimé sur le sujet au dernier sommet de l’Union Africaine, le 30 janvier 2015 : « Je partage les craintes émises vis-à-vis des dirigeants qui refusent de quitter leurs fonctions à la fin de leur mandat. Les changements de Constitution non démocratiques et les vides juridiques ne devraient pas être utilisés pour s’accrocher au pouvoir ».

En 2011, le KO frauduleux ne fut possible qu’avec la complicité de l’ancien Ambassadeur de France Bénin, Hervé BESANCENOT dont l’une au moins des filles travaillerait dans le Groupe FADOUL à Cotonou. Mais, le pouvoir a changé depuis en France… Son remplaçant, l’Ambassadeur Jean-Paul MONCHAU sera renvoyé du Bénin pour avoir refusé de rentrer dans les petits papiers de Boni YAYI et les jeux troubles de son prédécesseur.

Autre période, autres mœurs !!! Chaque béninois et chaque parti politique de l’opposition devraient saisir les Chancelleries des Etats Unis, de France et d’Allemagne à Cotonou pour une sensibilisation accrue sur la volonté de YAYI de ne pas respecter le nombre de mandats constitutionnels au Bénin.

A l’heure où les observateurs internationaux s’apprêtent à débarquer au Bénin pour superviser les élections, nous devons, individuellement ou collectivement, faire le pied de grue devant l’Union Européenne, l’Union Africaine, le Secrétaire Général des Nations Unies, le CRISIS Group, le Centre CARTER et les Fondations KONRAD ADENUER, ROCKEFELLER,FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG, etc.

Si nous croisons les bras, YABO nous imposera la fatalité. Avant son arrivée au pouvoir, il n’y avait plus de prisonniers politiques et d’opinions dans notre pays. Ce n’est plus le cas aujourd’hui où toutes les libertés fondamentales sont foulées au pied. On ne compte plus le nombre d’exilés et de réfugiés politique qui fuient la tyrannie de YAYI.

Pour toutes ces raisons, je vous demande de voter pour qui vous voulez, SAUF POUR LES LISTES F.C.B.E. A ce stade, voter pour un candidat F.C.B.E. le 26 avril 2015, c’est voter pour l’enterrement de la démocratie béninoise et ouvrir la boîte de pandore !!!

Enfin, à l’avenir et pour opérer une mobilisation juste du corps électoral, il convient de progresser vers le vote, non plus sur présentation d’une carte électorale, mais sur présentation de sa pièce d’identité délivrée par la municipalité.

« Quand nous prendrons conscience de notre rôle,

  • Même le plus effacé, alors seulement nous serons
  • Heureux. Alors seulement nous pourrons vivre en paix
  • Et mourir en paix, car ce qui donne un sens à la vie
  • Donne un sens à la mort ». Antoine de SAINT-EXUPERY

Hétchoboé !!!

Héya !!!

IB

BENIN – LEGISLATIVES 2015 : Osons vaincre la tyrannie d’un homme seul, Boni YAYI et ses valets ; osons vaincre les listes F.C.B.E. partout. Hétchoboé !!! Héya !!!
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